Catégorie : Bodies

  • The anxiety machine

    Social rewards x Dopamine shot x Hatred x Notification x Nomophobia

    This is a 2 min. compilation of 5 other videos.

    The Anxiety Machine condense en deux minutes toute l’architecture émotionnelle de la vie numérique contemporaine. Composée de cinq séquences vidéo étroitement chorégraphiées, l’œuvre suit un crescendo affectif — de la validation à l’effondrement — cartographié à travers les boucles de rétroaction sociale.

    « You did a great job » : des larmes tombent doucement tandis que s’affichent des félicitations — simulant l’éclat creux de l’approbation sociale.
    « Dopamine Shot » : particules tourbillonnantes et mouvements browniens suggèrent l’excitation chimique, les cycles de récompense manipulés.
    « I hate you » : orages, éclairs, déclarations de haine violentes marquent le basculement du plaisir vers l’agression numérique.
    « Notification/Gunshot » : des bulles éclatent avec la violence de notifications devenues armes — likes et commentaires se transforment en attaques.
    « Anxious Breathing » : l’écran se couvre de buée, la respiration se condense, une silhouette monstrueuse consume silencieusement la présence — à la fois dans et hors de l’écran.

    Cette œuvre n’est pas une simple séquence : c’est un système. Une machine de rétroaction alimentée par la peur de l’absence, le besoin d’approbation, le rejet, et la surcharge. The Anxiety Machine révèle comment les plateformes transforment l’attention en névrose, et comment le moi se fragmente sous le poids de l’attente, de l’immédiateté et de la violence invisible.

    Ce n’est pas seulement une critique des réseaux sociaux.
    C’est une mise en lumière de ce qu’ils font à notre chimie intérieure.

    This overall processing and vicious circle may lead to mass anxiety

    The Anxiety Machine condenses in two minutes the complete emotional architecture of modern digital life. Constructed from five tightly choreographed video segments, the piece follows a crescendo of affect—from validation to collapse—mapped through social feedback loops.

    1. « You did a great job »: tears fall gently as congratulatory words flash—simulating the hollow glow of social affirmation.
    2. « Dopamine Shot »: swirling particles and Brownian motion suggest chemical excitation, manipulated reward cycles.
    3. « I hate you »: storms, flashes, and violent declarations of hate punctuate a shift from pleasure to digital aggression.
    4. « Notification/Gunshot »: bubbles explode with the sharpness of alerts turning into weapons—likes and comments become assaults.
    5. « Anxious Breathing »: the screen fogs, breath condenses, and a monstrous figure silently consumes presence—simultaneously inside and outside the screen.

    This work is not merely a sequence; it is a system. A feedback machine fueled by fear of absence, approval, rejection, and overload. The Anxiety Machine exposes how platforms convert attention into neurosis, and how the self fragments under the weight of expectation, immediacy, and invisible violence.

    It is not just about social networks. It is about what they are doing to our chemistry.

  • Puppets

    Engraving on Plexiglas + Blue Led light

    Two figures suspended, motionless yet exposed—one with a glass in hand, the other reaching out, crowned. Both are bound by strings, manipulated from above, their autonomy only an illusion. The scene evokes antiquity through their posture and attire, yet it is contemporary in essence. These are not classical archetypes, but social roles—power, seduction, dominance, influence—stripped of context and agency.

    The threads that bind are neither visible mechanisms nor metaphorical abstractions—they are the digital, cultural, and algorithmic forces pulling at modern identity. Under the sterile glow of LED, these glowing silhouettes reveal how roles are performed more than inhabited. Whether on a screen or a stage, both are played.

