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The Clock

Screen user daily life x Heart beat & Clock Sounds x 99 frames x Monsters x Digital Twins x vague Dreams

Vidéo

Une vie en 99 images. The Clock saisit le schéma existentiel d’un humain dépendant des écrans : se réveiller, scroller, se déplacer, s’asseoir, produire. L’animation se déploie comme un métronome numérique — chaque image, un fragment de soumission ritualisée au temps. Les lignes, à la fois symétriques et fracturées, dessinent des figures humaines, puis se déforment en monstres algorithmiques.

Le tic-tac de l’horloge et les pulsations cardiaques fusionnent en un rythme mécanique unique. Ce qui ressemble à du progrès n’est en réalité qu’une dérive — vers l’épuisement, la désincarnation, la mort. Le monstre final n’est pas une créature : c’est le reflet déformé de l’utilisateur lui-même, multiplié, répliqué, érodé par la répétition.

A life in 99 frames. The Clock captures the existential pattern of a screen-dependent human: waking, scrolling, commuting, sitting, producing. The animation unfolds like a digital metronome—each frame a fragment of ritualized submission to time. The lines, symmetrical and fractured, form human-like figures, then distort into algorithmic monsters.

Clock ticks and heartbeat pulses merge into a single mechanical rhythm. What appears as progress is merely drift—toward exhaustion, disembodiment, death. The monster at the end isn’t a creature—it’s the distorted mirror of the user himself, multiplied, replicated, eroded by repetition.

This is not a story. It’s a closed circuit. A day. A feed. A life.
Drawn in silence, killed by rhythm.

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Addictions

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Lacrima Rea

Microscopic Lacrima x Coins shape x Rain / Tears x Stars

Les réseaux sociaux génèrent d’immenses profits pour leurs propriétaires, mais bien souvent une profonde tristesse pour leurs utilisateurs. À la manière d’une spirale à la Modern Times, les « lacrima coins » tournent encore et encore, avant de revenir inlassablement à leur point de départ. Des études scientifiques ont montré que chaque larme observée au microscope possède une structure unique selon l’émotion qui l’a produite.

Quatre disques rotatifs — à première vue, des pièces antiques. Mais dans Lacrima Capital, il ne s’agit pas de monnaies impériales. Ce sont des larmes humaines vues au microscope, cristallisées et classées selon l’émotion qui les a façonnées : chagrin, colère, soulagement, impuissance.

Inspiré d’études scientifiques réelles révélant que chaque type de larme laisse une empreinte moléculaire distincte, Clear Shadows transforme ces résidus invisibles en jetons circulants — gravés de souffrance, mis en rotation comme des engrenages. Le mouvement mécanique est accompagné du son d’une pluie continue : non pas apaisante, mais orageuse, oppressante.

Ces « pièces-larmes » incarnent la manière dont les réseaux sociaux capitalisent les émotions : le chagrin devient signal, la vulnérabilité devient produit, chaque larme un point de données dans une spirale monétisée.

Le système boucle. Les roues tournent.
La tristesse alimente la machine.

Et quelque part, quelqu’un s’enrichit à chaque fois que nous « pleurons ».

Social networks generate a lot of cash for their owners, but most of the time a lot of sadness for their users. Like a kind of Modern Times spiral, the lacrima coins are turning around and around, before coming back to the same departure position. Scientific studies observed that each microscopic view of a lacrima has specific forms depending on the cause of the tears.

Four rotating discs—at first glance, ancient coins. But in Lacrima Capital, these aren’t currencies of empire. They are microscopic views of human tears, crystallized and categorized by the emotions that shaped them: grief, rage, relief, helplessness.

Inspired by real scientific studies revealing that each type of tear leaves a distinct molecular imprint, Clear Shadows transforms these invisible residues into circulating tokens—engraved with suffering, spun like gears. The mechanical rotation is accompanied by the sound of rainfall, evoking not comfort but a storm of exploitation.

These “lacrima coins” echo the capitalization of emotion by social networks: sorrow becomes signal, vulnerability becomes product, every tear a data point in a monetized spiral.
The system loops. The wheels turn. The sadness feeds the machine.

