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Automation Bodies Featured Tech for good

Gear I

Gear x Blood x cell

Les engrenages apparaissent disjoints, dispersés, comme si le mécanisme avait perdu son axe. Ils ne s’imbriquent plus, ils flottent, rappelant davantage des cellules que des pièces industrielles. Le corps devient système, fragmenté, morcelé, observé à une échelle presque organique. Chaque forme évoque une unité vivante isolée, autonome en apparence, mais privée de relation fonctionnelle avec l’ensemble.

Les taches colorées évoquent des saignements de nez, non pas réalistes mais transposés, filtrés, esthétisés. Le sang n’est plus rouge, il devient signal, donnée, émotion chromatique. Il circule sans blessure visible, comme une fatigue interne, un trop-plein invisible. Le corps saigne sans choc, comme nos esprits saturent sans impact immédiat.

Les bulles éclatées rappellent celles que l’on lance, que l’on partage, que l’on consomme dans les réseaux. Elles promettent une légèreté, une vie merveilleuse, mais finissent toujours par imploser. L’éclatement est silencieux, sans drame, presque normalisé. Il ne reste que des traces, des auréoles, des résidus colorés sur un fond neutre, clinique.

L’ensemble compose une anatomie contemporaine, ni totalement humaine ni totalement mécanique. Un corps soumis à des micro-pressions continues, enfermé dans des bulles successives, convaincu de sa liberté alors qu’il ne fait que circuler d’un espace clos à un autre. L’œuvre ne montre pas la violence frontale, mais l’usure lente, la désorganisation douce, la perte de cohérence d’un corps devenu réseau.

Ink on paper 100 x 40

Gear II

Ink on paper 40×60

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Bodies Featured Photo

Moi

Projection x blue screen x couch economy x cavern myth

Un corps assis.
Un canapé réduit à sa fonction minimale.
Un écran, face à lui.

La lumière ne vient pas de l’image. Elle vient d’ailleurs. Invisible, directive, elle projette sans éclairer. Ce qui apparaît sur l’écran n’est pas une représentation fidèle, mais une ombre recomposée, légèrement décalée, déjà séparée de celui qui la produit. Un infime glissement suffit à installer le trouble.

L’homme ne regarde rien d’extérieur.
Il assiste à sa propre projection.

Le corps est lisse, anonyme, sans signes distinctifs. Ni visage, ni regard identifiable. L’individu est là, présent physiquement, mais absent à lui-même. Il ne fait plus face au monde, il fait face à un système qui le lui renvoie sous une forme simplifiée, stabilisée, contrôlée.

Le canapé n’est pas un objet de repos. C’est un dispositif d’arrêt. Il accueille le corps pour mieux le fixer, pour installer la durée, pour rendre l’immobilité acceptable. Le confort devient une condition de la passivité.

L’écran ne raconte rien. Il confirme. Il boucle. Il renvoie l’individu à une version de lui-même déjà traitée, déjà normalisée. L’image ne ment pas, elle réduit.

La scène évoque une caverne sans murs, sans chaînes, sans contrainte visible. Une caverne domestique, douce, volontaire. Ici, l’ombre n’est pas imposée, elle est préférée. Elle rassure. Elle évite la confrontation. Elle protège du réel.

L’œuvre parle d’un basculement silencieux.
Celui d’un monde où l’on ne regarde plus ce qui est, mais ce que le système accepte de projeter de nous.
Une existence vécue par procuration, assise, stable, optimisée.

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Automation Bodies

Gears

Gears x Fresh Blood x Automation

Encre rouge dispersée, gouttes éclatées par la pression, zones plus denses où la matière semble coaguler. On pourrait croire à un accident organique, mais la répartition trop régulière, la répétition des cercles brisés, laisse deviner un geste qui n’appartient plus au vivant. Ici, chaque impact ressemble à un engrenage inversé, un gear biologique, une denture faite de micro-giclures. Un mécanisme qui tourne sans axe, sans centre, mais qui garde la précision froide d’un système conçu pour répéter.

