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Automation Bodies Featured Tech for good

Gear I

Gear x Blood x cell

Les engrenages apparaissent disjoints, dispersés, comme si le mécanisme avait perdu son axe. Ils ne s’imbriquent plus, ils flottent, rappelant davantage des cellules que des pièces industrielles. Le corps devient système, fragmenté, morcelé, observé à une échelle presque organique. Chaque forme évoque une unité vivante isolée, autonome en apparence, mais privée de relation fonctionnelle avec l’ensemble.

Les taches colorées évoquent des saignements de nez, non pas réalistes mais transposés, filtrés, esthétisés. Le sang n’est plus rouge, il devient signal, donnée, émotion chromatique. Il circule sans blessure visible, comme une fatigue interne, un trop-plein invisible. Le corps saigne sans choc, comme nos esprits saturent sans impact immédiat.

Les bulles éclatées rappellent celles que l’on lance, que l’on partage, que l’on consomme dans les réseaux. Elles promettent une légèreté, une vie merveilleuse, mais finissent toujours par imploser. L’éclatement est silencieux, sans drame, presque normalisé. Il ne reste que des traces, des auréoles, des résidus colorés sur un fond neutre, clinique.

L’ensemble compose une anatomie contemporaine, ni totalement humaine ni totalement mécanique. Un corps soumis à des micro-pressions continues, enfermé dans des bulles successives, convaincu de sa liberté alors qu’il ne fait que circuler d’un espace clos à un autre. L’œuvre ne montre pas la violence frontale, mais l’usure lente, la désorganisation douce, la perte de cohérence d’un corps devenu réseau.

Ink on paper 100 x 40

Gear II

Ink on paper 40×60

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Tech for good

They stole it

Prometheus x Olympic fire x Smartphone x Canvas x Negative x Phone

Un écran monumental se tient debout dans l’espace. Sa forme rappelle immédiatement celle d’un smartphone, mais vidé de toute fonction, de toute interface, de tout usage. Il ne renvoie plus à un objet personnel, mais à une présence verticale, blanche, presque silencieuse.

L’image est en négatif. La lumière n’éclaire plus, elle consume. Ce qui devrait révéler semble avoir déjà brûlé la surface qu’il habite.

Au centre, une trace sombre apparaît. Une flamme, ou plutôt ce qu’il en reste. Un feu inversé, absorbé, comme s’il avait laissé son empreinte plutôt que sa lumière. Certains y reconnaissent le feu de Prométhée, d’autres la flamme olympique. Un feu censé unir, transmettre, élever. Un feu devenu image, rituel, symbole figé.

Ici, le feu ne circule plus. Il ne passe plus de main en main. Il reste enfermé dans l’écran, stabilisé, contenu, neutralisé. Il n’éclaire pas l’espace réel. Il se suffit à lui-même.

L’ombre qu’il laisse dessine une autre origine. Plus ancienne, plus organique. Une forme qui évoque l’Origine du monde, déplacée, désincarnée, technologisée. L’origine n’est plus le corps, elle est devenue surface.

Mais une autre lecture demeure possible, plus triviale. Un matelas. Un mégot de cigarette. Une brûlure accidentelle, laissée là comme une trace de passage. Le feu n’est plus sacré. Il est devenu résidu.

Le mythe de Prométhée affleure sans être raconté. La transgression a déjà eu lieu. Le feu a été pris. Mais le châtiment ne frappe plus un héros. Il s’est diffusé, dissous dans l’image, dans l’objet, dans le regard.

Le feu n’éclaire plus le monde. Il éclaire l’écran. Et l’humanité, immobile, ne reçoit plus la flamme. Elle la contemple.Lighting

