Catégorie : Serie : Micropollute

Cette série explore ce que nos yeux ne voient pas mais que nos intérieurs accumulent. Sous le microscope, les surfaces familières se transforment en paysages, en constellations, en champs ou en matières organiques. Fibres arrachées, encres déposées, sciures agglomérées, fragments plastiques, résidus textiles ou industriels apparaissent comme des formes presque séduisantes, parfois lumineuses, parfois délicates. Pourtant ces structures sont les traces d’une production massive, d’objets à courte durée de vie, de matériaux transformés qui peuplent silencieusement nos maisons. À cette échelle, la frontière entre le vivant et le synthétique devient floue. Le beau côtoie le toxique. La douceur apparente masque la persistance chimique. Chaque image révèle une présence diffuse, issue du quotidien le plus banal, mais chargée d’une matérialité qui circule, se détache, s’accumule. Ce travail ne cherche pas à dramatiser mais à rendre visible. Il s’agit de montrer la beauté ambiguë de ces micro polluants, de confronter le regard à leur esthétique inattendue et à leur omniprésence silencieuse.

  • Nature is watching you

    Eye watch x snow melt in Paris x pollution x wood

  • Under the sea

    Plastic bags x fishes x dead trees

    Plastic – Wood – Flowers | 70 x 50 x 50 cm

    Cette sculpture, faussement délicate, met en scène un drame écologique silencieux : une branche morte, tordue, évoque un bois flotté immergé ou un corail blanchi, tandis que des fragments de plastique rose vif imitent des poissons ou une flore dérivante. La tension réside dans leur ambiguïté — sont-ils vivants ou déjà des vestiges synthétiques ?

    Ces « créatures » en plastique dérivent sans but, prises dans une chorégraphie de disparition, suspendues dans un océan hors du temps. L’œuvre rend visible la violence poétique de la pollution, suggérant un futur où même la beauté est artificielle, détachée de toute racine.

    Ici, la nature ne renaît plus. Elle est mise en scène. Et lentement, elle s’étouffe.

    This deceptively delicate sculpture stages a silent ecological drama: a twisted dead branch evokes submerged driftwood or bleached coral, while fragments of bright pink plastic mimic fish or floating flora. The tension lies in their ambiguity—are they alive or already synthetic remains? The plastic « creatures » drift aimlessly, caught in a choreography of disappearance, suspended in a timeless ocean. The piece renders visible the poetic violence of pollution, suggesting a future where even beauty is artificial, detached from all roots. Nature here is no longer reborn, only staged, and slowly suffocated.

  • Plastic tree

    Pharmacy marketing plastic rubish x Light transparency x Low hanging fruit

    Plastic sculpture 90 x 50 x 50 cm

    Suspendue à une chaîne métallique, cette forme spectrale émerge d’un amas de fragments plastiques transparents — éléments d’étagères jetés, avant même d’être utilisés pour mettre en valeur des produits pharmaceutiques. Des rebuts. Des coproduits produits inutilement. La sculpture flotte comme un fruit contaminé de l’économie moderne : fragile, lumineux, mais saturé des résidus de l’hyperconsommation.

    La lumière traverse la structure, projetant un halo chaotique qui révèle la violence invisible des déchets marketing du quotidien. Plastic Tree se dresse comme un monument au cycle de vie invisible de la marchandisation — montrant comment même les structures censées « aider » sont vouées à l’excès, à la pollution, à l’effondrement.

    Un fossile de la logique promotionnelle, suspendu dans un silence stérile.

    Suspended by a metal chain, this ghostly form emerges from a mass of transparent plastic fragments—discarded shelving elements once used to promote pharmaceutical products. The sculpture hangs like a contaminated fruit of the modern economy: fragile, luminous, yet saturated with the residues of hyper-consumption. Light penetrates the structure, projecting a chaotic halo that reveals the invisible violence of everyday marketing debris. Plastic Tree stands as a monument to the unseen lifecycle of commodification—how even the structures meant to “help” are wasteful, polluting, and destined to collapse. A fossil of promotional logic suspended in sterile silence.

  • Plastic tree

    Drugs plastic commercial racks x shadows x sculpture

    Video of the dancing shadows of the sculpture

    Suspendue à une chaîne métallique, cette forme spectrale émerge d’un amas de fragments plastiques transparents — jetés même avant d’être des vestiges d’étagères publicitaires utilisés pour promouvoir des produits pharmaceutiques. La sculpture flotte comme un fruit contaminé de l’économie moderne : fragile, lumineux, mais saturé des résidus de l’hyperconsommation.

    La lumière traverse la structure, projetant un halo chaotique qui révèle la violence invisible des déchets marketing du quotidien. Plastic Tree se dresse comme un monument au cycle de vie invisible de la marchandisation — montrant comment même les structures censées « aider » sont fondamentalement vouées au gaspillage, à la pollution et à l’effondrement.

    Un fossile de la logique promotionnelle, suspendu dans un silence stérile.

    Suspended by a metal chain, this ghostly form emerges from a mass of transparent plastic fragments—discarded shelving elements once used to promote pharmaceutical products. The sculpture hangs like a contaminated fruit of the modern economy: fragile, luminous, yet saturated with the residues of hyper-consumption. Light penetrates the structure, projecting a chaotic halo that reveals the invisible violence of everyday marketing debris. Plastic Tree stands as a monument to the unseen lifecycle of commodification—how even the structures meant to “help” are wasteful, polluting, and destined to collapse. A fossil of promotional logic suspended in sterile silence.