Catégorie : Video

  • I like you

    Tear drops & rain x Main social rewards x Flash lights

    Des gouttes de pluie tombent comme des larmes, éparses mais synchronisées, tandis que des flashs d’appareil photo éclatent sur l’écran — n’éclairant rien d’autre qu’un instant d’approbation éphémère.
    I Like You met en scène la chorégraphie de la validation sociale : une tempête numérique où les louanges ne pleuvent pas pour nourrir, mais pour asservir.

    Une voix synthétique récite en boucle des compliments algorithmiques : « Tu es incroyable », « Tellement fier·e de toi », « Magnifique » — fragments d’affirmation publique conçus pour déclencher des décharges de dopamine. Cette affection manufacturée reflète les mécanismes de l’engagement sur les réseaux sociaux, où la flatterie devient feedback, et le feedback devient monnaie.

    Sous cette tempête scintillante, une vérité plus sombre affleure : des études montrent qu’un tiers des adolescents se sentent plus mal après avoir consulté leurs flux. Le flash aveugle. Les larmes tombent. Et dans ce silence surexposé, l’utilisateur se noie — en souriant.

    Ce n’est pas de la pluie.
    C’est une récompense.

    La course sans recul au like.
    Et elle tombe toujours vers le bas.

    Social reward is one of the main engine propulsing social networks growth. People addiction also come from the dopamine shot they receive when they are publicly congratulated. Some social studies, ignored by social network owners, show that around one tier of teenagers may feel depressed having checked their social network flows.

    Raindrops fall like tears, scattered and synchronized, while camera flashes erupt across the screen—illuminating nothing but fleeting approval. I Like You stages the choreography of social validation: a digital storm where praise rains down, not to nourish, but to addict.

    A synthetic voice recites a loop of algorithmic compliments: “You’re amazing,” “So proud of you,” “You look stunning,”—fragments of public affirmation designed to feed dopamine spikes. This manufactured affection echoes the mechanisms behind social media engagement, where flattery becomes feedback, and feedback becomes currency.

    Beneath the glittering storm, a darker reality emerges: studies show that one third of teens feel worse after scrolling. The flash blinds. The tears fall. And in this hyperexposed silence, the user drowns—smiling.

    This is not rain. It’s reward. And it always falls down.

  • Ice Flows

    Ice flow x Top tech leaders mantras

    Cette vidéo critique profondément les mythologies entrepreneuriales propagées par la culture start-up mondiale, en les comparant à la fonte des glaces : lente, inexorable, destructrice. L’oeuvre Ice Flows ne se contente pas d’illustrer une analogie visuelle entre idéologie technologique et crise climatique — elle les relie comme deux formes d’effondrement systémiques, portées par les mêmes mécanismes d’aveuglement collectif et d’auto-illusion.

    Les slogans répétés — Fail fast, Disrupt everything, Fake it till you make it ….— deviennent ici des prières toxiques, récitées en boucle par des générations d’entrepreneurs hypnotisés par la réussite de quelques figures emblématiques, sans voir le vide qu’elles laissent derrière elles. Ces mantras, loin d’être moteurs d’émancipation, sont perçus comme des forces d’érosion mentale, sociale et écologique.

    Le dispositif visuel — des nappes glaciaires qui se fissurent au rythme de ces injonctions — exprime avec une précision troublante l’impact cumulatif de ces idéologies : elles transforment l’ambition en ravage, la performance en autodestruction. L’innovation n’est plus un projet collectif, mais une course solitaire vers l’irréversible.

    Ce travail agit comme un chant funèbre : celui d’un monde qui se vend comme disruptif, mais ne fait que répéter les mêmes schémas d’accélération aveugle et de dépossession humaine.

    Tech worldwide community and innovative leaders are raising start-up founders with entrepreneurial & success insane mantras. Most of these mantras focused on success and self made man may have no consideration for human impacts of these innovations. These echoing entrepreneurs perpetuate the cycle indefinitely. The whole process where newbies try to imitate tech leaders cause they became rich rapidly seems like for ice flows totally irreversible and devastating for human beings.

    On screen, melting ice sheets ripple under the weight of invisible forces—rivers of time, ambition, and ideology. Layered across these glacial surfaces are the sacred incantations of the startup world: “Fail fast,” “Disrupt everything,” “Fake it till you make it.” Mantras looped by founders, mentors, and digital prophets like a hypnotic tide.

    In Ice Flows, Clear Shadows draws a stark parallel between climate collapse and ideological dogma. Both are irreversible. Both are sold as progress. Both leave devastation in their wake.