Photo 40×60

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Tech for good

Please Rate Me

Flag x rating stars x Tech Giants

Please rate me détourne le drapeau américain en remplaçant ses étoiles par celles du rating numérique. Des étoiles de confiance, jaunes et standardisées, celles que l’on distribue, que l’on collecte, que l’on attend avant d’agir. Sans elles, plus de réservation, plus d’achat, plus de service. La transaction n’existe que si elle est notée. Ici, la confiance n’est plus politique ni symbolique, elle est calculée. Elle repose sur des scores, des moyennes, des avis agrégés. Les étoiles ne représentent plus des États mais des niveaux d’acceptabilité. Être visible, fiable, fréquentable. Le drapeau devient une interface. Toutes ces étoiles renvoient à un même territoire. Les plateformes qui structurent la confiance mondiale sont presque exclusivement américaines. Elles organisent les flux, arbitrent la crédibilité, hiérarchisent les acteurs. Internet n’a pas de frontière, mais il a un centre de gravité. Plusieurs étoiles s’ajoutent aux cinquante autres. J’ai demandé 5 fois à ChatGPT de ne m’en mettre que 51, il n’a jamais réussi. Elles ne sont pas géographiques. Ce sont les géants de la Tech. Un État sans sol, sans citoyens déclarés, mais doté de lois, de normes et de sanctions. Un pouvoir qui ne s’affiche pas comme tel, mais qui conditionne l’accès, la visibilité et l’existence économique. Please rate me montre comment un symbole de souveraineté se transforme en tableau de scores. Comment la confiance, devenue métrique, gouverne silencieusement les échanges. Un drapeau qui ne protège plus, mais qui demande à être validé. Encore. Toujours


Impression sur papier – 40 x 30

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Bodies Sciences Tech for good

Dop

Dopamine neurons x Thunder

Encre noire, papier blanc, aucune enveloppe humaine. Seulement des ramifications nerveuses qui s’étirent comme des éclairs figés, des axones qui avancent malgré eux, portés par un cycle dopaminergique devenu mécanique. Le dessin suggère des neurones mais ne cherche jamais à les représenter fidèlement. Ils fonctionnent ici comme des silhouettes biologiques vidées de leur intimité, des circuits élémentaires, réduits à leurs impulsions.

La dopamine n’a plus rien du messager de la récompense, elle devient ce flux imposé qui sourd en continu dans nos vies digitales. Sur le papier, les traits se propagent par capillarité comme le ferait une impulsion qui ne sait plus quand s’interrompre. Chaque branchement semble hésiter entre la croissance organique et la fracture, entre l’arborescence du vivant et la ligne cassée du réseau technique. L’encre avance en spasmes irréguliers, comme si le système nerveux lui-même avait été soumis aux logiques d’un algorithme trop simple et trop persistant.

La lumière blanche du support laisse croire à une zone de liberté, puis disparaît en silence derrière les lignes qui se multiplient. Le dessin devient une cartographie minimale d’une chimie manipulée, un cycle biologique repris en main par des usages numériques répétés jusqu’à l’automatisme. Dans ces fissures d’encre, il n’y a plus de sujet, seulement des signaux. Plus de plaisir, seulement une boucle.

Ink on paper 20×30

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Automation Engraving Featured Green & Nature Sciences Sculpture Tech for good

Moon

Moon dark side x Attraction x Craters x Holes x Circles x Smoke

Elle ne produit rien, elle renvoie. Elle éblouit. Elle attire. Comme l’écran que l’on fixe sans y penser. La lumière passe à travers les perforations du papier, agit comme un révélateur. Le dessin n’est pas déposé dessus, mais creusé dedans, vidé, révélé par ce qui disparaît. L’astre existe par des manques. On n’en voit qu’une face, l’autre reste dissimulée. Comme dans la réalité, la face cachée n’est dévoilée qu’avec de la technologie, tardivement, grâce aux instruments et à la science.

L’astre agit sur les corps. À distance, il déplace les marées, règle des cycles, dérange les nuits, nourrit des légendes, métamorphose. Il est une force discrète mais constante, dont l’influence traverse l’espace.

Le geste est répété, percée après percée, jusqu’à l’automatisme. La respiration est mécanique. Les impacts s’accumulent, s’organisent, se troublent. Ils forment des cratères, nets ou diffus. De loin, la surface semble lisse. De près, elle devient un relevé de chocs, une cartographie de cicatrices. Une peau marquée. La surface est paysage, épiderme marqué, matière sensible, traces, empreintes, ombres.

Chaque trou est un minuscule déplacement, une pression, un impact muet.

Présence lointaine qui modèle en silence. Attraction permanente, réfléchie, passive. Lumière que l’on regarde trop longtemps sans s’en rendre compte.