La couleur évoque un sang encore frais, mais ce sang ne nourrit rien. Il ne transporte plus d’oxygène, il n’incarne plus aucune présence humaine. Il devient fluide technique, résidu d’un organisme devenu moteur. Une ressource extraite, utilisée, expulsée. C’est un liquide fonctionnel, non un liquide vital. Sa vivacité apparente masque une logique d’exploitation continue : la dépense, la perte, la fuite sont absorbées dans le cycle, comme si ce rouge devait rappeler que même la biologie peut être réduite à un combustible.

Les éclaboussures périphériques renforcent cette idée du mouvement mécanique. Elles sont les traces d’un choc répété, l’écho visuel d’un rouage, d’un automate qui ne s’arrête jamais. Le motif n’est pas aléatoire, il est trop systématique. C’est la signature d’une automatisation des gestes, d’un processus qui produit du vivant sans intention, ou plutôt qui imite le vivant jusqu’à l’épuiser.

Dans cet espace blanc presque clinique, les taches deviennent des erreurs programmées. Ce qui devrait être une preuve de vie se transforme en preuve de fonctionnement. Le blanc absorbe le rouge comme une interface absorbe un signal : sans émotion, sans mémoire. Tout se déroule dans la froideur d’un protocole, d’une machine qui extrait, projette, répand.

L’œuvre montre ce moment où l’organique n’est plus événement, mais routine. Où le sang n’est plus un choc, mais un motif. Où les éclats ne racontent plus une blessure, mais l’usure d’un système qui continue de tourner même quand il n’y a plus rien à faire tourner.

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Automation Bodies Sciences

Rainbow

Dopamine x Serotonine x pixel

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Bodies Sciences Tech for good

Dop

Dopamine neurons x Thunder

Encre noire, papier blanc, aucune enveloppe humaine. Seulement des ramifications nerveuses qui s’étirent comme des éclairs figés, des axones qui avancent malgré eux, portés par un cycle dopaminergique devenu mécanique. Le dessin suggère des neurones mais ne cherche jamais à les représenter fidèlement. Ils fonctionnent ici comme des silhouettes biologiques vidées de leur intimité, des circuits élémentaires, réduits à leurs impulsions.

La dopamine n’a plus rien du messager de la récompense, elle devient ce flux imposé qui sourd en continu dans nos vies digitales. Sur le papier, les traits se propagent par capillarité comme le ferait une impulsion qui ne sait plus quand s’interrompre. Chaque branchement semble hésiter entre la croissance organique et la fracture, entre l’arborescence du vivant et la ligne cassée du réseau technique. L’encre avance en spasmes irréguliers, comme si le système nerveux lui-même avait été soumis aux logiques d’un algorithme trop simple et trop persistant.

La lumière blanche du support laisse croire à une zone de liberté, puis disparaît en silence derrière les lignes qui se multiplient. Le dessin devient une cartographie minimale d’une chimie manipulée, un cycle biologique repris en main par des usages numériques répétés jusqu’à l’automatisme. Dans ces fissures d’encre, il n’y a plus de sujet, seulement des signaux. Plus de plaisir, seulement une boucle.

Ink on paper 20×30

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Automation Bodies Sculpture

Mistral

Samothrace x Pixel x Fall x Shortened wings

La victoire ne guide rien, ne célèbre rien : elle a perdu sa tête, perdu son cerveau, perdu ce qui fait direction. Elle ne tient plus. Elle s’enfonce lentement. Elle semble prier malgré elle, penchée, affaissée, retenue au moment de tomber. Le souffle ne soulève plus mais pousse. Les ailes sont rognées, ont perdu toute idée de liberté. Elle est au point de chute.

Chaque point est posé mécaniquement, d’un geste toujours le même, sans élan, sans choix. De  micro-impacts qui construisent par ce qu’ils détruisent.

De loin : la draperie, l’inclinaison, la dynamique figée. De près : trous, manques, zones qui s’effacent sous leur propre trame, fragments.

Le triomphe n’existe plus. Défaite silencieuse, corps sans élan, signal faible en voie d’extinction. 

Encre sur papier, 30×40

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Bodies Green & Nature Sculpture

Hello my dear

dead tree x animal x forest

#nature made this

Hello my dear naît d’un arbre déraciné, affaibli par les tempêtes qui secouent désormais les forêts trop souvent. Le tronc mort s’est effondré dans une posture inattendue : une tête, un museau, des bois improvisés par des éclats. Aucun geste humain, seulement la rupture et la fatigue du vivant.

