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Tech for good

Please Rate Me

Flag x rating stars x Tech Giants

Please rate me détourne le drapeau américain en remplaçant ses étoiles par celles du rating numérique. Des étoiles de confiance, jaunes et standardisées, celles que l’on distribue, que l’on collecte, que l’on attend avant d’agir. Sans elles, plus de réservation, plus d’achat, plus de service. La transaction n’existe que si elle est notée. Ici, la confiance n’est plus politique ni symbolique, elle est calculée. Elle repose sur des scores, des moyennes, des avis agrégés. Les étoiles ne représentent plus des États mais des niveaux d’acceptabilité. Être visible, fiable, fréquentable. Le drapeau devient une interface. Toutes ces étoiles renvoient à un même territoire. Les plateformes qui structurent la confiance mondiale sont presque exclusivement américaines. Elles organisent les flux, arbitrent la crédibilité, hiérarchisent les acteurs. Internet n’a pas de frontière, mais il a un centre de gravité. Plusieurs étoiles s’ajoutent aux cinquante autres. J’ai demandé 5 fois à ChatGPT de ne m’en mettre que 51, il n’a jamais réussi. Elles ne sont pas géographiques. Ce sont les géants de la Tech. Un État sans sol, sans citoyens déclarés, mais doté de lois, de normes et de sanctions. Un pouvoir qui ne s’affiche pas comme tel, mais qui conditionne l’accès, la visibilité et l’existence économique. Please rate me montre comment un symbole de souveraineté se transforme en tableau de scores. Comment la confiance, devenue métrique, gouverne silencieusement les échanges. Un drapeau qui ne protège plus, mais qui demande à être validé. Encore. Toujours


Impression sur papier – 40 x 30

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Automation Bodies

Gears

Gears x Fresh Blood x Automation

Encre rouge dispersée, gouttes éclatées par la pression, zones plus denses où la matière semble coaguler. On pourrait croire à un accident organique, mais la répartition trop régulière, la répétition des cercles brisés, laisse deviner un geste qui n’appartient plus au vivant. Ici, chaque impact ressemble à un engrenage inversé, un gear biologique, une denture faite de micro-giclures. Un mécanisme qui tourne sans axe, sans centre, mais qui garde la précision froide d’un système conçu pour répéter.

La couleur évoque un sang encore frais, mais ce sang ne nourrit rien. Il ne transporte plus d’oxygène, il n’incarne plus aucune présence humaine. Il devient fluide technique, résidu d’un organisme devenu moteur. Une ressource extraite, utilisée, expulsée. C’est un liquide fonctionnel, non un liquide vital. Sa vivacité apparente masque une logique d’exploitation continue : la dépense, la perte, la fuite sont absorbées dans le cycle, comme si ce rouge devait rappeler que même la biologie peut être réduite à un combustible.

Les éclaboussures périphériques renforcent cette idée du mouvement mécanique. Elles sont les traces d’un choc répété, l’écho visuel d’un rouage, d’un automate qui ne s’arrête jamais. Le motif n’est pas aléatoire, il est trop systématique. C’est la signature d’une automatisation des gestes, d’un processus qui produit du vivant sans intention, ou plutôt qui imite le vivant jusqu’à l’épuiser.

Dans cet espace blanc presque clinique, les taches deviennent des erreurs programmées. Ce qui devrait être une preuve de vie se transforme en preuve de fonctionnement. Le blanc absorbe le rouge comme une interface absorbe un signal : sans émotion, sans mémoire. Tout se déroule dans la froideur d’un protocole, d’une machine qui extrait, projette, répand.

L’œuvre montre ce moment où l’organique n’est plus événement, mais routine. Où le sang n’est plus un choc, mais un motif. Où les éclats ne racontent plus une blessure, mais l’usure d’un système qui continue de tourner même quand il n’y a plus rien à faire tourner.

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Automation Bodies Sciences

Rainbow

Dopamine x Serotonine x pixel

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Bodies Sciences Tech for good

Dop

Dopamine neurons x Thunder

Encre noire, papier blanc, aucune enveloppe humaine. Seulement des ramifications nerveuses qui s’étirent comme des éclairs figés, des axones qui avancent malgré eux, portés par un cycle dopaminergique devenu mécanique. Le dessin suggère des neurones mais ne cherche jamais à les représenter fidèlement. Ils fonctionnent ici comme des silhouettes biologiques vidées de leur intimité, des circuits élémentaires, réduits à leurs impulsions.