    This exact precise scene can be found in a museum, with the two characters in this exact position

  • Monsters

    IA fake faces x no sense

    Engraving on Plexi + Blue light Led – 30 x 20 cm

    Douze visages spectraux s’alignent tels des apôtres numériques — figures d’une nouvelle religion, codée en pixels et en probabilité. Aucun de ces individus n’existe. Leur dieu ne se voit pas. Générés par une IA d’avant l’ère ChatGPT&co lancée par un lanceur d’alerte issu de la Big Tech, ces portraits visaient à dénoncer la montée en puissance de l’illusion générative. Ici, ils reviennent privés de tous leurs sens : pas d’yeux, pas d’oreilles, pas de bouche — aucune entrée, aucune sortie.

    Monsters transfigure ces ensembles de données anonymes en icônes sacrées et vides. Illuminées par une lumière LED bleue, les gravures suggèrent une transcendance — mais n’offrent que l’absence. Il ne s’agit pas de présence divine, mais de vacuité synthétique. Ces « apôtres » ne prêchent pas — ils ne voient rien, n’entendent rien, ne disent rien.

    Ce sont les figures de remplacement d’un futur où l’humain est simulé, indexé, effacé — et vénéré comme artefact.

    Twelve (like apostle) spectral faces line up like digital apostles—figures of a new religion, one coded in pixels and probability. None of these individuals exist. Generated by a pre-ChatGPT-era AI launched by a Big Tech whistleblower, these portraits were meant to denounce the rising power of generative illusion. Here, they return stripped of all senses: no eyes, no ears, no mouths—no way in, no way out.

    Monsters transfigures these anonymous datasets into sacred, vacant icons. Illuminated by blue LED light, the engravings suggest transcendence—but offer only absence. This is not divine presence, but synthetic vacancy. The “apostles” here don’t preach—they observe nothing, hear nothing, say nothing.

    They are placeholders for a future where the human is simulated, indexed, erased—and worshipped as artifact.

  • Births

    My kids growing x blogging
  • The Bride II

    Hair x Brownian motion x Sorrow

    Led light engraving on plexiglass – 30 x 40 cm

    Une masse spectrale de lignes en cascade évoque une crinière lumineuse — dense, indomptable, presque céleste. Mais cette chevelure n’a pas de visage. Sa brillance est anonyme, sa perfection désincarnée. Elle s’élève comme de la fumée ou une charge électrostatique, une poussée brownienne d’angoisses invisibles.

    Ici, la beauté n’est pas un choix, mais une pression. Une apparition digitale sculptée par les attentes du flux. Dans cette œuvre, la féminité monumentale devient spectrale — une silhouette conçue pour être regardée, pas pour exister. Le bruit visuel vibre doucement à chaque like silencieux, à chaque scroll.

    Le résultat n’est pas la sérénité, mais le tremblement.

    La mise en lumière de la gravure résonne tel un flash, tels les feux de la rampe

    A ghostly mass of cascading lines evokes a glowing mane—dense, unruly, almost celestial. But this hair has no face. Its brilliance is anonymous, its perfection disembodied. It floats upward like smoke or static electricity, a Brownian surge of invisible anxieties.

    Here, beauty is pressure, not choice. A digital apparition sculpted by the expectations of the feed. In this piece, the monumental femininity becomes spectral—a silhouette built for gazes, not for grounding. The visual noise vibrates softly with every silent like, every scroll. The result is not serenity, but tremor. Beneath the sheen lies exhaustion.

  • The Bride

    Une cascade de filaments lumineux, suspendue dans un cadre de silence. Ce n’est pas un voile — c’est un torrent capillaire, fluide selon une logique brownienne, encodé dans la lumière. The Bride reste immobile, sans visage, définie uniquement par sa présence intangible. Son identité est perdue, son mouvement simulé. Son chagrin, en revanche, est bien réel.

    L’œuvre évoque le cercle vicieux entre apparence et réseaux sociaux. La chevelure devient donnée — filtrée, façonnée, jugée. Une métaphore visuelle de la féminité numérique, de la comparaison constante et de la perte de soi. La lumière bleue n’a rien de paisible : c’est la lueur froide d’un écran, la nuit.

