Why?

I’m concerned by life progressive automation, digital manipulation, digital addictions, lack of tech for good, passive destruction of our environment, profit unsharing and impact on our life and bodies.

Here is my book to understand what’s happening on the Tech scene, with a neutral vision

Whole Project Abstract

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To better understand Clear Shadows project and source of inspiration

@digital_conception
@automatization_of_life
@the_darker_is_the_worst
@tech_for_good_activist
@anti_gafam
@digital_addiction
@0_and_1_digits
@creative_chance
@data_origination
@algorithms_and_formulas

@chemical_process
@brownian_movement
@microscopic_world
@world_of_anonymous
@passivity_and_manipulation
@continuous_cycles
@tears_and_water
@induced_feelings
@turning_around
@unvisible

Born in 1975 in France, but nobody cares!

Many drawings are digitally conceived and data originated, but some are inspired by nature and serendipity

Generally, the darker is the worst! I rarely add colors

0 and 1 may now be enough to depict the world!

Clear Shadows est un projet artistique né d’une rupture. Une rupture physique, mentale, presque organique avec le flux numérique continu. En 2015, après des années passées au cœur du digital, de l’innovation et des modèles technologiques, le corps de son créateur a dit stop. Trop d’écrans, trop de notifications, trop de sollicitations invisibles. Ce burnout numérique n’est pas un accident individuel, il est un symptôme. Il marque un moment charnière où l’accélération technologique cesse d’être perçue comme un progrès neutre pour devenir une force autonome, silencieuse, omniprésente, agissant sur les corps, les esprits et les environnements.

Clear Shadows prend forme à partir de ce constat. Le projet ne cherche pas à illustrer la technologie, ni à la dénoncer frontalement. Il cherche à en révéler les zones d’ombre, celles qui ne se voient pas, celles qui agissent en arrière-plan. Les mécanismes d’automatisation de la vie, de manipulation algorithmique, d’addiction aux interfaces, de dépossession de l’attention et du temps, de déstructuration de nos habitats. Ce qui est en jeu n’est pas seulement le numérique, mais ce qu’il fait à l’humain et son environnement lorsqu’il devient invisible, normalisé, intégré au quotidien sans friction apparente.

Le choix du titre Clear Shadows est volontairement paradoxal. Il évoque une lumière trop forte pour être honnête, une transparence proclamée qui masque des zones opaques. Les œuvres mettent en tension cette promesse de clarté avec la réalité des ombres produites. Elles montrent que ce qui est présenté comme fluide, efficace, optimisé, repose souvent sur des systèmes fermés, extractifs, et profondément déséquilibrés. L’ombre n’est pas un accident, elle est structurelle. Le sujet est souvent à la fois victime et moteur des dérives de cet écosystème.

Une esthétique de la réduction et de l’effacement

Les œuvres de Clear Shadows s’inscrivent dans une esthétique radicalement épurée. Le noir et le blanc dominent, parfois traversés de gris ou de rares accents colorés. Cette réduction chromatique renvoie à la logique binaire du numérique, au monde des 0 et des 1, à la simplification extrême des réalités complexes. Elle traduit aussi une volonté de retrait, d’effacement de toute expressivité superflue. Rien n’est décoratif. Chaque forme est fonctionnelle, chaque contraste est porteur de sens.  Les couleurs ne sont là souvent que pour enjoliver la réalité ou reprendre les codes joyeux des systèmes pointés du doigt. 

L’humain, paradoxalement, est presque absent. Il n’apparaît jamais comme individu identifiable. Les visages sont supprimés, les corps sont fragmentés, mécanisés, réduits à des données, des gestes répétitifs, des silhouettes anonymes, les voix brouillées. Ce choix n’est pas une déshumanisation gratuite, mais un constat. Dans les systèmes automatisés contemporains, l’humain n’existe plus comme sujet, mais comme variable. Il est mesuré, tracé, converti, optimisé. Clear Shadows met en scène cette disparition progressive de l’individu au profit de profils, de courbes, de métriques.

Les œuvres excluent volontairement toute présence de « vrais gens » pour souligner cette perte d’incarnation. L’auteur s’efface lui aussi. Le geste artistique cherche à minimiser toute signature personnelle. Le recours à des procédés numériques, à des règles algorithmiques, à des données objectives vise à neutraliser l’ego pour laisser apparaître le système. Ce n’est pas une autobiographie, c’est une autopsie.

Données, cycles et déterminisme

Une part centrale du projet repose sur l’utilisation de données réelles. Rythmes cardiaques, trajets GPS, cycles biologiques, processus chimiques, mouvements browniens. Ces éléments ne sont pas des illustrations scientifiques, mais des matériaux plastiques. Ils structurent la forme même des œuvres. La donnée ne sert pas à expliquer, elle sert à contraindre, à guider, parfois à enfermer.