    The animation deconstructs these mantras into visual noise, their repetition forming cracks in the visual ice—a landscape of aspiration eroding itself. The tech community, in its obsession with speed and scale, forgets that what melts cannot be rebuilt. This piece is not just about innovation. It’s about what innovation melts through.

    A glacial requiem for the myth of the self-made man.

  • FOMOuse

    Social network scrolling x notifications x anxiety breath 

    Video

    Le scroll infini, les notifications sociales et le FOMO (fear of missing out) génèrent de l’anxiété chez la majorité des accros aux réseaux sociaux — et désormais chez une part croissante de la population. Au lieu d’éveiller à l’instant présent, les sons de notification détournent l’attention de la réalité. Cette vidéo a été générée à partir du mouvement réel de la souris de l’artiste pendant une session compulsive sur une plateforme sociale.

    FOMOUSE est une cartographie de la panique. Conçue à partir de la trajectoire réelle de la souris, l’œuvre documente ce que fait le corps sous pression algorithmique. Ce que l’on voit : du flou — fragments d’interface, textes coupés, boutons, chiffres. Ce que l’on entend : pire encore. Des sons de notifications transformés en gongs de temple, un battement de cœur qui s’accélère à chaque scroll.

    L’effet est claustrophobique. Saturation d’informations. Aucune respiration. Les images ne communiquent plus — elles s’accumulent. Le spectateur ressent le poids du FOMO non comme une idée, mais comme un tremblement somatique, traversé par la saturation visuelle.

    FOMOUSE ne simule pas Internet. Il en restitue le coût physique : l’anxiété du manque, la montée puis la chute de dopamine, l’illusion de présence.
    Il n’y a pas de fin, pas de sommet.
    Seulement du mouvement.
    Seulement une angoisse.
    Vous ne naviguez pas.
    On est en train de naviguer en vous.

    Social infinite crawling, social notifications and Fomo (fear of missing out) may generate anxiety for most of social network addicts and a growing part of the population. Instead of awakening people to present instant like gongs, social notifications sounds are diverting them from reality. This video is generated with the exact motion of the area around my mouse while scrolling one of my social network.

    FOMOUSE is a cartography of panic. Generated from the artist’s actual mouse trajectory during a compulsive scroll session on a social platform, the video documents what the body does under algorithmic pressure. What we see is blur—interface, text fragments, play buttons, numbers. What we hear is worse: notification sounds distorted into temple gongs, and a heartbeat that speeds up with every scroll.

    The effect is claustrophobic. Information overload. No breath. The images no longer communicate—they accumulate. The viewer feels the weight of FOMO not as a concept, but as a somatic tremor, pulsing through visual saturation.

    Rather than simulate the internet, FOMOUSE replicates its physical cost: the anxiety of missing out, the dopamine crash, the illusion of presence. There’s no end, no climax. Only motion. Only dread.
    You are not browsing. You are being browsed.

  • Lacrima Rea

    Microscopic Lacrima x Coins shape x Rain / Tears x Stars

    Les réseaux sociaux génèrent d’immenses profits pour leurs propriétaires, mais bien souvent une profonde tristesse pour leurs utilisateurs. À la manière d’une spirale à la Modern Times, les « lacrima coins » tournent encore et encore, avant de revenir inlassablement à leur point de départ. Des études scientifiques ont montré que chaque larme observée au microscope possède une structure unique selon l’émotion qui l’a produite.

    Quatre disques rotatifs — à première vue, des pièces antiques. Mais dans Lacrima Capital, il ne s’agit pas de monnaies impériales. Ce sont des larmes humaines vues au microscope, cristallisées et classées selon l’émotion qui les a façonnées : chagrin, colère, soulagement, impuissance.

    Inspiré d’études scientifiques réelles révélant que chaque type de larme laisse une empreinte moléculaire distincte, Clear Shadows transforme ces résidus invisibles en jetons circulants — gravés de souffrance, mis en rotation comme des engrenages. Le mouvement mécanique est accompagné du son d’une pluie continue : non pas apaisante, mais orageuse, oppressante.

    Ces « pièces-larmes » incarnent la manière dont les réseaux sociaux capitalisent les émotions : le chagrin devient signal, la vulnérabilité devient produit, chaque larme un point de données dans une spirale monétisée.

    Le système boucle. Les roues tournent.
    La tristesse alimente la machine.

    Et quelque part, quelqu’un s’enrichit à chaque fois que nous « pleurons ».