    The Bride est à la fois intime et systémique. Derrière la douceur se cache une donnée brutale : 38 % des adolescentes se sentent plus mal dans leur peau après avoir été exposées à certains réseaux sociaux. Ce n’est pas juste de la lumière. C’est une érosion émotionnelle, une tristesse éditée, un dommage numérique — rendu silencieusement beau.

    A cascade of luminous filaments, suspended in a frame of silence. This is no veil—it’s a hair-like torrent, flowing in Brownian randomness, encoded in light. The Bride stands still, faceless, defined only by her intangible presence. Her identity is lost, her movement simulated. Her sorrow, however, is very real.

    The work evokes the troubling feedback loop of social media and appearance. Hair becomes data—filtered, shaped, judged. A visual metaphor for digital femininity, comparison, and loss of self. The blue light isn’t serene; it’s the cold glow of a screen at night.

    The Bride is both intimate and systemic. Behind the softness lies a hard statistic: 38% of teenage girls feel worse about themselves after being exposed to Instagram. This isn’t just light. It’s emotional erosion, curated sadness, and digital damage—made quietly beautiful.

  • The walking sleeper

    My heart rate x night duration x number of kms for one month

    Drawing – 30×20 cm

    J’ai utilisé un bracelet connecté pour suivre pendant 30 jours les principales données biométriques que mon corps pouvait produire. De nombreuses améliorations de santé pourraient théoriquement découler de cette collecte — ou pas — surtout avec l’ajout d’une couche d’intelligence artificielle.

    Ce dessin minimaliste a été généré à partir de ce suivi : fréquence cardiaque, durée du sommeil, distance quotidienne parcourue. Chaque trio de lignes représente une journée : une lune pour le sommeil, un cœur pour le rythme cardiaque, une empreinte pour le mouvement. Trente jours, trente récits muets — cartographiés sans mots.

    La géométrie semble propre, rationnelle. Mais la grille révèle autre chose : des rythmes de fatigue, un repos inégal, une anxiété discrète en mouvement. Malgré les promesses de santé optimisée, les données racontent une autre histoire — celle d’une surveillance déguisée en soin de soi, d’algorithmes qui promettent des éclairages mais récoltent des routines.

    The Walking Sleeper trace une frontière entre le soi quantifié et le soi marchandisé.
    Un journal sans narration.
    Une vie réduite à des signaux.
    De la beauté dans la retenue — mais une inquiétude profonde dans le silence.

    I used my wrist bracelet to monitor during 30 days precisely my main body metrics that it could capture. Lots of health improvements could be performed thanks to the collection of all these personal data & A.I on top of this….or not!

    This minimalist drawing was generated from one month of biometric tracking—captured through a wrist device that monitored heart rate, sleep duration, and daily distance walked. Each trio of lines encodes a day: a moon for sleep, a heart for pulse, a footstep for movement. Thirty days, thirty silent stories—mapped without words.

    The geometry seems clean, rational. But the grid reveals more: fatigue rhythms, uneven rest, quiet anxiety in motion. Despite the promise of optimized health, the data tells another story—one of surveillance disguised as self-care, and algorithms promising insight but harvesting routine.

    The Walking Sleeper draws a boundary between the quantified self and the commodified self. A diary without narrative. A life reduced to signals. Beauty in restraint—but disquiet in the silence.

  • Playmo

    Playmobil x magnets

    Saturday with kids. Playmobil are moving thanks to invisible forces in a chaotic motion. Only one survives. Police failed. One unique video captured once, pure random synopsis.

  • Puppet dance

    Puppets dance engraving illuminated by blue Led

    Engraving on Plexiglas – 20×30 cm

    Frozen mid-motion, these wire-like silhouettes hang like delicate ghosts. Their limbs stretch, reach, float—yet they never touch the floor. Suspended by fine strings, they mimic freedom, movement, even joy. But it is a choreography of illusion.

