Catégorie : Drawing & Paper artworks

  • Chemical Happiness (circuit)

    Dopamine synthesis x Printed Circuit

    Ce circuit imprimé détourne le motif de la biosynthèse de la dopamine pour transformer un schéma biochimique en objet critique. Les lignes blanches ne dessinent pas un simple réseau électronique : elles reprennent la chaîne qui mène de la tyrosine à la dopamine, comme si la chimie du désir avait été gravée sur une carte mère. La surface verte, les trous, les connexions, les composants ajoutés et les diodes visibles donnent au dessin scientifique l’apparence d’un dispositif technique prêt à fonctionner. Le circuit devient alors une image double : à la fois représentation du vivant et architecture de sa capture. La dopamine, molécule associée au plaisir, à la motivation, à l’apprentissage et à la récompense, apparaît ici comme le point de contact entre le cerveau et les machines contemporaines. Le téléphone désossé, replacé par fragments sur la plaque, rend cette relation immédiatement concrète. Sa caméra, placée au cœur de la composition, devient un œil technique : elle rappelle que les plateformes ne se contentent pas de stimuler, elles observent, mesurent, enregistrent et ajustent en continu. Les cartes mères, transistors, connecteurs, modules, touches de télécommande et boutons d’avance (sans bouton de retour) évoquent une interface de commande appliquée au comportement humain. Ce qui semblait relever de la biologie devient un tableau de bord. Chaque trou, chaque diode, chaque branchement suggère une micro-interaction : notification, like, scroll, vibration, retour visuel, récompense sonore. L’économie de l’attention repose précisément sur cette mécanique : provoquer un signal bref, répété, suffisamment agréable pour produire l’habitude. Le circuit imprimé donne une forme matérielle à cette stratégie invisible. Il montre comment un mécanisme biologique ancien, nécessaire à l’élan et au désir, peut être capté par des objets conçus pour orienter nos gestes. La synthèse de la dopamine n’est plus seulement un processus moléculaire, elle devient ici le schéma d’une industrie. Les composants arrachés au téléphone et redisposés sur le dessin agissent comme des preuves matérielles. Ils contaminent la pureté du diagramme scientifique et révèlent ce qu’il cache désormais : une machine à capter l’attention, à piloter les impulsions, à transformer la récompense en dépendance douce.

  • Puppet dance

    Museum Puppets x Digital transformation x Manipulation

  • Party is over

    Funfair x Flood x Rollercoaster x Digital Twin

    Montagnes russes partiellement submergées, la structure apparaît comme un squelette : autrefois promesse de vertige et de plaisir, elle devient fragile, spectrale. Cette fête foraine saisie au milieu de l’inondation semble suspendue dans un moment étrange, comme si le divertissement avait été interrompu. Pourtant, rien ne s’est vraiment arrêté. Le double numérique persiste. Les métadonnées de l’amusement survivent, redémarrent, continuent de produire de la valeur. Dans cette gravure fantomatique, la joie et l’effondrement se superposent. L’image devient l’instantané d’un déni : une société qui continue de danser pendant que l’eau monte. La fête s’interrompt le temps de la crue, puis reprend, aveugle à ce qui l’engloutit. Le reflet dans l’eau renvoie à une vérité plus profonde : ce que nous répliquons, nous refusons de l’abandonner. L’inondation n’est pas seulement physique. Elle devient le symbole d’une époque qui se noie sous l’excès, la distraction et le spectacle. Cette image rappelle que l’architecture du divertissement trouvera toujours un moyen de redémarrer, jusqu’au moment où il sera trop tard.

    A rollercoaster, partially submerged, reveals its skeletal structure—once thrilling, now fragile, spectral. This funfair, captured mid-flood, seems paused in an uncanny moment where pleasure is suspended. Yet nothing has truly stopped. The digital twin persists. The metadata of the amusement survives, resumes, profits.