50*70 – gravure – Led

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Automation Featured Green & Nature Sciences Tech for good

Full Moon Party

Moon hidden face x pixel art x craters x cells x map x coding x Full moon Party

Face cachée, dessin d’ombre et de poussière.
Un astre muet, disséqué en milliers de points, s’étire sur le papier comme une carte du silence.
Aucune lumière, seulement la mémoire de ce qui frappe et s’efface.

La Lune ne crée rien.
Elle ne fait que renvoyer la lumière des autres.
Un astre mort devenu influenceuse du vivant.

Toujours visible, jamais entière :
la moitié de son visage nous échappe.
Cette face cachée — muette, opaque —
rappelle tout ce qu’on ne veut pas voir dans nos propres reflets numériques.

Comme elle, nos écrans brillent sans source,
éclairent sans comprendre,
attirent sans nourrir.
Pixel après pixel, nous orbitons autour d’images mortes,
convaincus qu’elles nous éclairent.

Drawing on paper

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Automation Bodies Tech for good

The new phone

Mobile phone x skin x senses

Digital image 40×30

Un hybride troublant : la chair devient interface, le smartphone se fond dans la peau humaine, et des organes sensoriels apparaissent, déformés, répartis sur sa surface. Une oreille, deux yeux, une bouche — déplacés, figés, à l’écoute. L’objet n’est plus un outil, c’est une entité. Ou peut-être sommes-nous devenus son extension.

L’œuvre interroge la nature des dispositifs numériques comme prothèses de la perception et de l’identité. Le téléphone ne fait plus que connecter : il voit, écoute, parle, mémorise. En retour, nous lui donnons notre attention, notre voix, notre visage, nos gestes.

Ce n’est pas un téléphone. C’est le reflet d’un sujet connecté, ayant externalisé ses sens et intériorisé la machine.

A disconcerting hybrid: flesh becomes interface, the smartphone merges with human skin, and sensory organs emerge distorted across its surface. An ear, two eyes, a mouth—displaced, unblinking, listening. This object is no longer a tool but a being. Or perhaps we have become its extension.

The piece questions the nature of modern devices as prostheses of perception and identity. It embodies how smartphones do not only connect us—they hear, watch, speak, and even remember for us. In return, we feed them attention, touch, voice, and face.

This is not a phone. This is the mirror of a connected subject who has externalized their senses and internalized the machine.

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Automation Bodies Featured Tech for good

Tadam

Blood x Gears x Social Noise x Tear Drops

Ink on paper 60 x 40 cm

Cette composition se déploie comme une constellation fragmentée de taches rouges, évoquant à la fois des éclaboussures de sang, des micro-engrenages défectueux et des larmes isolées. Le fond d’un blanc éclatant amplifie la violence silencieuse de chaque trace, telle une surface clinique troublée par un traumatisme invisible. L’œuvre oscille entre l’organique et le mécanique, entre la blessure intime et le dérèglement collectif. Chaque point semble à la fois accidentel et programmé, renvoyant à un système où émotion, données et altération se fondent sans distinction. D’une esthétique minimale mais d’une densité conceptuelle marquée, la pièce interroge les seuils du contrôle et de l’effondrement dans un monde gouverné par un code invisible.

This composition unfolds as a fragmented constellation of red stains, evoking at once blood splatters, malfunctioning micro-gears, and isolated teardrops. The stark white background amplifies the silent violence of each mark, like a clinical surface disrupted by unseen trauma. The work oscillates between the organic and the mechanical, the intimate wound and collective disturbance. Each dot feels both accidental and programmed, pointing to a system where emotion, data, and damage are indistinguishably merged. Aesthetically minimal, conceptually dense, the piece questions the thresholds of control and collapse in a world governed by invisible code.

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Automation Bodies Sciences Tech for good

Twins

Meiose  x smiley x globes x ghost x cry

Ink on paper 20 x 30 cm

Deux formes globulaires flottent dans un espace blanc — floues, cellulaires, comme observées au microscope. À première vue, elles semblent identiques. Mais en y regardant de plus près : l’une porte la trace à peine visible d’un visage souriant, l’autre est disloquée, spectrale, marquée de traits verticaux — un code-barres de chagrin.