    Lit in synthetic blue, the figures evoke a social performance in perpetual display. They entertain, interact, collapse, restart. Nothing is stable. One has fallen, another poses like an avatar. Their interdependence is clear, yet each remains isolated—trapped in their own curated moment.

    This composition precisely replicates the spatial arrangement of a collection of antique sculptures in a European museum. A once-celebrated pantheon of stone now reinterpreted as fragile, manipulated outlines—shifted from eternal grandeur to digital-era submission. A ballet of influence, exhaustion and entanglement.

  • Strange people

    These people faces are pure fake and generated by an A.I.

  • Puppets II

    These are real antic statues shapes coming from a western european museum.

    Drawing & graving on plexiglass – 30×20 cm

    Ce diptyque suspendu interroge les structures invisibles qui traversent nos représentations du pouvoir et du genre, en recontextualisant deux fragments de statues antiques occidentales. À travers des postures ambiguës — l’une dans une gestuelle de domination tranquille, l’autre dans une inclinaison qui hésite entre soumission et séduction — Clear Shadows active la mémoire collective figée dans la pierre.

    Ce ne sont plus seulement des sculptures : ce sont des archétypes patriarcaux réanimés, arrachés à leur vitrine muséale pour rejouer, en boucle, les mêmes chorégraphies sociales. Le fil des marionnettes, presque invisible, rappelle combien ces gestes sont codés, transmis, ritualisés — et rarement questionnés.

    Dans sa version gravée, la transparence du Plexiglas ajoute une couche de duplicité : sous l’apparente légèreté plastique, le conditionnement s’affirme avec une précision froide. Le spectateur contemple une scène figée mais familière, oscillant entre beauté classique et critique contemporaine. Ce n’est pas du théâtre. C’est le rappel que l’histoire du regard et de la posture continue à nous manipuler.

    Two fragmented figures hang by strings, suspended like marionettes—but their postures and gestures evoke far more than theatrical play. One raises a drink with casual dominance; the other leans forward in ambiguous intent. These aren’t fictional puppets: they’re based on real antique statuary found in a Western European museum—fragments of history now reanimated in contemporary critique.

    Clear Shadows exposes here the subtle dynamics of power, gendered gaze, and performance. The figures are statues, yes, but also archetypes: one seducing, one possessing. Their classical origin doesn’t exempt them from scrutiny—it makes their gestures all the more insidious. The marionette strings suggest we’re all still caught in inherited roles, repeated gestures, encoded rituals.

    In its Plexiglas medium version, both rigid and transparent, reinforces the illusion: what looks like play is control. What looks like beauty is conditioning.
    We are the audience—but also the puppets.

  • Puppets

    These are real antic statues shapes coming from a western european museum

    Drawing – 30×20 cm

  • No body

    A grid of twenty-eight faces. Smiling, neutral, expectant. None of them exist. These portraits were generated by neural networks before large language models and generative AI tools became household names.

    Each face suggests identity, culture, perhaps memory—but they are empty of history. The work anticipates the silent normalization of synthetic humans in media, politics, and communication. The absence of bodies reinforces their non-existence. No breath. No blood. No background.

    By freezing them in a stark black-and-white aesthetic, the image emphasizes erasure rather than creation: no names, no context, only simulated presence.

    It’s not just a warning—it’s documentation of a threshold. Before the tools exploded, before everyone could make anyone, these ghosts were already smiling.

  • Gluetton

    Mobile notification x Artist hands while scrolling x Flash Lights

    Ce glouton est une vidéo miroir de mes propres mains en train de scroller indéfiniment les fils d’actualité des réseaux sociaux. Récompenses sociales, murs infinis, notifications : ces mécanismes, inventés par les concepteurs des plateformes, sont les outils les plus efficaces pour capter la bande passante mentale et maintenir les utilisateurs captifs — générant ainsi des profits colossaux.

    Le monstre ne dort jamais très longtemps.
    Il s’éveille dès que les notifications s’emballent.