    Social networks generate a lot of cash for their owners, but most of the time a lot of sadness for their users. Like a kind of Modern Times spiral, the lacrima coins are turning around and around, before coming back to the same departure position. Scientific studies observed that each microscopic view of a lacrima has specific forms depending on the cause of the tears.

    Four rotating discs—at first glance, ancient coins. But in Lacrima Capital, these aren’t currencies of empire. They are microscopic views of human tears, crystallized and categorized by the emotions that shaped them: grief, rage, relief, helplessness.

    Inspired by real scientific studies revealing that each type of tear leaves a distinct molecular imprint, Clear Shadows transforms these invisible residues into circulating tokens—engraved with suffering, spun like gears. The mechanical rotation is accompanied by the sound of rainfall, evoking not comfort but a storm of exploitation.

    These “lacrima coins” echo the capitalization of emotion by social networks: sorrow becomes signal, vulnerability becomes product, every tear a data point in a monetized spiral.
    The system loops. The wheels turn. The sadness feeds the machine.

    And somewhere, someone gets richer every time we « cry ».

  • Gluetton

    Mobile notification x Artist hands while scrolling x Flash Lights

    Ce glouton est une vidéo miroir de mes propres mains en train de scroller indéfiniment les fils d’actualité des réseaux sociaux. Récompenses sociales, murs infinis, notifications : ces mécanismes, inventés par les concepteurs des plateformes, sont les outils les plus efficaces pour capter la bande passante mentale et maintenir les utilisateurs captifs — générant ainsi des profits colossaux.

    Le monstre ne dort jamais très longtemps.
    Il s’éveille dès que les notifications s’emballent.

    Comme une entité vorace, The Glutton se nourrit du geste répétitif, de la tension musculaire, de la dépendance gestuelle. Ce n’est pas l’écran qui est filmé, mais ce qu’il fait au corps — aux mains qui glissent, se crispent, cliquent sans fin.
    La vidéo reflète moins une activité que sa ritualisation : un automatisme sans contenu, une chorégraphie imposée par l’économie de l’attention.

    Ce glouton, c’est le miroir de notre fatigue numérique.
    Et il grossit à chaque scroll.

    This glutton is a mirroring video of my hands while scrolling indefinitely social networks walls. Social rewards, infinite walls and notifications, invented by social networks creators are the best ways to capture brain bandwith and keep people glued to their services and thus generate cash massively. Like a monster this glutton awakes once notifications accelerate.

  • Nomophobia

    Tears / rain drops x Aspiration x Anxiety breath

    Nomophobia désigne cette angoisse contemporaine : la peur d’être séparé de son téléphone mobile.

    Cette installation vidéo simule un état de suffocation anxieuse. À première vue, la surface semble paisible — des gouttes de pluie glissent lentement sur une vitre. Mais à mesure que la boucle progresse, la respiration au centre devient irrégulière, presque convulsive. Ce qui était calme se transforme en une inspiration syncopée, accélérée. Un monstre silencieux — ni présent, ni visible — semble aspirer tout vers le vide. Les gouttes deviennent des larmes, le rythme devient détresse.

    Le titre fait écho à une pathologie moderne : l’absence de téléphone devient un manque émotionnel, comme une extension du soi perdue. L’œuvre explore les signes précoces de cette dépendance, à travers ses manifestations physiques : souffle, humidité de la peau, pulsation. On anticipe la panique avant même qu’elle n’explose.

    Le centre, qui respire comme un poumon mécanique, incarne l’illusion de sécurité que procurent ces objets qui gouvernent désormais notre calme.
    Mais ce souffle, devenu court et rapide, rappelle une vérité :
    Même dans la poche, le téléphone ne suffit pas.

    Nomophobia is a kind of fear of being separated from its mobile phone

    This video installation simulates a state of anxious suffocation. At first glance, the surface appears peaceful—raindrops softly clinging to a windowpane. But as the loop progresses, the breathing at the center becomes erratic, almost convulsive. What was calm becomes an accelerated, syncopated inhale. A silent monster—neither present nor visible—seems to pull everything toward the void. The drops become tears, the rhythm becomes distress.

    The title « Nomophobia » refers to the modern pathology of being without one’s phone—an emotional void, an extension of the self gone missing. This piece explores the early signs of that dependency, through physical manifestations: breath, skin moisture, pulse. We anticipate the panic before it unfolds.