La mousse recouvre le bois comme une seconde peau, épaisse, silencieuse. Elle adoucit la violence de la chute, renforce la silhouette, maintient l’illusion d’une présence immobile. Le mort et le vivant glissent l’un dans l’autre.

Hello my dear n’imite rien : il apparaît. Une créature sans yeux qui semble pourtant regarder. Une figure offerte par le hasard, visible seulement à celui qui accepte de lire dans les fractures du paysage.

Les forces à l’œuvre sont simples : vent, pluie, épuisement, dérèglement. La nature compose ici sans intention, mais avec une précision qui surprend. Une sculpture involontaire, née du climat qui se dérègle autant que des gestes invisibles de la forêt.

Hello my dear rappelle que les présences surgissent parfois là où un corps tombe. Et qu’un arbre mort peut encore, une dernière fois, porter la forme d’un vivant.

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Automation Bodies Featured Sciences

Traffic Jam

Flows x process x Life chemistry

Inspirée de la célèbre carte métabolique de Boehringer, Traffic Jam transpose la complexité biochimique du corps humain dans une logique de congestion systémique. Ce qui, à l’origine, illustre la perfection des cycles vitaux devient ici une cartographie d’automatismes : un réseau saturé, une circulation continue où chaque molécule obéit à un trajet imposé.

Les flèches, dépouillées de leurs noms et de leurs légendes, ne signalent plus la vie mais la répétition aveugle du mouvement. Tout y circule, rien ne s’y incarne. La biologie se confond avec la logique algorithmique, le métabolisme devient protocole, l’humain s’efface derrière le processus.

En jouant sur la métaphore de l’embouteillage métabolique, l’œuvre questionne la réduction de la vie à une somme de flux automatisés, le corps à un réseau de production sans conscience, et le monde vivant à une mécanique d’optimisation.
Sous l’apparente neutralité scientifique, Traffic Jam évoque l’épuisement du vivant pris dans les circuits fermés de ses propres algorithmes.

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Automation Bodies Tech for good

The new phone

Mobile phone x skin x senses

Digital image 40×30

Un hybride troublant : la chair devient interface, le smartphone se fond dans la peau humaine, et des organes sensoriels apparaissent, déformés, répartis sur sa surface. Une oreille, deux yeux, une bouche — déplacés, figés, à l’écoute. L’objet n’est plus un outil, c’est une entité. Ou peut-être sommes-nous devenus son extension.

L’œuvre interroge la nature des dispositifs numériques comme prothèses de la perception et de l’identité. Le téléphone ne fait plus que connecter : il voit, écoute, parle, mémorise. En retour, nous lui donnons notre attention, notre voix, notre visage, nos gestes.

Ce n’est pas un téléphone. C’est le reflet d’un sujet connecté, ayant externalisé ses sens et intériorisé la machine.

A disconcerting hybrid: flesh becomes interface, the smartphone merges with human skin, and sensory organs emerge distorted across its surface. An ear, two eyes, a mouth—displaced, unblinking, listening. This object is no longer a tool but a being. Or perhaps we have become its extension.

The piece questions the nature of modern devices as prostheses of perception and identity. It embodies how smartphones do not only connect us—they hear, watch, speak, and even remember for us. In return, we feed them attention, touch, voice, and face.

This is not a phone. This is the mirror of a connected subject who has externalized their senses and internalized the machine.

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Automation Bodies Featured Tech for good

Tadam

Blood x Gears x Social Noise x Tear Drops

Ink on paper 60 x 40 cm

Cette composition se déploie comme une constellation fragmentée de taches rouges, évoquant à la fois des éclaboussures de sang, des micro-engrenages défectueux et des larmes isolées. Le fond d’un blanc éclatant amplifie la violence silencieuse de chaque trace, telle une surface clinique troublée par un traumatisme invisible. L’œuvre oscille entre l’organique et le mécanique, entre la blessure intime et le dérèglement collectif. Chaque point semble à la fois accidentel et programmé, renvoyant à un système où émotion, données et altération se fondent sans distinction. D’une esthétique minimale mais d’une densité conceptuelle marquée, la pièce interroge les seuils du contrôle et de l’effondrement dans un monde gouverné par un code invisible.