Les notions de répétition, de boucle, de cycle fermé sont omniprésentes. Elles renvoient aux mécanismes de l’économie de l’attention, aux notifications infinies, aux scrolls sans fin, aux promesses toujours renouvelées d’un plaisir immédiat. L’œuvre ne progresse pas, elle tourne. Elle revient sur elle-même. Elle simule l’illusion du mouvement alors que tout est figé. Cette circularité est volontairement anxiogène. Elle reflète une temporalité contemporaine saturée, sans projection, sans rupture possible.

Face à ce déterminisme, une place est parfois laissée au hasard réel, au mouvement brownien, à l’imprévisibilité du vivant. Ces éléments introduisent une fragilité dans le système. Ils rappellent que tout ne peut pas être contrôlé, que le vivant résiste encore, à l’échelle microscopique, à l’automatisation totale. Cette tension entre contrôle algorithmique et hasard biologique traverse l’ensemble du projet.

Corps, affects et matière invisible

Clear Shadows est profondément concerné par le corps. Non pas le corps idéalisé, mais le corps affecté, modifié, contraint. Les œuvres interrogent l’impact physiologique et psychique des technologies. La fatigue, l’addiction, la perte d’attention, l’anxiété diffuse, la réduction des sensations. Certaines pièces s’intéressent à des processus moléculaires ou chimiques, comme la dopamine, pour montrer comment des mécanismes biologiques fondamentaux sont exploités, amplifiés, détournés à des fins économiques.

L’eau, et plus particulièrement la larme, revient comme motif récurrent. Elle symbolise à la fois le flux continu, irréversible, et une forme de résidu émotionnel. La larme est ce qui échappe au langage, ce qui coule malgré le contrôle…ou se qui ne coule pas, à tort. Elle est à la fois intime et universelle. Dans Clear Shadows, elle devient donnée, goutte, pixel, unité mesurable, révélant la violence silencieuse de cette conversion de l’émotion en information.

Les émotions présentes dans le projet sont volontairement unilatérales. Colère, peur, tristesse, frustration, solitude. Les contre-émotions positives sont absentes ou simulées. La joie, la bienveillance, la compassion apparaissent comme des artifices, des promesses marketing. Cette asymétrie est assumée. Elle reflète un monde numérique qui capte mieux les affects négatifs, plus engageants, plus rentables.

Environnement, déchets et faux progrès

Le projet embrasse également la dimension environnementale du numérique. Derrière la promesse d’un monde dématérialisé se cache une réalité matérielle lourde, polluante, destructrice. Plastiques, déchets, infrastructures invisibles, câbles sous-marins, data centers. Certaines sculptures et installations utilisent directement des rebuts industriels ou des matériaux récupérés pour rendre tangible cette face cachée.

Clear Shadows questionne le récit dominant du « tech for good ». Non pas pour nier l’existence de technologies utiles ou vertueuses, mais pour montrer combien ce discours masque des logiques de profit non partagé, de concentration du pouvoir, d’externalisation des coûts humains et écologiques. Le projet ne propose pas de solution clé en main. Il refuse le confort des réponses simples. Il se situe dans une zone critique, inconfortable, volontairement non résolue.

Clear Shadows n’est ni un manifeste technophobe, ni une célébration nostalgique du passé. C’est un travail de dévoilement. Il cherche à rendre visible ce qui agit dans l’ombre, à ralentir le regard, à créer des zones de friction dans un monde conçu pour être lisse. Chaque œuvre est une tentative de suspension. Un arrêt sur image. Une invitation à regarder autrement ce que l’on ne regarde plus.

Prolongement avec l’essai « Nous, les automates »

Clear Shadows ne s’arrête pas aux œuvres. Le projet trouve son prolongement naturel dans l’essai Nous, les automates, conçu comme un espace de pensée autonome mais intimement lié au travail plastique. Là où les œuvres montrent, l’essai creuse. Là où les images suggèrent, le texte démonte, relie, met en perspective. Il ne s’agit pas d’un commentaire d’exposition ni d’un mode d’emploi des pièces, mais d’un déplacement du regard vers le champ philosophique, politique et anthropologique.

Nous, les automates part du même point de rupture que Clear Shadows. Le burnout numérique n’y est pas traité comme une fragilité individuelle, mais comme un signal faible annonçant une mutation profonde. L’essai analyse la manière dont l’automatisation s’est déplacée des machines vers les comportements, puis vers les désirs eux-mêmes. L’automate n’est plus un objet extérieur. Il devient un mode d’existence. L’humain continue d’agir, de cliquer, de produire, mais dans des cadres de plus en plus prescrits, orientés, optimisés.

L’essai développe la notion de Homo Cubile, figure centrale du projet. Un humain allongé, immobile en apparence, mais hyperactif cognitivement. Un corps réduit à une interface, une main, un regard. Un être dont l’énergie vitale est captée par des flux numériques continus. Cette figure traverse implicitement les œuvres de Clear Shadows. On la retrouve dans les silhouettes absentes, dans les gestes mécaniques, dans les rythmes biologiques transformés en données. L’essai en propose une formalisation conceptuelle.