    Comme une entité vorace, The Glutton se nourrit du geste répétitif, de la tension musculaire, de la dépendance gestuelle. Ce n’est pas l’écran qui est filmé, mais ce qu’il fait au corps — aux mains qui glissent, se crispent, cliquent sans fin.
    La vidéo reflète moins une activité que sa ritualisation : un automatisme sans contenu, une chorégraphie imposée par l’économie de l’attention.

    Ce glouton, c’est le miroir de notre fatigue numérique.
    Et il grossit à chaque scroll.

    This glutton is a mirroring video of my hands while scrolling indefinitely social networks walls. Social rewards, infinite walls and notifications, invented by social networks creators are the best ways to capture brain bandwith and keep people glued to their services and thus generate cash massively. Like a monster this glutton awakes once notifications accelerate.

  • Nomophobia

    Tears / rain drops x Aspiration x Anxiety breath

    Nomophobia désigne cette angoisse contemporaine : la peur d’être séparé de son téléphone mobile.

    Cette installation vidéo simule un état de suffocation anxieuse. À première vue, la surface semble paisible — des gouttes de pluie glissent lentement sur une vitre. Mais à mesure que la boucle progresse, la respiration au centre devient irrégulière, presque convulsive. Ce qui était calme se transforme en une inspiration syncopée, accélérée. Un monstre silencieux — ni présent, ni visible — semble aspirer tout vers le vide. Les gouttes deviennent des larmes, le rythme devient détresse.

    Le titre fait écho à une pathologie moderne : l’absence de téléphone devient un manque émotionnel, comme une extension du soi perdue. L’œuvre explore les signes précoces de cette dépendance, à travers ses manifestations physiques : souffle, humidité de la peau, pulsation. On anticipe la panique avant même qu’elle n’explose.

    Le centre, qui respire comme un poumon mécanique, incarne l’illusion de sécurité que procurent ces objets qui gouvernent désormais notre calme.
    Mais ce souffle, devenu court et rapide, rappelle une vérité :
    Même dans la poche, le téléphone ne suffit pas.

    Nomophobia is a kind of fear of being separated from its mobile phone

    This video installation simulates a state of anxious suffocation. At first glance, the surface appears peaceful—raindrops softly clinging to a windowpane. But as the loop progresses, the breathing at the center becomes erratic, almost convulsive. What was calm becomes an accelerated, syncopated inhale. A silent monster—neither present nor visible—seems to pull everything toward the void. The drops become tears, the rhythm becomes distress.

    The title « Nomophobia » refers to the modern pathology of being without one’s phone—an emotional void, an extension of the self gone missing. This piece explores the early signs of that dependency, through physical manifestations: breath, skin moisture, pulse. We anticipate the panic before it unfolds.

    The center, which breathes like a mechanical lung, embodies the illusion of safety granted by devices that now govern our calm. But the breath, sped up and shallow, makes it clear: even in our pocket, the device is never enough.

  • Puppets

    Magnetic motion x dancing antic statues x brownian motion x disk sound

    Ces marionnettes métalliques suspendues s’inspirent des statues antiques et sont animées par des aimants, produisant un mouvement de rotation chaotique et aléatoire. Leur agitation mécanique, imprévisible, crée une chorégraphie de proximité sans contact.

    À l’image des réseaux sociaux, ces figures interagissent à distance : elles s’approchent, s’influencent, s’observent — mais ne se touchent jamais. Chacune reste enfermée dans son axe, comme dans une bulle algorithmique.

    L’œuvre met en scène l’illusion de lien : une société de silhouettes agitées, connectées sans intimité, actives sans ancrage.
    Le mouvement est continu, mais stérile.
    Comme si le chaos social était devenu une fonctionnalité.

    These hanged metallic puppets are inspired from antic statues and are animated thanks to magnets, thus creating a chaotic random rotation motion. Like for social networks, puppets have distant interactions and can not touch each others.