La dopamine n’a plus rien du messager de la récompense, elle devient ce flux imposé qui sourd en continu dans nos vies digitales. Sur le papier, les traits se propagent par capillarité comme le ferait une impulsion qui ne sait plus quand s’interrompre. Chaque branchement semble hésiter entre la croissance organique et la fracture, entre l’arborescence du vivant et la ligne cassée du réseau technique. L’encre avance en spasmes irréguliers, comme si le système nerveux lui-même avait été soumis aux logiques d’un algorithme trop simple et trop persistant.

La lumière blanche du support laisse croire à une zone de liberté, puis disparaît en silence derrière les lignes qui se multiplient. Le dessin devient une cartographie minimale d’une chimie manipulée, un cycle biologique repris en main par des usages numériques répétés jusqu’à l’automatisme. Dans ces fissures d’encre, il n’y a plus de sujet, seulement des signaux. Plus de plaisir, seulement une boucle.

Ink on paper 20×30

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Automation Bodies Sculpture

Mistral

Samothrace x Pixel x Fall x Shortened wings

La victoire ne guide rien, ne célèbre rien : elle a perdu sa tête, perdu son cerveau, perdu ce qui fait direction. Elle ne tient plus. Elle s’enfonce lentement. Elle semble prier malgré elle, penchée, affaissée, retenue au moment de tomber. Le souffle ne soulève plus mais pousse. Les ailes sont rognées, ont perdu toute idée de liberté. Elle est au point de chute.

Chaque point est posé mécaniquement, d’un geste toujours le même, sans élan, sans choix. De  micro-impacts qui construisent par ce qu’ils détruisent.

De loin : la draperie, l’inclinaison, la dynamique figée. De près : trous, manques, zones qui s’effacent sous leur propre trame, fragments.

Le triomphe n’existe plus. Défaite silencieuse, corps sans élan, signal faible en voie d’extinction. 

Encre sur papier, 30×40

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Bodies Green & Nature Sculpture

Hello my dear

dead tree x animal x forest

#nature made this

Hello my dear naît d’un arbre déraciné, affaibli par les tempêtes qui secouent désormais les forêts trop souvent. Le tronc mort s’est effondré dans une posture inattendue : une tête, un museau, des bois improvisés par des éclats. Aucun geste humain, seulement la rupture et la fatigue du vivant.

La mousse recouvre le bois comme une seconde peau, épaisse, silencieuse. Elle adoucit la violence de la chute, renforce la silhouette, maintient l’illusion d’une présence immobile. Le mort et le vivant glissent l’un dans l’autre.

Hello my dear n’imite rien : il apparaît. Une créature sans yeux qui semble pourtant regarder. Une figure offerte par le hasard, visible seulement à celui qui accepte de lire dans les fractures du paysage.

Les forces à l’œuvre sont simples : vent, pluie, épuisement, dérèglement. La nature compose ici sans intention, mais avec une précision qui surprend. Une sculpture involontaire, née du climat qui se dérègle autant que des gestes invisibles de la forêt.

Hello my dear rappelle que les présences surgissent parfois là où un corps tombe. Et qu’un arbre mort peut encore, une dernière fois, porter la forme d’un vivant.

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Green & Nature

Truf

food x waste

#nature made this

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Green & Nature

Love & hate

#Nature made this

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Automation Engraving Featured Green & Nature Sciences Sculpture Tech for good

Moon

Moon dark side x Attraction x Craters x Holes x Circles x Smoke

Elle ne produit rien, elle renvoie. Elle éblouit. Elle attire. Comme l’écran que l’on fixe sans y penser. La lumière passe à travers les perforations du papier, agit comme un révélateur. Le dessin n’est pas déposé dessus, mais creusé dedans, vidé, révélé par ce qui disparaît. L’astre existe par des manques. On n’en voit qu’une face, l’autre reste dissimulée. Comme dans la réalité, la face cachée n’est dévoilée qu’avec de la technologie, tardivement, grâce aux instruments et à la science.

