Catégorie : Unclassified

  • Me in a tree

    Pixellised photo of myself in front of a tree

    Photography

    A silhouette stretches along the ground, merging the shape of a human body (the artist himself) with the upper branches of a tree. The figure is rooted, yet intangible — made not of bark or flesh, but of digital grain, pixel noise, interference.

    The image stages a strange grafting: man and nature, collapsed into a single outline. But the medium betrays the illusion. What looks like a photograph of connection is corrupted by technological detachment. The digital surface is noisy, sterile, disembodied. The tree, once a symbol of rootedness, becomes just another texture, flattened and encoded.

    This is no longer about belonging to nature — it is about being absorbed by its simulation. The self is pixelated. The soil is gone.

  • Halloween

    Web from spiders under drugs treatments

    4 layers of different webs performed by spiders under the influence of different drugs

    Drawing – 30×20 cm

  • Big Bang

    Drawing – 30×20 cm

  • Your brain is our brain

    G. Artificial Intelligence Code released

    De loin, la silhouette d’un cerveau, évanescente, presque translucide. De près, une marée de lignes de code. Pas de neurones, pas de synapses, mais des variables, des boucles, des fonctions. Ce n’est pas une métaphore: c’est une substitution. Le code se fait cortex, l’algorithme devient matière grise. L’intelligence n’est plus biologique mais textuelle, écrite dans un langage qui n’a rien de naturel. L’œuvre fait écho à ce moment fondateur où certaines entreprises ont ouvert leurs premiers modèles d’intelligence artificielle au monde, sous couvert d’«open source». L’ouverture n’était pas un partage, plutôt une invitation à participer à l’entraînement d’une machine qui apprend de nous pour mieux nous dépasser. Your Brain Is Our Brain expose ce glissement: en livrant nos usages, nos phrases, nos clics, nous avons offert notre réflexion, notre raisonnement. Nos cerveaux sont devenus ressource, matière première. Le cerveau collectif s’écrit désormais en lignes de commande. Ce n’est pas un dessin. C’est une radiographie inversée: l’humain décomposé en syntaxe, reprogrammé en code.

    Drawing – 30×20 cm

  • Please read me

    Eyes tracking reading VS infinite scroll

    Basés sur des résultats d’études d’eye tracking, ces points flottent, suspendus. Horizontalement, on devine un trajet, des haltes régulières: c’est la lecture horizontale, l’ancien rituel. Le regard avance par bonds, s’ancre, s’élève, respire. En face, d’autres formes se dispersent, tombent, glissent vers le bas. C’est le flux infini du scroll, la gravité du digital. Le geste vertical n’ancre pas, il entraîne, il aspire, il défile sans fin. Il se projette dans les tréfonds. Sont mises en tension deux temporalités du savoir:  celle du livre, linéaire, patiente, construite dans l’horizontalité;  celle de l’écran, interminable, avalant le temps en cascade verticale. Please, Read ME est une supplique. Celle d’un texte qui demande encore à être lu, plutôt que balayé. Celle d’un lecteur qui se souvient du plaisir d’habiter une phrase, au lieu de glisser d’image en image. Interrogation: lisons-nous encore, ou scrollons-nous seulement?