This composition unfolds as a fragmented constellation of red stains, evoking at once blood splatters, malfunctioning micro-gears, and isolated teardrops. The stark white background amplifies the silent violence of each mark, like a clinical surface disrupted by unseen trauma. The work oscillates between the organic and the mechanical, the intimate wound and collective disturbance. Each dot feels both accidental and programmed, pointing to a system where emotion, data, and damage are indistinguishably merged. Aesthetically minimal, conceptually dense, the piece questions the thresholds of control and collapse in a world governed by invisible code.

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Automation Bodies Sciences Tech for good

Twins

Meiose  x smiley x globes x ghost x cry

Ink on paper 20 x 30 cm

Deux formes globulaires flottent dans un espace blanc — floues, cellulaires, comme observées au microscope. À première vue, elles semblent identiques. Mais en y regardant de plus près : l’une porte la trace à peine visible d’un visage souriant, l’autre est disloquée, spectrale, marquée de traits verticaux — un code-barres de chagrin.

Twins évoque la méiose, ce processus biologique de division cellulaire — mais ici, ce ne sont pas les chromosomes qui se divisent. C’est l’identité numérique. Deux “entités” émergent : l’une, agréable, commercialisable, exploitable — un smiley. L’autre, cryptée, émotionnelle, brisée — illisible, invendable. La métaphore du jumeau numérique est pervertie : nous sommes clonés, oui, mais de manière asymétrique — un soi pour les plateformes, l’autre pour l’oubli.

Le jumeau de gauche simule la joie.
Celui de droite en paie le prix.

Tous deux hantent le système qui les a produits.
Et ensemble, ils murmurent : nous ne sommes pas entiers.

Two globular forms hover in white space—fuzzy, cellular, as if viewed under a microscope. At first glance, they appear identical. But look closer: one wears the faint trace of a smiley face, the other is disfigured, ghostlike, marked by vertical strokes—a barcode of sorrow.

Twins evokes meiosis, the biological process of cellular division—but in this case, it’s not chromosomes that split. It’s digital identity. Two “entities” emerge: one palatable, marketable, usable—a smiley. The other, encrypted, emotional, broken—unreadable, unsellable. The digital twin metaphor is corrupted: we are cloned, yes, but asymmetrically—one self for platforms, the other for oblivion.

The left twin performs joy.
The right one bears the cost.

Both haunt the system that created them.
Together, they whisper: we are not whole.

Ink on paper 40×30

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Bodies Featured

Persephone

Half Greek statue from Persephone x No Brain x Jewels x Closed eyes

Drawing on paper 40 x 30 cm

Cette apparition pâle de Perséphone n’émerge pas du marbre, mais de l’absence. Rendue visible par une constellation fantomatique de points, la figure flotte à mi-chemin entre la forme et le vide — inachevée, effacée, ou simplement en train de disparaître.

L’allusion mythologique est explicite : Perséphone, déesse des deux mondes — lumière et souterrain, surface et ombre — est ici suspendue. Mais sa couronne a disparu, remplacée par le néant, son regard est clos, sa tête vide — une critique directe des icônes modernes, vidées de pensée, de conscience, de résistance.

Les bijoux, encore visibles, brillent avec ironie — symboles de valeur sans identité, de beauté sans voix. Son cerveau manquant n’est pas une absence, mais une extraction — peut-être délibérée. Peut-être une stratégie de survie.

Perséphone devient ainsi une allégorie du corps passif à l’ère de l’automatisation :
Élégant, inerte, orné, aveugle.


This faint apparition of Persephone emerges not from marble, but from absence. Rendered through a ghostly constellation of dots, the figure floats halfway between form and void—unfinished, erased, or simply fading.

The mythological allusion is clear: Persephone, goddess of dual worlds—light and underworld, surface and shadow—is caught in suspension. But here, her crown is replaced by nothingness, her gaze closed, her head empty—a critique of modern icons stripped of thought, awareness, or resistance.