L’astre agit sur les corps. À distance, il déplace les marées, règle des cycles, dérange les nuits, nourrit des légendes, métamorphose. Il est une force discrète mais constante, dont l’influence traverse l’espace.

Le geste est répété, percée après percée, jusqu’à l’automatisme. La respiration est mécanique. Les impacts s’accumulent, s’organisent, se troublent. Ils forment des cratères, nets ou diffus. De loin, la surface semble lisse. De près, elle devient un relevé de chocs, une cartographie de cicatrices. Une peau marquée. La surface est paysage, épiderme marqué, matière sensible, traces, empreintes, ombres.

Chaque trou est un minuscule déplacement, une pression, un impact muet.

Présence lointaine qui modèle en silence. Attraction permanente, réfléchie, passive. Lumière que l’on regarde trop longtemps sans s’en rendre compte.

50*70 – gravure – Led

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Automation Bodies Featured Sciences

Traffic Jam

Flows x process x Life chemistry

Inspirée de la célèbre carte métabolique de Boehringer, Traffic Jam transpose la complexité biochimique du corps humain dans une logique de congestion systémique. Ce qui, à l’origine, illustre la perfection des cycles vitaux devient ici une cartographie d’automatismes : un réseau saturé, une circulation continue où chaque molécule obéit à un trajet imposé.

Les flèches, dépouillées de leurs noms et de leurs légendes, ne signalent plus la vie mais la répétition aveugle du mouvement. Tout y circule, rien ne s’y incarne. La biologie se confond avec la logique algorithmique, le métabolisme devient protocole, l’humain s’efface derrière le processus.

En jouant sur la métaphore de l’embouteillage métabolique, l’œuvre questionne la réduction de la vie à une somme de flux automatisés, le corps à un réseau de production sans conscience, et le monde vivant à une mécanique d’optimisation.
Sous l’apparente neutralité scientifique, Traffic Jam évoque l’épuisement du vivant pris dans les circuits fermés de ses propres algorithmes.

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Automation Featured Green & Nature Sciences Tech for good

Full Moon Party

Moon hidden face x pixel art x craters x cells x map x coding x Full moon Party

Face cachée, dessin d’ombre et de poussière.
Un astre muet, disséqué en milliers de points, s’étire sur le papier comme une carte du silence.
Aucune lumière, seulement la mémoire de ce qui frappe et s’efface.

La Lune ne crée rien.
Elle ne fait que renvoyer la lumière des autres.
Un astre mort devenu influenceuse du vivant.

Toujours visible, jamais entière :
la moitié de son visage nous échappe.
Cette face cachée — muette, opaque —
rappelle tout ce qu’on ne veut pas voir dans nos propres reflets numériques.

Comme elle, nos écrans brillent sans source,
éclairent sans comprendre,
attirent sans nourrir.
Pixel après pixel, nous orbitons autour d’images mortes,
convaincus qu’elles nous éclairent.

Drawing on paper

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Automation Green & Nature Sciences

Deadlight

Moon x pixel art x Magnet

La lune ne crée rien.
Elle ne fait que renvoyer la lumière des autres.
Un astre mort devenu influenceuse du vivant.

Toujours visible, jamais entière :
la moitié de son visage nous échappe.
Cette face cachée — muette, opaque —
rappelle tout ce qu’on ne veut pas voir dans nos propres reflets numériques.

Comme elle, nos écrans brillent sans source,
éclairent sans comprendre,
attirent sans nourrir.
Pixel après pixel, nous orbitons autour d’images mortes,
convaincus qu’elles nous éclairent.

The moon creates nothing.
It only reflects the light of others —
a dead star turned influencer of the living.

Always visible, never whole:
half of its face forever hidden.
That dark side — silent, opaque —
echoes everything we refuse to see in our own digital reflections.

Like the moon, our screens shine without source,
illuminate without understanding,
attract without feeding.
Pixel by pixel, we orbit around dead images,
convinced they bring us light.