    In this ghostly engraving, joy and collapse are superimposed. It’s a snapshot of denial: a society that continues to dance as the water rises. The party pauses for the flood, only to resume, oblivious. The reflection in the water echoes a deeper truth—what we replicate, we refuse to abandon.

    The flood isn’t just physical. It’s symbolic of an age that drowns beneath excess, distraction, spectacle. This image reminds us: the architecture of entertainment will always find a way to restart—until it’s too late.

  • Rat Race

    Engraving on plexiglas 20 x 30 cm

    Gravé sur une plaque de plexiglas transparent, un réseau neuronal détaillé flotte devant un ciel en dérive — à mi-chemin entre schéma scientifique et carte spirituelle. La structure évoque une coupe corticale, mais dans ce cadre aérien, elle devient métaphore du tapis roulant cognitif moderne : connexions infinies, aucune issue. Le ciel transperce les lignes synaptiques, transformant le cerveau en une prison de lumière et d’air.

    Rat Race incarne le paradoxe de notre intellect — capable d’émerveillement, mais piégé dans des boucles d’accélération, de performance et de bruit. Un esprit suspendu, exposé, rendu vain, à la poursuite de sens sous un ciel algorithmique.

    Cette gravure de cortex, inspirée des premières représentations neuronales, suspendue sur un fond de nuages mouvants, conjugue précision anatomique et enfermement existentiel. Le cerveau y apparaît disséqué mais flottant, ses circuits figés dans une complexité aussi brillante qu’inutile. À travers cette transparence, Rat Race devient une allégorie — non seulement de la surcharge mentale, mais de la culture start-up elle-même, où l’intelligence, la vitesse et l’innovation tournent à vide… jusqu’au burn-out. Et où de nombreuses start-up se trouvent piégées dans une rat race, une compétition sans fin pour émerger et un jour devenir une licorne, quoi qu’il en coûte!

    Le maillage neuronal reflète la logique du capital-risque : connexions accélérées, pensée performative, raisonnement scalable — jusqu’à l’effondrement. L’arrière-plan nuageux suggère la liberté, mais elle reste inaccessible, distordue par la grille. Voici le cerveau comme champ de bataille : là où chaque neurone rivalise, chaque idée se « pitche », et où penser n’est plus un processus — mais une course à la visibilité, au financement, à la survie.

    Engraved on a transparent plexiglass sheet, a detailed neural network floats against a drifting sky—part scientific diagram, part spiritual map. The structure resembles a slice of cortex, yet in this elevated setting it becomes a metaphor for the modern cognitive treadmill: endless connections, zero escape. The sky bleeds through the synaptic lines, turning the brain into a prison made of light and air. Rat Race evokes the paradox of our intellect—capable of wonder, yet trapped in loops of acceleration, performance, and noise. A suspended mind, exposed and futile, chasing meaning under an algorithmic sky.

    This plexiglass engraving of a cortical section, suspended against a backdrop of drifting clouds, evokes both anatomical precision and existential entrapment. The brain appears dissected yet hovering, its neural circuits frozen in a moment of futile complexity. Through this transparency, Rat Race becomes an allegory—not only of cognitive overload, but of the relentless startup culture where intellect, speed, and innovation spiral into burnout….and where start-up fight for immediate success

    The neural mesh mirrors the logic of venture capital: accelerated connections, performative thinking, scalable reasoning—until collapse. The cloudscape behind suggests freedom, but it remains unreachable, distorted through the grid. This is the brain as battleground: one where every neuron competes, every idea pitches itself, and where thinking is no longer a process, but a race for visibility, funding, and survival.

  • Blue sky

    IA generated people x Provence sky x Engraving on plexiglass

    Plastic engraving – 20 x 30 cm

    Une grille suspendue de visages spectraux flotte entre nuages et lumière — chaque visage est unique, mais aucun n’est réel. Générés par un système d’intelligence artificielle précoce, ces portraits représentent des êtres qui n’ont jamais existé. Leurs traits, issus de motifs statistiques, n’ont jamais été façonnés par l’expérience ni traversés par l’émotion.