  • Faketrue people

    28 masks inspired by deep fake faces

    Ink on paper – 30 x 40 cm

    Ces 28 masques forment une galerie silencieuse d’identités générées — et immédiatement vidées de leur humanité. Produits à partir de visages synthétiques créés par intelligence artificielle (deep fake), ils présentent d’abord une illusion troublante de réalisme : proportions parfaites, lumière flatteuse, visages crédibles. Mais chaque regard a été effacé, chaque bouche éliminée, chaque oreille gommée. Il ne reste que des enveloppes.

    Ce processus d’annulation transforme l’image en masque : ce n’est plus un portrait, c’est une façade. Sans organes sensoriels, ces figures ne voient rien, n’entendent rien, ne parlent pas. Elles incarnent l’ère post-relationnelle où la ressemblance suffit, et où l’émotion est simulée sans origine.

    L’œuvre interroge : que reste-t-il d’un visage quand on lui retire la possibilité d’interagir ? Que devient une humanité sans échange, sans mémoire, sans altérité ? Ces masques sont beaux, peut-être. Mais ils ne nous regardent pas. Ils nous ignorent. Comme les algorithmes qui les ont créés.

    These faces have been conceived first thanks to an artificial intelligence able to generate randomly real-like faces of non existing people; then eyes, mouth, noses and ears have been removed for the final version of the drawing.

    Drawing & graving on plexiglass – 30×20 cm

  • Chemical hapiness

    Dopamine synthesis process

    Ce dessin reproduit avec minutie les étapes complexes de la biosynthèse de la dopamine — depuis la tyrosine jusqu’à la molécule finale. Mais ce n’est pas une simple illustration scientifique. C’est une cartographie politique et émotionnelle. Car aujourd’hui, cette voie biochimique ne relève plus uniquement de la neurobiologie : elle est exploitée, instrumentalisée, industrialisée.

    La dopamine est devenue l’un des leviers majeurs de l’économie de l’attention. Chaque “like”, chaque notification, chaque micro-interaction dans une application est conçu pour provoquer ce pic de récompense, cette micro-jubilation qui incite à rester connecté, à revenir, à consommer. Sans stratégie de stimulation dopaminergique, aucune plateforme ne tiendrait.

    Ce schéma moléculaire est donc aussi un plan d’attaque — celui des UX designers, des ingénieurs en captologie, des entreprises qui modèlent nos comportements via ces circuits primitifs. En activant dopamine et noradrénaline, ils ne se contentent pas de susciter du plaisir : ils pilotent nos états mentaux, notre vigilance, notre capacité à apprendre ou à mémoriser.

    Ce dessin, apparemment neutre, devient ainsi une image à double fond : à la fois miracle biologique et carte d’exploitation. Une machine à désir, détournée.

    This drawing is representing the complex synthesis of the dopamine molecule. Dopamine stimulation is a key element in the user experience optimisation for mobile and service applications providers. This is obvious that without a dopamine shot control strategy, social networks won’t be what they are. Dopamine and noradrenaline are crucial neuromodulators controlling brain states, vigilance, action, reward, learning, and memory processes.

  • The Shortener

    Some scientists think that screen addictions may result in the shortening of brain white substance.

    This drawing mimics the form of a brain section, but its inner structure collapses inward—a spiral of progressive contraction. The visual metaphor is anchored in a scientific hypothesis: that prolonged exposure to screens and digital overstimulation could lead to the reduction of white matter in the brain, the very substance responsible for communication between regions.

    The title is a double entendre. It evokes both the neurological phenomenon and the digital tool—URL shorteners—that reduces complexity to minimal expression, often stripping away meaning. What happens when the mind, like information, is compressed for efficiency?

    The result is a distorted core, dense and frayed. A topography of decay, where cognitive capacity is thinned for the sake of immediacy.

    Drawing – 30×20 cm