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Automation Bodies Tech for good

The new phone

Mobile phone x skin x senses

Digital image 40×30

Un hybride troublant : la chair devient interface, le smartphone se fond dans la peau humaine, et des organes sensoriels apparaissent, déformés, répartis sur sa surface. Une oreille, deux yeux, une bouche — déplacés, figés, à l’écoute. L’objet n’est plus un outil, c’est une entité. Ou peut-être sommes-nous devenus son extension.

L’œuvre interroge la nature des dispositifs numériques comme prothèses de la perception et de l’identité. Le téléphone ne fait plus que connecter : il voit, écoute, parle, mémorise. En retour, nous lui donnons notre attention, notre voix, notre visage, nos gestes.

Ce n’est pas un téléphone. C’est le reflet d’un sujet connecté, ayant externalisé ses sens et intériorisé la machine.

A disconcerting hybrid: flesh becomes interface, the smartphone merges with human skin, and sensory organs emerge distorted across its surface. An ear, two eyes, a mouth—displaced, unblinking, listening. This object is no longer a tool but a being. Or perhaps we have become its extension.

The piece questions the nature of modern devices as prostheses of perception and identity. It embodies how smartphones do not only connect us—they hear, watch, speak, and even remember for us. In return, we feed them attention, touch, voice, and face.

This is not a phone. This is the mirror of a connected subject who has externalized their senses and internalized the machine.

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Automation Bodies Featured Tech for good

Tadam

Blood x Gears x Social Noise x Tear Drops

Ink on paper 60 x 40 cm

Cette composition se déploie comme une constellation fragmentée de taches rouges, évoquant à la fois des éclaboussures de sang, des micro-engrenages défectueux et des larmes isolées. Le fond d’un blanc éclatant amplifie la violence silencieuse de chaque trace, telle une surface clinique troublée par un traumatisme invisible. L’œuvre oscille entre l’organique et le mécanique, entre la blessure intime et le dérèglement collectif. Chaque point semble à la fois accidentel et programmé, renvoyant à un système où émotion, données et altération se fondent sans distinction. D’une esthétique minimale mais d’une densité conceptuelle marquée, la pièce interroge les seuils du contrôle et de l’effondrement dans un monde gouverné par un code invisible.

This composition unfolds as a fragmented constellation of red stains, evoking at once blood splatters, malfunctioning micro-gears, and isolated teardrops. The stark white background amplifies the silent violence of each mark, like a clinical surface disrupted by unseen trauma. The work oscillates between the organic and the mechanical, the intimate wound and collective disturbance. Each dot feels both accidental and programmed, pointing to a system where emotion, data, and damage are indistinguishably merged. Aesthetically minimal, conceptually dense, the piece questions the thresholds of control and collapse in a world governed by invisible code.

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Automation Bodies Sciences Tech for good

Twins

Meiose  x smiley x globes x ghost x cry

Ink on paper 20 x 30 cm

Deux formes globulaires flottent dans un espace blanc — floues, cellulaires, comme observées au microscope. À première vue, elles semblent identiques. Mais en y regardant de plus près : l’une porte la trace à peine visible d’un visage souriant, l’autre est disloquée, spectrale, marquée de traits verticaux — un code-barres de chagrin.

Twins évoque la méiose, ce processus biologique de division cellulaire — mais ici, ce ne sont pas les chromosomes qui se divisent. C’est l’identité numérique. Deux “entités” émergent : l’une, agréable, commercialisable, exploitable — un smiley. L’autre, cryptée, émotionnelle, brisée — illisible, invendable. La métaphore du jumeau numérique est pervertie : nous sommes clonés, oui, mais de manière asymétrique — un soi pour les plateformes, l’autre pour l’oubli.

Le jumeau de gauche simule la joie.
Celui de droite en paie le prix.

Tous deux hantent le système qui les a produits.
Et ensemble, ils murmurent : nous ne sommes pas entiers.

Two globular forms hover in white space—fuzzy, cellular, as if viewed under a microscope. At first glance, they appear identical. But look closer: one wears the faint trace of a smiley face, the other is disfigured, ghostlike, marked by vertical strokes—a barcode of sorrow.