    Chacun de ces visages est volontairement privé de ses sens : pas d’yeux pour voir, pas de bouche pour parler, pas d’oreilles pour entendre. Dépouillés de leurs organes sensoriels, ils deviennent des avatars de la déconnexion — une pure surface sans perception. Gravés sur du plexiglas transparent, ils ne captent la lumière qu’à travers le vide, ne renvoyant que le ciel en arrière-plan.

    L’œuvre formule une critique silencieuse de la nature désincarnée des identités générées par les données. Ces humains artificiels, vidés de toute vie intérieure, flottent comme les symboles d’un monde façonné par la représentation sans réalité, la simulation sans âme.

    A suspended grid of spectral faces hovers between clouds and sunlight—each face unique, yet no face real. Generated by an early artificial intelligence system, these portraits are of people who never existed. Their features, derived from statistical patterns, were never sculpted by experience or emotion.

    Each face is deliberately deprived of its senses: no eyes to perceive, no mouth to speak, no ears to hear. Stripped of sensory organs, they become avatars of disconnection—pure surface without perception. Engraved on transparent plexiglass, the images catch light only through absence, reflecting back nothing but the sky behind them.

    The work quietly critiques the disembodied nature of data-generated identities. These artificial humans, emptied of all inner life, float as symbols of a world increasingly shaped by representation without reality, simulation without soul.

  • Lords of kingdom

    Engraving x Tech leaders x Rushmore mount

    Quatre silhouettes fantomatiques émergent d’une surface translucide, baignées dans une lueur bleu électrique. Ce ne sont pas de simples visages. Ils évoquent des dirigeants de la technologie élevés au rang de figures quasi divines, un nouveau mont rushmore gravé non dans la pierre mais dans la lumière et les circuits.

    Dépourvues de texture, d’émotion et de profondeur, ces gravures révèlent l’abstraction du pouvoir à l’ère numérique. Leurs sourires semblent algorithmiques, leurs regards vides, et pourtant leur influence est omniprésente. Présentés comme des icônes, ils dominent un royaume qui ne repose plus sur un territoire, mais sur les données, les plateformes et la maîtrise du temps et de l’attention.

    Cette image dissèque subtilement la mythologisation de l’élite technologique. Derrière la pureté des lignes apparaît une question plus dérangeante. Qui écrit le code qui écrit le monde, et à quel prix.

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    Four ghostlike silhouettes emerge from a translucent surface, bathed in an electric blue glow. These are not just any faces—they resemble tech leaders elevated to divine status, an updated Mount Rushmore carved not in stone but in light and circuitry.

    Stripped of texture, emotion, and depth, the engravings reveal the abstraction of power in the digital age. Their smiles are algorithmic, their gaze vacant—yet their influence is ubiquitous. Framed like icons, they preside over a kingdom not built on land, but on data, platforms, and control over time and attention.

    This piece subtly dissects the mythologisation of technology’s elite. Beneath the polished lines lies an uncomfortable question: who writes the code that writes the world—and at what cost?

  • Births

    My kids growing x blogging
  • The Bride II

    Hair x Brownian motion x Sorrow

    Led light engraving on plexiglass – 30 x 40 cm

    Une masse spectrale de lignes en cascade évoque une crinière lumineuse — dense, indomptable, presque céleste. Mais cette chevelure n’a pas de visage. Sa brillance est anonyme, sa perfection désincarnée. Elle s’élève comme de la fumée ou une charge électrostatique, une poussée brownienne d’angoisses invisibles.

    Ici, la beauté n’est pas un choix, mais une pression. Une apparition digitale sculptée par les attentes du flux. Dans cette œuvre, la féminité monumentale devient spectrale — une silhouette conçue pour être regardée, pas pour exister. Le bruit visuel vibre doucement à chaque like silencieux, à chaque scroll.

    Le résultat n’est pas la sérénité, mais le tremblement.