The jewels, still visible, mockingly gleam—symbols of value without identity, of beauty without voice. Her missing brain is not a lack, but a removal—perhaps deliberate. Perhaps a survival tactic.

Persephone becomes a commentary on the passive body in the age of automation:
Elegant, inert, adorned, blind.

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Automation Bodies Green & Nature

Sunny day

Random walking zombies x No water x No sun x No nature x Distorted Shadows

Ink on paper 30 x 40 cm

Une foule avance — sans direction, silencieuse, identique dans sa fragilité. Seules des lignes décrivent leur présence, mais ce sont les ombres qui révèlent la vérité : lourdes, opaques, inéluctables. Le soleil est absent, pourtant les ombres tombent — une lumière fausse, peut-être artificielle, peut-être métaphorique.

Ces figures sont des êtres post-naturels, privés d’eau, de racines, de véritable soleil. Dénuées de tout décor organique, elles errent sur une plaine abstraite, comme des bots dans un vide de données, ou des utilisateurs perdus dans le scroll infini. Leur destination ? Aucune. Leur raison d’être ? Oubliée.

Le titre Sunny Day est ironique. Il n’y a ni ciel, ni chaleur, seulement l’illusion de lumière. Ce sont les morts-vivants de la modernité numérique — zombies de la répétition, de la consommation passive, du déterminisme algorithmique.

Les ombres déformées sont la dernière trace de l’humain — reflets grotesques, exagérés, de quelque chose que nous ne sommes plus.

A crowd advances—directionless, silent, identical in fragility. Only lines describe their presence, but shadows tell the truth: heavy, opaque, and inescapable. The sun is nowhere, yet shadows fall—false light, maybe artificial, maybe metaphorical.

These figures are post-natural beings, devoid of water, roots, or real sun. Stripped of any organic backdrop, they roam an abstract plain, like bots in a data void or users lost in infinite scroll. Their destination? Nowhere. Their purpose? Forgotten.

The title “Sunny Day” is ironic. There is no sky, no warmth, only the illusion of light. They are the walking dead of digital modernity—zombies of repetition, of passive consumption, of algorithmic determinism.

The distorted shadows are the last trace of humanity—exaggerated, grotesque reflections of something we no longer are.

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Bodies Green & Nature Installation Sculpture

Shampoo

Ikea board x dead tree x plastic fishes x plastic dress x influence x baby dolls

Sous une branche morte, un cercle de petites poupées se rassemble en adoration, les yeux levés vers des méduses rose fluo suspendues. Mais ces créatures ne sont pas marines : ce sont des fragments d’emballages plastiques, déformés en appâts décoratifs.

La scène évoque un rituel. Les poupées, dénudées et stylisées comme de minuscules influenceuses, fixent avec des yeux grands ouverts et identiques les objets flottants au-dessus d’elles. Toute différence a disparu — genrées, lissées, formatées — chaque figure reflète la suivante. Les masses roses flottent comme des idéaux artificiels, illusions suspendues, inaccessibles.

Cette œuvre met en scène une satire troublante des rêves d’enfance façonnés par la beauté synthétique et l’influence algorithmique. Une publicité pour shampoing transformée en liturgie païenne : tableau de soumission, de fantasme consommé, et de fausse autonomie.

Ici, tout est en plastique — y compris le désir.

Beneath a lifeless branch, a coven of small dolls gathers in adoration, gazing upward at floating neon-pink fish. Yet these creatures are not marine life—they’re scraps of plastic packaging, deformed into decorative bait.

The scene mimics a ritual. The dolls, stripped and stylized like tiny influencers, stare with wide, identical eyes at the objects above. All differences erased—gendered, polished, formatted—each character mirrors the next. The pink masses float like artificial ideals, suspended illusions impossible to grasp.

This work stages an unsettling satire of childhood dreams shaped by synthetic beauty and algorithmic influence. A shampoo ad turned pagan liturgy, it is a tableau of submission, consumer fantasy, and false agency.

Everything here is plastic—desire included.