Twins evokes meiosis, the biological process of cellular division—but in this case, it’s not chromosomes that split. It’s digital identity. Two “entities” emerge: one palatable, marketable, usable—a smiley. The other, encrypted, emotional, broken—unreadable, unsellable. The digital twin metaphor is corrupted: we are cloned, yes, but asymmetrically—one self for platforms, the other for oblivion.

The left twin performs joy.
The right one bears the cost.

Both haunt the system that created them.
Together, they whisper: we are not whole.

Ink on paper 40×30

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Automation Tech for good

To be continued…

Dots x Evolution x Fall x Apple x Black Hole
Ink on paper 30 x 20 cm

Six taches d’encre noire s’alignent comme une ponctuation, mais il ne s’agit pas d’une phrase — c’est une chute. De la poussière à peine visible jusqu’à la saturation la plus dense, la composition imite un cycle de vie, un effondrement moral, ou une sédimentation idéologique.

L’œuvre résonne autant comme une progression darwinienne que comme une Chute théologique — une sorte de “pomme” métaphorique tombée non pas d’un arbre, mais de la grâce, de la clarté, d’un Eden numérique. En chemin, des visages émergent fugitivement — un fantôme, un masque, un miroir — comme si l’identité vacillait, puis s’éteignait dans l’obscurcissement de la tache.

Le titre, To Be Continued…, suggère qu’il ne s’agit pas d’une fin. C’est une boucle, une habitude, un système.
Chaque point pourrait être :

  • une âme humaine
  • une géolocalisation abandonnée
  • un pixel de suivi
  • une tache d’encre d’un test psychologique
  • un futur encore sans nom

C’est de la ponctuation à l’ère de l’effondrement.
Et cela s’achève, comme toujours, par un point final.

Six black ink blots fall in line like punctuation, but this is no sentence—it’s a descent. From barely-there dust to dense, full saturation, the composition mimics a life cycle, a moral collapse, or an ideological sedimentation.

The work echoes both Darwinian progression and the theological Fall—a metaphoric “apple” dropped not from a tree, but from grace, from clarity, from digital Eden. Along the way, faces briefly emerge—a ghost, a mask, a mirror—as if identity flickers and then vanishes in the deepening blot.

The title, To Be Continued…, implies that this isn’t an ending. It’s a loop, a habit, a system.
Each dot might be:

  • a human soul
  • a dropped pin
  • a tracking pixel
  • an inkblot from a psychological test
  • a future yet to be named

This is punctuation in the age of collapse.
And it ends, as always, with a full stop.

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Automation Sciences Video

Go Away

Brownian motion x phone notifications x Intruder

Video

Dans un cadre sombre, presque étouffant, des éclats blancs et des pulsations violettes dérivent de façon erratique — de minuscules lumières sans direction, rebondissant en boucle dans une agitation brownienne. Mais ce ne sont pas des particules de poussière : ce sont des métaphores de notifications mobiles, surgissant sans fin, se heurtant, interrompant.

Ce chaos lumineux gravite autour d’un vide croissant — une bouche, une plaie, un seuil — d’où semble résonner en silence un seul mot : « Va-t’en. »

Go Away explore les micro-intrusions permanentes du monde connecté : des notifications comme parasites numériques, conçues pour fracturer l’attention et ancrer la dépendance. Leur mouvement est imprévisible, mais constant — comme des pensées non sollicitées, ou comme quelqu’un qui frapperait à l’intérieur du crâne.

L’œuvre ne se clôt pas.
L’intrus est déjà là.
Et le cerveau ne sait plus ce qu’il a laissé entrer, ni ce qu’il voulait repousser.

In a dim, almost claustrophobic frame, white flickers and purple pulses drift erratically across the screen—tiny, directionless lights bouncing in a loop of Brownian agitation. But these aren’t dust particles: they’re metaphors for mobile notifications, endlessly appearing, colliding, interrupting.

The luminous chaos centers around a growing void—a mouth, a wound, a threshold—from which one word seems to echo silently: “Go Away.”

Go Away explores the constant micro-intrusions of the connected world: notifications as digital parasites, designed to fracture attention and anchor dependency. Their motion is unpredictable, yet permanent—like thoughts we didn’t invite, or like someone knocking on your skull from the inside.

The piece ends unresolved.
The intruder is already inside.
And the brain no longer knows what it asked to stay, or leave.