    La mise en lumière de la gravure résonne tel un flash, tels les feux de la rampe

    A ghostly mass of cascading lines evokes a glowing mane—dense, unruly, almost celestial. But this hair has no face. Its brilliance is anonymous, its perfection disembodied. It floats upward like smoke or static electricity, a Brownian surge of invisible anxieties.

    Here, beauty is pressure, not choice. A digital apparition sculpted by the expectations of the feed. In this piece, the monumental femininity becomes spectral—a silhouette built for gazes, not for grounding. The visual noise vibrates softly with every silent like, every scroll. The result is not serenity, but tremor. Beneath the sheen lies exhaustion.

  • The Bride

    Une cascade de filaments lumineux, suspendue dans un cadre de silence. Ce n’est pas un voile — c’est un torrent capillaire, fluide selon une logique brownienne, encodé dans la lumière. The Bride reste immobile, sans visage, définie uniquement par sa présence intangible. Son identité est perdue, son mouvement simulé. Son chagrin, en revanche, est bien réel.

    L’œuvre évoque le cercle vicieux entre apparence et réseaux sociaux. La chevelure devient donnée — filtrée, façonnée, jugée. Une métaphore visuelle de la féminité numérique, de la comparaison constante et de la perte de soi. La lumière bleue n’a rien de paisible : c’est la lueur froide d’un écran, la nuit.

    The Bride est à la fois intime et systémique. Derrière la douceur se cache une donnée brutale : 38 % des adolescentes se sentent plus mal dans leur peau après avoir été exposées à certains réseaux sociaux. Ce n’est pas juste de la lumière. C’est une érosion émotionnelle, une tristesse éditée, un dommage numérique — rendu silencieusement beau.

    A cascade of luminous filaments, suspended in a frame of silence. This is no veil—it’s a hair-like torrent, flowing in Brownian randomness, encoded in light. The Bride stands still, faceless, defined only by her intangible presence. Her identity is lost, her movement simulated. Her sorrow, however, is very real.

    The work evokes the troubling feedback loop of social media and appearance. Hair becomes data—filtered, shaped, judged. A visual metaphor for digital femininity, comparison, and loss of self. The blue light isn’t serene; it’s the cold glow of a screen at night.

    The Bride is both intimate and systemic. Behind the softness lies a hard statistic: 38% of teenage girls feel worse about themselves after being exposed to Instagram. This isn’t just light. It’s emotional erosion, curated sadness, and digital damage—made quietly beautiful.

  • The walking sleeper

    My heart rate x night duration x number of kms for one month

    Drawing – 30×20 cm

    J’ai utilisé un bracelet connecté pour suivre pendant 30 jours les principales données biométriques que mon corps pouvait produire. De nombreuses améliorations de santé pourraient théoriquement découler de cette collecte — ou pas — surtout avec l’ajout d’une couche d’intelligence artificielle.

    Ce dessin minimaliste a été généré à partir de ce suivi : fréquence cardiaque, durée du sommeil, distance quotidienne parcourue. Chaque trio de lignes représente une journée : une lune pour le sommeil, un cœur pour le rythme cardiaque, une empreinte pour le mouvement. Trente jours, trente récits muets — cartographiés sans mots.

    La géométrie semble propre, rationnelle. Mais la grille révèle autre chose : des rythmes de fatigue, un repos inégal, une anxiété discrète en mouvement. Malgré les promesses de santé optimisée, les données racontent une autre histoire — celle d’une surveillance déguisée en soin de soi, d’algorithmes qui promettent des éclairages mais récoltent des routines.

    The Walking Sleeper trace une frontière entre le soi quantifié et le soi marchandisé.
    Un journal sans narration.
    Une vie réduite à des signaux.
    De la beauté dans la retenue — mais une inquiétude profonde dans le silence.

    I used my wrist bracelet to monitor during 30 days precisely my main body metrics that it could capture. Lots of health improvements could be performed thanks to the collection of all these personal data & A.I on top of this….or not!