Là où Clear Shadows travaille par réduction visuelle, Nous, les automates procède par accumulation critique. Il relie économie de l’attention, modèles publicitaires, plateformes sociales, design persuasif, neurosciences, et transformation du rapport au temps. L’essai montre comment la promesse de liberté technologique s’est inversée en une économie de la paresse organisée. Une paresse non pas reposante, mais fonctionnelle, rentable, instrumentalisée. Penser moins, décider moins, déléguer plus, tout en restant constamment sollicité.

Le texte insiste sur un point central déjà présent dans les œuvres. L’automatisation n’est pas imposée par la force. Elle est acceptée, désirée, intégrée. C’est une servitude volontaire contemporaine, douce, confortable, rarement perçue comme telle. Cette passivité consentie est l’un des fils rouges de Clear Shadows. Les figures anonymes, les boucles sans fin, les systèmes clos renvoient directement à cette idée développée dans l’essai.

Nous, les automates permet également de replacer Clear Shadows dans une temporalité plus large. Le projet ne documente pas un instant présent, mais une phase de bascule. L’essai inscrit les œuvres dans une histoire longue de la rationalisation, de la mesure du vivant, de la quête de performance. Il interroge ce que devient la notion de liberté lorsque les choix sont prédits avant d’être formulés, lorsque l’émotion précède la pensée, lorsque le corps s’adapte aux interfaces plutôt que l’inverse.

Enfin, l’essai assume une position claire. Il ne cherche pas à réconcilier, ni à rassurer. Comme Clear Shadows, il refuse la posture du médiateur culturel ou du technosolutionnisme. Il n’apporte pas de réponse clé en main, mais propose un cadre de lucidité. Une mise à distance critique. Un ralentissement volontaire. Le texte et les œuvres fonctionnent alors comme deux faces d’un même dispositif. L’un agit par choc visuel et symbolique, l’autre par dévoilement analytique. Ensemble, ils composent un projet global, cohérent, qui interroge frontalement ce que nous devenons lorsque nous cessons de nous penser autrement que comme des automates dociles et efficaces.

The genesis of Clear Shadows project

The author had a digital burnout in 2015. Too many screens, too much continuous flow of information. The problem, his job is precisely 100% in the digital and innovation area. He had to disconnect, partly.

This period also marks the exponential acceleration of social networks, the explosion of addictions to screens and their notifications, the ethical shift of many technological projects, the collective awareness of the harmful impacts of all these digital solutions on the world. man and his environment, and of the only non-avowable finality which can be summed up in the enrichment of their designers and funders.

Thus, the author gave birth to this Clear Shadows project in 2018, resulting from his experiences in the digital world, his understanding of digital business models, and his desire to unveil the unseen with a more artistic awareness.

Then the concept was extended progressively to a whole sensibilisation to passive destruction of human kind and environment.

The genesis of the Artworks

Through his works, deliberately designed digitally and with the minimum human impact in the creative process to hide any individuality, thanks to the technologies of the digital giants, Clear Shadows tries to figure out that tech for good is far from being a major societal concern, and that the automation of our lives is still in its infancy.

The works use the most popular types of media, video or images, deliberately use 2 colors, black and white, with admittedly some shades of gray. The use of darkness takes us to the depths of technologies diverted from the common good.

Refined, most of the works have a didactic vocation, with minimalist aesthetic work, focusing on the essence of the conceptual purpose.

We generally find there a Manichean universe of 0 and 1s, bubbles and bars, or evocative signs of these two binary components intrinsic to the construction of any digital solution.

Data, mechanisms or algorithms often guide the very design of works, with the use of a figure, a curve, a data lake … and only leave a chance under digital control. Everyday, life or human objects that are sometimes explicit are only a pretext to inject data in them.

The works, for some, leave a place to the true chance of life, the Brownian motion, symbol of microscopic life and of the present moment, holds a large place there.

The police is Inconsolata

The Gafam are most of the time criticized, whether it is by their positions, their business model, their incarnator, or for the impact of their solutions on our lives in the short, medium or long term.

“Real people” are totally excluded from any form of presence in the works, in order once again to put emphasis on the automation of our biological or psychic lives.

The works are precisely concerned with the molecular level which makes it possible to materialize life. The works are also interested in discoveries and physical, biological or physiological processes, for which Man has succeeded in finding a tech for good outcome.

The repetition, the echo, the loop, the return to square one also hold a preponderant place in this fatalistic spiral.

The anonymity is also present in Clear Shadows to show an invisible hand manipulating our societies. Few works are self-centered on their originator. The author does not care giving his real name.

Passivity is also present, with, in addition to the uncontrollable runaway without safeguards of the system, the passive acceptance of its own denaturation by man via a certain form of self-slavery.

Water for its continuous flow and cycle, infiltrating, irreversible and more specifically tears is present

Certain feelings & emotions, widely spread on the web, are also very present: anger, hatred, vanity, sadness, lies, manipulation, short-term satisfaction, isolation, fear … and are generally put in abyss with their counter-feeling complementary ideal knowingly absent or falsely present in works: temperance, benevolence, mutual aid, joy, transparency, happiness, group, compassion

And, of course, this text has been automatically translated with Gafa tools!

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