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Bodies Featured Green & Nature Sculpture

Spider

Iron – 10 x 20 x 20 cm

Avec une élégance troublante, cette créature arachnéenne étend ses pattes comme des antennes — prêtes à piéger, ressentir, cartographier. Forgée en fil de fer, sa matière n’est pas un hasard : froide, conductrice, invasive. Elle ne rampe pas sur les murs — elle circule dans le domaine numérique, tissant un réseau qui capture bien plus que des insectes. Elle scanne.

Cette araignée n’est pas biologique. C’est une métaphore du Web lui-même. Silencieuse, omniprésente, résiliente, elle érige des architectures invisibles où la donnée devient proie. La sculpture évoque la surveillance, le traçage, le ciblage comportemental — et surtout, l’enfermement.

La forme est légère, mais le sens est lourd.

La toile est absente

With unsettling elegance, this arachnid creature extends its legs like antennae—ready to trap, feel, map. Forged from wire, its material is no accident: cold, conductive, invasive. It does not crawl across walls—it crawls across the digital realm, spinning a network that entangles more than insects. It scans.

This spider is not biological. It’s a metaphor for the Web itself. Silent, omnipresent, and resilient, it builds invisible architectures where data becomes prey. The sculpture references surveillance, tracking, behavioral targeting, and above all, entrapment.

The form is light, but the meaning is heavy.

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Automation Bodies Installation Sculpture Tech for good

Puppets

Gold Love x Iron Puppets x Web trapp x Gafam x Dead Tree shadow

100 x 50 cm

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Automation Bodies Featured Sculpture

Fake True

IA generated faces x Removed senses

Iron sculpture| 90 x 50 x 10 cm

Suspendus dans le silence, ces masques en fil de fer évoquent des visages humains déformés — réceptacles vides, sans oreilles, sans bouche, sans yeux, originalement généré par une IA. Ils flottent tels des fantômes numériques, hantant l’espace par une absence troublante d’identité et de perception. Chaque forme rappelle le bruit génératif de l’intelligence artificielle tentant de simuler l’humain sans jamais en saisir l’essence.

Ces « visages » ne sont ni vrais ni faux, mais des composites dérangeants, nés d’ensembles d’entraînement et d’abstraction. Leurs sens manquants témoignent d’un monde où la donnée remplace l’expérience, où l’expression devient un écho sans origine. Ou le digital remplace l’humain.

Le spectateur se retrouve face à un miroir… qui ne reflète plus rien.

Suspended in silence, these wireframe masks evoke distorted human faces—empty vessels devoid of ears, mouths, or eyes. They float like digital phantoms, haunting the space with an eerie absence of identity and perception. Each form recalls the generative noise of artificial intelligence attempting to simulate the human without ever grasping its essence. These “faces” are neither real nor false, but unsettling composites born from training sets and abstraction. Their missing senses speak to a world where data replaces experience, and expression becomes an echo without origin. The viewer confronts a mirror that does not reflect.

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Automation Bodies

The clock

clock x life cycle x mobile phone

A minimalist circle, dissected and cadenced like a clock, where each hour is no longer a number but a movement of the body. The figure, barely outlined, fragments into angular postures that repeat a modern ritual: waking, commuting, working, scrolling. The smartphone, omnipresent, becomes the silent axis around which the day turns. The drawing does not show the passage of time—it embodies its mechanical absurdity. The precision of the lines contrasts with the alienation they depict: an existence reduced to routine, tracked and controlled by invisible metrics. The gesture is both universal and intimate—a choreography of constraint.

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Automation Bodies

As usual

A stripped-down visual loop. The life cycle of a modern connected human — sketched in its most essential mechanics. Four minimal postures, rigid and cold, that could belong to anyone: standing, sitting, commuting, lying. The presence of a device — phone or laptop — never fades, clinging like an extension of the hand or spine.

Here, the machine does not dominate by force but by repetition. The movements are automated, the transitions seamless. There is no beginning, no climax, no relief.

The final posture is the most disturbing: the body reclines horizontally, still tethered to the screen. Is it sleep? Or something terminal? The ambiguity hangs in the silence. It is the moment when function, fatigue and disappearance become indistinguishable.

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Bodies Green & Nature

Sun is beyond the cloud

Clouds x Random walking x No water x No sun