    The center, which breathes like a mechanical lung, embodies the illusion of safety granted by devices that now govern our calm. But the breath, sped up and shallow, makes it clear: even in our pocket, the device is never enough.

  • Puppets

    Magnetic motion x dancing antic statues x brownian motion x disk sound

    Ces marionnettes métalliques suspendues s’inspirent des statues antiques et sont animées par des aimants, produisant un mouvement de rotation chaotique et aléatoire. Leur agitation mécanique, imprévisible, crée une chorégraphie de proximité sans contact.

    À l’image des réseaux sociaux, ces figures interagissent à distance : elles s’approchent, s’influencent, s’observent — mais ne se touchent jamais. Chacune reste enfermée dans son axe, comme dans une bulle algorithmique.

    L’œuvre met en scène l’illusion de lien : une société de silhouettes agitées, connectées sans intimité, actives sans ancrage.
    Le mouvement est continu, mais stérile.
    Comme si le chaos social était devenu une fonctionnalité.

    These hanged metallic puppets are inspired from antic statues and are animated thanks to magnets, thus creating a chaotic random rotation motion. Like for social networks, puppets have distant interactions and can not touch each others.

  • Twalks

    Strangers walks on several surfaces x Brownian motion

    This video is inspired by the anonymity found in social networks and loneliness, where each element from this real brownian motion is vibrating but do not move from its original place, without interaction with each others

  • Dopabomb

    Dopamine microscopic motion x Bomb far explosions

    Dopamine is the key substance that the psychologists & user experience leaders employed by Techs Companies, try to generate is our social network users bodies. A shot of Dopamine may be secreted each time social rewards are activated

  • Bubbles

    Deep diving x mobile notification x Gun shot x Flash lights

    Les notifications mobiles peuvent rendre fous, anxieux, dépressifs… Les individus y cherchent des récompenses sociales, des connexions, un signe qu’ils existent aux yeux des autres — mais restent souvent désespérément seuls face à leur écran.

    Dans cette œuvre, des bulles d’air isolées flottent aléatoirement vers la surface, comme autant d’attentes suspendues. À chaque explosion de notification, une bulle éclate : fragile, fugace, inaudible… jusqu’à ce que le rythme s’emballe.

    Plus la scène plonge, plus les notifications s’accélèrent, jusqu’à ce que leur son se métamorphose en détonation sèche — un coup de feu. Ce crescendo sonore marque la bascule : la recherche de lien se retourne en violence, la connexion promise devient attaque.

    Ce n’est plus une interface.
    C’est un espace de tension.
    Et chaque ping est une pression de plus dans la chambre close de la solitude numérique.


    Mobile notifications may make people crazy, anxious, depressed…they are seeking for social rewards and connections but often remain desesperatly alone in front of their screens. Isolated air bubbles are floating randomly towards surface once mobile notifications burst. Whereas the scene is diving deeper and deeper, notifications accelerate till transforming their sound into a gun shot.

  • I hate you

    Main hatred sentences x storm x synthetic voice

    Les réseaux sociaux sont aujourd’hui l’un des principaux terrains d’expression de la haine — souvent sous couvert d’anonymat. Ils permettent aux haters de se répandre sans filtre, sans conséquences immédiates, dans un espace conçu pour maximiser la diffusion, pas la responsabilité.

    Insultes, menaces, harcèlement, diffamation : cette haine en ligne engendre des conséquences bien réelles — maladies psychiques, dépressions, suicides, ruptures, violences, radicalisations. Ce qui hier aurait été contenu dans des cercles privés ou désamorcé par la distance, devient aujourd’hui viral, amplifié par les algorithmes et la logique du buzz.

    La haine ne naît pas des réseaux sociaux.
    Mais elle s’y propage comme un incendie dans une structure prévue pour brûler vite.

    Les plateformes ne sont pas neutres : elles facilitent, amplifient, monétisent cette violence émotionnelle.
    Ce ne sont pas seulement des outils. Ce sont des accélérateurs de catastrophe sociale.
    Et chaque commentaire haineux partagé, chaque « like » sous un contenu toxique, alimente une machine qui transforme la douleur humaine en flux.

    Social networks are one of the main places where haters can express themselves, often anonimously, causing sickness, depressions, suicides, conflicts,…Hatred spread rapidly, creating social disasters and may not have occured without social networks as facilitators.

  • Small lies

    Tech leader pitch at American Congress x binary sentences

    F. founder explaining his motivation since the begining of F. and making sincere apologies for data sharing scandal in front of the American Congress. Since this testimony. nothing really changed regarding F. overall growth.