Twins évoque la méiose, ce processus biologique de division cellulaire — mais ici, ce ne sont pas les chromosomes qui se divisent. C’est l’identité numérique. Deux “entités” émergent : l’une, agréable, commercialisable, exploitable — un smiley. L’autre, cryptée, émotionnelle, brisée — illisible, invendable. La métaphore du jumeau numérique est pervertie : nous sommes clonés, oui, mais de manière asymétrique — un soi pour les plateformes, l’autre pour l’oubli.

Le jumeau de gauche simule la joie.
Celui de droite en paie le prix.

Tous deux hantent le système qui les a produits.
Et ensemble, ils murmurent : nous ne sommes pas entiers.

Two globular forms hover in white space—fuzzy, cellular, as if viewed under a microscope. At first glance, they appear identical. But look closer: one wears the faint trace of a smiley face, the other is disfigured, ghostlike, marked by vertical strokes—a barcode of sorrow.

Twins evokes meiosis, the biological process of cellular division—but in this case, it’s not chromosomes that split. It’s digital identity. Two “entities” emerge: one palatable, marketable, usable—a smiley. The other, encrypted, emotional, broken—unreadable, unsellable. The digital twin metaphor is corrupted: we are cloned, yes, but asymmetrically—one self for platforms, the other for oblivion.

The left twin performs joy.
The right one bears the cost.

Both haunt the system that created them.
Together, they whisper: we are not whole.

Ink on paper 40×30

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Automation Tech for good

To be continued…

Dots x Evolution x Fall x Apple x Black Hole
Ink on paper 30 x 20 cm

Six taches d’encre noire s’alignent comme une ponctuation, mais il ne s’agit pas d’une phrase — c’est une chute. De la poussière à peine visible jusqu’à la saturation la plus dense, la composition imite un cycle de vie, un effondrement moral, ou une sédimentation idéologique.

L’œuvre résonne autant comme une progression darwinienne que comme une Chute théologique — une sorte de “pomme” métaphorique tombée non pas d’un arbre, mais de la grâce, de la clarté, d’un Eden numérique. En chemin, des visages émergent fugitivement — un fantôme, un masque, un miroir — comme si l’identité vacillait, puis s’éteignait dans l’obscurcissement de la tache.

Le titre, To Be Continued…, suggère qu’il ne s’agit pas d’une fin. C’est une boucle, une habitude, un système.
Chaque point pourrait être :

  • une âme humaine
  • une géolocalisation abandonnée
  • un pixel de suivi
  • une tache d’encre d’un test psychologique
  • un futur encore sans nom

C’est de la ponctuation à l’ère de l’effondrement.
Et cela s’achève, comme toujours, par un point final.

Six black ink blots fall in line like punctuation, but this is no sentence—it’s a descent. From barely-there dust to dense, full saturation, the composition mimics a life cycle, a moral collapse, or an ideological sedimentation.

The work echoes both Darwinian progression and the theological Fall—a metaphoric “apple” dropped not from a tree, but from grace, from clarity, from digital Eden. Along the way, faces briefly emerge—a ghost, a mask, a mirror—as if identity flickers and then vanishes in the deepening blot.

The title, To Be Continued…, implies that this isn’t an ending. It’s a loop, a habit, a system.
Each dot might be:

  • a human soul
  • a dropped pin
  • a tracking pixel
  • an inkblot from a psychological test
  • a future yet to be named

This is punctuation in the age of collapse.
And it ends, as always, with a full stop.

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Featured Installation Photo Sculpture Tech for good

Pirates attack

Transparency  x Spike x Flagship x Pirate

Photo of glass waste sculpture (50 x 60 cm) on my bed

Cette photographie saisit une sculpture fantomatique composée d’éclats de verre, assemblés telle une frégate spectrale échouée sur une surface douce et domestique. Le jeu entre la translucidité et la netteté évoque à la fois la vulnérabilité et la menace — des formes fragiles dressées comme des voiles menaçantes dans une tempête invisible. Chaque pointe suggère à la fois une arme et un avertissement, comme si l’entropie avait pris le commandement d’un navire jadis fier.

L’œuvre brouille les frontières entre ruine et rébellion, transparence et opacité, sécurité et intrusion.
Intrusion radicale d’une élégance violente, elle transforme l’intime en champ de bataille d’une piraterie symbolique.