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Featured Green & Nature

The forest

Ink on paper 30 x 20 cm

Un enchevêtrement de racines, vrilles, dendrites et structures cellulaires s’étend sur la page — à la fois réseau neuronal, vestige végétal et ruine topographique. La composition refuse tout point focal, obligeant le regard à errer, comme à travers le fantôme d’une forêt ou d’un système d’exploitation oublié, encore traversé de données perdues.

Cette pièce évoque l’architecture de la mémoire, comme saisie au moment où elle commence à se dissoudre — neurones qui se fracturent, racines qui se rétractent, systèmes qui se désagrègent en motifs épars. Elle semble vivante, mais à peine. Un mycélium post-biologique, ou l’ultime écho d’une carte cognitive dessinée à la main avant que l’introspection ne soit remplacée par l’apprentissage machine.

A tangle of roots, tendrils, dendrites, and cellular structures spreads across the page—part neural network, part vegetal relic, part topographic ruin. The composition resists a focal point, demanding the viewer to wander through it, like through the ghost of a forest or a forgotten operating system still pulsing faintly with lost data.

This piece evokes the architecture of memory, as if captured in the moment it begins to dissolve—neurons fracturing, roots retracting, systems breaking down into scattered patterns. It feels alive, but barely. A post-biological mycelium, or the last echo of a cognitive map drawn by hand before machine learning replaced introspection.

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Engraving Green & Nature Photo

Nature sculpted that

Beach x erosion

Photo 20 x 30 cm

Ce n’est pas une peinture. Ce n’est pas un dessin.
C’est la gravure inconsciente du temps, exécutée par la main de la mer sur un sol de calcaire crayeux.

Dans Nature Sculpted That, l’érosion marine révèle quelque chose d’étrange : des réseaux, des éclats, des fractures — un langage visuel fait de répétition et de hasard, où chaque goutte d’eau agit comme un pinceau, traçant des motifs sans auteur, sans intention.

Cela évoque :

  • le grain de la peau,
  • une cartographie satellite,
  • ou une tempête de poussière cosmique.

Cette œuvre accidentelle souffle au spectateur : la création n’a pas toujours besoin d’un créateur.
Parfois, la mer dessine mieux que nous.
Et elle ne se répète jamais.

This is not a painting. This is not a drawing.
It’s the unconscious etching of time, performed by the sea’s hand on a chalk limestone floor.

In Nature Sculpted That, the marine erosion reveals something uncanny: networks, bursts, fractures—an entire visual language of repetition and randomness, where each drop of water behaves like a brush, carving patterns with no author, no intention.

It evokes:

  • the grain of skin,
  • a topographic satellite scan,
  • or even a cosmic dust storm.

This accidental artwork tells the viewer: creation doesn’t always need a creator.
Sometimes the sea draws better than we do.
And it never repeats itself.

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Featured Installation Photo Sculpture Tech for good

Pirates attack

Transparency  x Spike x Flagship x Pirate

Photo of glass waste sculpture (50 x 60 cm) on my bed

Cette photographie saisit une sculpture fantomatique composée d’éclats de verre, assemblés telle une frégate spectrale échouée sur une surface douce et domestique. Le jeu entre la translucidité et la netteté évoque à la fois la vulnérabilité et la menace — des formes fragiles dressées comme des voiles menaçantes dans une tempête invisible. Chaque pointe suggère à la fois une arme et un avertissement, comme si l’entropie avait pris le commandement d’un navire jadis fier.

L’œuvre brouille les frontières entre ruine et rébellion, transparence et opacité, sécurité et intrusion.
Intrusion radicale d’une élégance violente, elle transforme l’intime en champ de bataille d’une piraterie symbolique.


This photograph captures a ghostly sculpture made of glass shards, assembled like a spectral flagship run aground on a soft, domestic surface. The interplay of translucence and sharpness evokes both vulnerability and threat—fragile forms rising as menacing sails in an invisible storm. Each spike suggests both a weapon and a warning, as if entropy had taken command of a once-proud vessel. The piece blurs the line between ruin and rebellion, transparency and opacity, safety and incursion. A radical intrusion of violent elegance, it turns the intimate into a battleground of symbolic piracy.