And somewhere, someone gets richer every time we “cry”.

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Automation Sciences Serie : Inner Chemistry Video

Dopabomb

Dopamine microscopic motion x Bomb far explosions

Dopamine is the key substance that the psychologists & user experience leaders employed by Techs Companies, try to generate is our social network users bodies. A shot of Dopamine may be secreted each time social rewards are activated

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Automation Bodies Featured Sciences Serie : Inner Chemistry

Chemical hapiness

Dopamine synthesis process

Drawing – 30×20 cm

Ce dessin reproduit avec minutie les étapes complexes de la biosynthèse de la dopamine — depuis la tyrosine jusqu’à la molécule finale. Mais ce n’est pas une simple illustration scientifique. C’est une cartographie politique et émotionnelle. Car aujourd’hui, cette voie biochimique ne relève plus uniquement de la neurobiologie : elle est exploitée, instrumentalisée, industrialisée.

La dopamine est devenue l’un des leviers majeurs de l’économie de l’attention. Chaque “like”, chaque notification, chaque micro-interaction dans une application est conçu pour provoquer ce pic de récompense, cette micro-jubilation qui incite à rester connecté, à revenir, à consommer. Sans stratégie de stimulation dopaminergique, aucune plateforme ne tiendrait.

Ce schéma moléculaire est donc aussi un plan d’attaque — celui des UX designers, des ingénieurs en captologie, des entreprises qui modèlent nos comportements via ces circuits primitifs. En activant dopamine et noradrénaline, ils ne se contentent pas de susciter du plaisir : ils pilotent nos états mentaux, notre vigilance, notre capacité à apprendre ou à mémoriser.

Ce dessin, apparemment neutre, devient ainsi une image à double fond : à la fois miracle biologique et carte d’exploitation. Une machine à désir, détournée.

This drawing is representing the complex synthesis of the dopamine molecule. Dopamine stimulation is a key element in the user experience optimisation for mobile and service applications providers. This is obvious that without a dopamine shot control strategy, social networks won’t be what they are. Dopamine and noradrenaline are crucial neuromodulators controlling brain states, vigilance, action, reward, learning, and memory processes.

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Bodies Featured Green & Nature Serie : Inner Chemistry Tech for good

Give me Five

Amoeba x Hand

Drawing – 30×20 cm

En 1965, aux États-Unis, l’amoeba Naegleria fowleri fit les gros titres : une entité microscopique, invisible à l’œil nu, capable de remonter les nerfs olfactifs jusqu’au cerveau pour le consommer, littéralement. En quelques jours, elle détruisait la matière cérébrale, provoquant des décès brutaux, une trentaine cette année-là. Une horreur biologique.

Aujourd’hui, cette figure revient — métaphoriquement — sous une forme bien plus sophistiquée : services numériques “gratuits”, scroll infini, notifications en rafale. Ce ne sont plus les eaux tièdes de lacs stagnants qui abritent la menace, mais nos poches, nos flux, nos interfaces. L’ennemi n’a plus de membrane : il est codé, designé, optimisé pour capter notre bande passante mentale.

Les plateformes qui ont permis l’essor d’internet ne connectent pas — elles consomment. Elles creusent le cortex à coup de récompenses aléatoires, de stimuli visuels, de cycles d’engagement. Ce n’est plus une amibe : c’est une architecture comportementale. Une nouvelle espèce parasitaire, invisible et acceptée. Le cerveau ne fond plus par infection, mais par dissociation, surcharge et distraction constante.

La vraie pandémie cognitive est silencieuse. Elle ne laisse pas de fièvre, mais une incapacité à se concentrer, à créer, à résister. Le cerveau devient terrain d’extraction, et la pensée, matière première.

Ce dessin s’inspire directement d’une radiographie déformée par l’usage intensif des smartphones. On y voit une main droite, tendue, les doigts figés dans une position typique du maintien d’un téléphone. Mais cette main n’est pas pleine : elle est lacunaire, mangée par endroits, presque dissoute dans le vide algorithmique. Les articulations semblent désorganisées, et les os se fondent dans un maillage de données chaotiques.