This photograph captures a ghostly sculpture made of glass shards, assembled like a spectral flagship run aground on a soft, domestic surface. The interplay of translucence and sharpness evokes both vulnerability and threat—fragile forms rising as menacing sails in an invisible storm. Each spike suggests both a weapon and a warning, as if entropy had taken command of a once-proud vessel. The piece blurs the line between ruin and rebellion, transparency and opacity, safety and incursion. A radical intrusion of violent elegance, it turns the intimate into a battleground of symbolic piracy.

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Automation Tech for good

Homo Cubile

Vitruve man x Perfect man for e-commerce

Ink on paper 30 x 40 cm

À gauche, l’intemporel Homme de Vitruve de Léonard de Vinci — symbole d’harmonie, de symétrie, de proportion, d’intelligence et d’équilibre. À droite, son descendant dégénéré : Homo Cubile. Un corps non plus ouvert au monde, mais replié sur lui-même, enfermé dans des écrans, des calories et de l’automatisation.

Dans ce diagramme satirique, le nouvel « homme parfait » pour l’e-commerce se résume à quelques fonctions :

  • Réduction du cerveau : effort cognitif minimal — l’IA et l’UX pensent à sa place.
  • Doigts agiles : assez vifs pour taper, scroller, cliquer, acheter.
  • Gros ventre : confort sédentaire optimisé pour consommer, non pour créer.
  • Jambes inexistantes : il peut rester sur son canapé

Homo Cubile est à la fois critique et prophétie. Le corps idéal de l’économie numérique n’est plus sculpté ni transcendant — il est soumis, modulaire, rentable. Un humain compatible machine, façonné non par la nature ou l’esprit, mais par la logique marchande et l’ergonomie des écrans.

Une anatomie de la décadence, enfermée dans un carré parfaitement dessiné.

L’apogée de l’économie de la paresse

On the left, da Vinci’s timeless Vitruvian Man—a symbol of harmony, symmetry, proportion, and balance. On the right, his degenerated descendant: Homo Cubile. A body no longer open to the world but closed in on itself, boxed by screens, calories, and automation.

In this satirical diagram, the new “perfect man” for e-commerce is reduced to functions:

  • Shrink Brain: minimal cognitive effort required—AI and UX think for him.
  • Nimble Fingers: agile enough to tap, scroll, click, and buy.
  • Big Belly: sedentary comfort optimized for consumption, not creation.

Homo Cubile is both critique and prophecy. The ideal body of the digital economy is no longer sculpted or transcendent—it is submissive, modular, and profitable. A machine-friendly human, shaped not by nature or spirit, but by market logic and screen ergonomics.

Anatomy of decline, wrapped in a perfectly shaped square.

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Featured Green & Nature Tech for good

I ‘m a Unicorn

Dead tree x Wood x Color Pencil x Trophy Hunting

Wood – pencil – Iron | 70 x 40 x 30 cm

Cette sculpture fusionne la solennité d’un trophée de chasse avec la fragilité d’une créature fantasmée. Une branche noueuse de romarin, évoquant des bois, s’élève depuis un tronc incrusté de copeaux de crayons pastel — traces de création, d’érosion et d’épuisement. La naiveté de l’enfant a cessé.

La licorne, icône de pureté et d’imaginaire, est étrangement absente : ne subsiste que son socle évidé, exposé comme une conquête. Ici, la licorne devient la proie ultime — non des chasseurs d’autrefois, mais des start-ups modernes lancées dans une course effrénée à la disruption.

C’est la tête trophée du capitalisme de l’innovation, où même le merveilleux doit être dompté, scalé et monétisé.

This sculptural hybrid merges the solemnity of a hunting trophy with the fragility of a fantasized creature. A gnarled branch, shaped like antlers or a horn, rises from a trunk encrusted with pastel pencil shavings—traces of creation, erosion, and overuse. The unicorn, icon of purity and imagination, is conspicuously absent: what remains is its hollowed pedestal, a relic displayed like a conquest. In this reading, the unicorn becomes the ultimate prey—not of ancient hunters, but of modern start-ups chasing disruption at all costs. It is the prize head mounted by innovation’s self-congratulatory culture, where even the fantastical must be subdued, scaled, and monetized.

