
Flag x rating stars x Tech Giants
Please rate me détourne le drapeau américain en remplaçant ses étoiles par celles du rating numérique. Des étoiles de confiance, jaunes et standardisées, celles que l’on distribue, que l’on collecte, que l’on attend avant d’agir. Sans elles, plus de réservation, plus d’achat, plus de service. La transaction n’existe que si elle est notée. Ici, la confiance n’est plus politique ni symbolique, elle est calculée. Elle repose sur des scores, des moyennes, des avis agrégés. Les étoiles ne représentent plus des États mais des niveaux d’acceptabilité. Être visible, fiable, fréquentable. Le drapeau devient une interface. Toutes ces étoiles renvoient à un même territoire. Les plateformes qui structurent la confiance mondiale sont presque exclusivement américaines. Elles organisent les flux, arbitrent la crédibilité, hiérarchisent les acteurs. Internet n’a pas de frontière, mais il a un centre de gravité. Plusieurs étoiles s’ajoutent aux cinquante autres. J’ai demandé 5 fois à ChatGPT de ne m’en mettre que 51, il n’a jamais réussi. Elles ne sont pas géographiques. Ce sont les géants de la Tech. Un État sans sol, sans citoyens déclarés, mais doté de lois, de normes et de sanctions. Un pouvoir qui ne s’affiche pas comme tel, mais qui conditionne l’accès, la visibilité et l’existence économique. Please rate me montre comment un symbole de souveraineté se transforme en tableau de scores. Comment la confiance, devenue métrique, gouverne silencieusement les échanges. Un drapeau qui ne protège plus, mais qui demande à être validé. Encore. Toujours
Impression sur papier – 40 x 30



