Le dessin se lit comme une carte : celle d’une pathologie contemporaine encore peu reconnue, née du scroll compulsif et de la saisie répétitive. Des études médicales récentes alertent sur l’émergence de formes d’arthrite et de déformation des doigts liées à l’usage quotidien et prolongé des appareils mobiles.

Cette œuvre ne montre pas simplement une main, mais ce qu’elle devient sous la contrainte d’un design pensé pour capter, faire durer, enfermer.
Les lignes ne suivent pas l’anatomie : elles suivent la douleur.
Ce n’est plus un outil. C’est un symptôme.
Une radiographie de l’attention détournée.
Un squelette façonné par l’écran.

In 1965 in the U.S. there were a dangerous Amoeba bacteria that eat brains and caused more than 30 deaths. Arise of internet is made possible thanks to brain bandwith eater services.

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ChromeOsome

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Your brain is our brain

G. Artificial Intelligence Code released

Drawing – 30×20 cm

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Please read me

Eyes tracking reading VS infinite scroll

Basés sur des résultats d’études d’eye tracking, ces points flottent, suspendus. Horizontalement, on devine un trajet, des haltes régulières: c’est la lecture horizontale, l’ancien rituel. Le regard avance par bonds, s’ancre, s’élève, respire. En face, d’autres formes se dispersent, tombent, glissent vers le bas. C’est le flux infini du scroll, la gravité du digital. Le geste vertical n’ancre pas, il entraîne, il aspire, il défile sans fin. Il se projette dans les tréfonds. Sont mises en tension deux temporalités du savoir:  celle du livre, linéaire, patiente, construite dans l’horizontalité;  celle de l’écran, interminable, avalant le temps en cascade verticale. Please, Read ME est une supplique. Celle d’un texte qui demande encore à être lu, plutôt que balayé. Celle d’un lecteur qui se souvient du plaisir d’habiter une phrase, au lieu de glisser d’image en image. Interrogation: lisons-nous encore, ou scrollons-nous seulement?

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Digital NAtive

DNA sequence x gaming console

Cette hélice n’appartient plus au vivant. Elle imite la structure de l’ADN, mais son code est contaminé. À la place des bases fondamentales, ce sont les touches d’une manette de jeu qui s’insèrent dans la chaîne: triangle, croix, rond, carré. Un alphabet étranger, importé au cœur même de ce qui devrait rester organique. Le dessin montre comment la logique du jeu vidéo ne se contente plus de capter l’attention: elle infiltre la structure intime des comportements. Le réflexe remplace la décision. Les gestes codifiés (appuyer, valider, tirer, recommencer) deviennent des mutations silencieuses qui réécrivent peu à peu le rapport au monde. Une séquence génétique parasitée par des commandes. Les rondes grises qui composent l’hélice évoquent une neutralité anesthésiante, un tissu sans relief, entièrement standardisé. C’est la matière première d’un “digital native”: une subjectivité façonnée dès l’enfance par des environnements interactifs qui redéfinissent la récompense, l’effort, la frustration, le risque, la répétition. Le triangle ne signifie plus un choix, mais une réaction. Le carré ne symbolise plus une forme, mais une impulsion apprise. La distorsion visuelle de la double hélice traduit cette dérive: un ADN qui conserve l’apparence du vivant mais dont la logique interne a été détournée. Il mute. Le naturel persiste en surface; le conditionnement opère en profondeur. L’enfant qui joue ne manipule pas seulement une console: c’est la console qui façonne ses circuits de réponse, son rapport à l’attente, au plaisir, au manque. L’œuvre met à nu ce glissement: quand la mécanique du jeu ne reste plus un divertissement mais devient une matrice comportementale. Une génétique symbolique, modifiée non par l’évolution, mais par la répétition automatisée des mêmes gestes. Une descendance qui naît connectée, et dont l’ADN porte déjà la trace de la dépendance.