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Automation Bodies Installation Sculpture Tech for good

Puppets

Gold Love x Iron Puppets x Web trapp x Gafam x Dead Tree shadow

100 x 50 cm

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Sculpture Tech for good

Cookies

Bee alveolus x Gold x Cookies

Here, the word “cookies” appears as an intrusion on a structure that evokes something alive: a bee’s honeycomb, a hive, or an organic tissue. The word seems almost burned into the surface—charred, invasive, foreign to the natural texture of the material. The effect is unsettling: technology imposing itself on the living, draining and colonizing it. Behind the seemingly innocent term lies the greed of the digital world: to harvest, to record, to predict. The cardboard-like, fibrous support suggests packaging, waste, a leftover from a commercial exchange—or perhaps the husk of an organism emptied of its essence. The hive is no longer a metaphor for community, but the devastated territory of soft surveillance.

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Sculpture Tech for good

The duck

Gold x Unicorn x Wood x Metal

Suspended between fragility and absurdity, this wire sculpture oscillates between the outline of a duck and the silhouette of a unicorn—a hybrid, indecisive figure. The duck, banal and earthly, meets the unicorn, fetishized symbol of success in the startup world. Here, the so-called “unicorn” is a tangled, chaotic structure: delicate yet deceptive, grounded in a wooden base that mimics the rustic or natural, but ultimately remains disconnected from reality. The golden wire mimics value, prestige, but the form collapses into confusion. It’s the parody of innovation, the grotesque of hype: the myth of limitless success anchored in a precarious balance.

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Automation Bodies Tech for good

Gluetton

Scrolling addicted hands x binary sentence x Monster face

Two hands, symmetrically mirrored, rise and fall in an endless scroll—at once mechanical, monstrous, and intimate. This looping gesture, captured from the artist’s own body, is overlaid with a curtain of binary code: an unreadable confession, a punishment encrypted. Beneath the digits, a form emerges—a face, or perhaps a beast born from habit and repetition.

In Gluetton, the fingers become organs of addiction, wired for frictionless compulsion. Recent medical studies are evoked: scrolling injuries, early-onset joint degeneration, a digital-age arthritis born not from labor, but from endless consumption.

This is the portrait of a new user-species—part mammal, part machine, part captive. The name Gluetton fuses gluttony and glue: a creature stuck in its own hunger. It feeds on feeds. And it cannot stop

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Automation Engraving Installation Tech for good

Puppets

Antics x social network codes

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Automation Tech for good

Hutches

Servers x NYC x liberty x Z. x Sorrow x Tears

Digital drawing on paper 20 x 30cm

La skyline de Manhattan — tranchante, dense, iconique — se révèle être tout autre chose : une forteresse de serveurs de données, verticalement froide, uniformément chiffrée. Sous chaque tour, des larmes numériques tombent, calquées sur l’onde sonore d’un enregistrement réel : la voix de Z affirmant, comme un mantra, que tout ce qu’il fait est « pour le bien du monde ».

Au centre, à peine visible mais reconnaissable entre toutes, la Statue de la Liberté est teintée de rose vif — non plus symbole d’émancipation, mais leurre au cœur du contrôle. L’œuvre détourne la grandeur architecturale de New York en un diagramme carcéral, où chaque gratte-ciel devient cellule, cage de données, entrepôt monétisé de fragments de vie.

Hutches n’est pas une vue urbaine, c’est une machine à confessions, une cartographie de l’effondrement de la liberté en idéologie.
Les larmes ne tombent pas seulement des bâtiments.
Elles tombent de la croyance elle-même.

NYC x Z. auto persuasion audio recording x Data servers x Statue of liberty

The skyline of Manhattan—sharp, dense, iconic—reveals itself as something else: a fortress of data servers, coldly vertical, uniformly encrypted. Beneath each tower, digital tears fall, echoing the waveform of a real audio clip: Z’s recorded justification that everything he does is “for the good of the world.”

At the center, barely visible yet unmistakable, stands the Statue of Liberty, colored in bright pink—no longer a symbol of freedom, but a decoy amid control. The piece transforms New York’s architectural grandeur into a carceral diagram, where each skyscraper becomes a hutche, a cage of data, a monetized storage of lives.

Hutches is not just a cityscape—it is a confession machine, mapping the collapse of liberty into ideology. The tears don’t just fall from the buildings.
They fall from belief itself.

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Bodies Sciences Tech for good

3 brides