    This minimalist drawing was generated from one month of biometric tracking—captured through a wrist device that monitored heart rate, sleep duration, and daily distance walked. Each trio of lines encodes a day: a moon for sleep, a heart for pulse, a footstep for movement. Thirty days, thirty silent stories—mapped without words.

    The geometry seems clean, rational. But the grid reveals more: fatigue rhythms, uneven rest, quiet anxiety in motion. Despite the promise of optimized health, the data tells another story—one of surveillance disguised as self-care, and algorithms promising insight but harvesting routine.

    The Walking Sleeper draws a boundary between the quantified self and the commodified self. A diary without narrative. A life reduced to signals. Beauty in restraint—but disquiet in the silence.

  • Halloween

    Spider Web x Addictions to drugs

    In the 60’s, studies showed that depending on the kind of drugs that was injected to spiders, they were building their web differently

    This video-based artwork explores the surreal territory where scientific experimentation meets symbolic metaphor. Inspired by 1960s studies in which spiders, under the influence of various drugs, spun wildly distorted webs, the piece gradually morphs into the form of a haunted pumpkin – a ghostly Halloween icon.

    The sequence evokes the invisible traps of addiction – not only to substances, but to digital feeds, dopamine-triggering notifications, and algorithmic loops. The spiders here become stand-ins for modern users: altered, manipulated, and unaware of the design behind their compulsions. The audio reinforces this tension, blending anxious mechanical glitches with ghostlike whispers, as if anxiety had a voice of its own.

    A psychedelic hallucination of a seasonal symbol becomes a warning: in today’s web, what feels festive might in fact be a trap.

  • Lacrima Rea

    Microscopic Lacrima x Coins shape x Rain / Tears x Stars

    Les réseaux sociaux génèrent d’immenses profits pour leurs propriétaires, mais bien souvent une profonde tristesse pour leurs utilisateurs. À la manière d’une spirale à la Modern Times, les « lacrima coins » tournent encore et encore, avant de revenir inlassablement à leur point de départ. Des études scientifiques ont montré que chaque larme observée au microscope possède une structure unique selon l’émotion qui l’a produite.

    Quatre disques rotatifs — à première vue, des pièces antiques. Mais dans Lacrima Capital, il ne s’agit pas de monnaies impériales. Ce sont des larmes humaines vues au microscope, cristallisées et classées selon l’émotion qui les a façonnées : chagrin, colère, soulagement, impuissance.

    Inspiré d’études scientifiques réelles révélant que chaque type de larme laisse une empreinte moléculaire distincte, Clear Shadows transforme ces résidus invisibles en jetons circulants — gravés de souffrance, mis en rotation comme des engrenages. Le mouvement mécanique est accompagné du son d’une pluie continue : non pas apaisante, mais orageuse, oppressante.

    Ces « pièces-larmes » incarnent la manière dont les réseaux sociaux capitalisent les émotions : le chagrin devient signal, la vulnérabilité devient produit, chaque larme un point de données dans une spirale monétisée.

    Le système boucle. Les roues tournent.
    La tristesse alimente la machine.

    Et quelque part, quelqu’un s’enrichit à chaque fois que nous « pleurons ».

    Social networks generate a lot of cash for their owners, but most of the time a lot of sadness for their users. Like a kind of Modern Times spiral, the lacrima coins are turning around and around, before coming back to the same departure position. Scientific studies observed that each microscopic view of a lacrima has specific forms depending on the cause of the tears.

    Four rotating discs—at first glance, ancient coins. But in Lacrima Capital, these aren’t currencies of empire. They are microscopic views of human tears, crystallized and categorized by the emotions that shaped them: grief, rage, relief, helplessness.

    Inspired by real scientific studies revealing that each type of tear leaves a distinct molecular imprint, Clear Shadows transforms these invisible residues into circulating tokens—engraved with suffering, spun like gears. The mechanical rotation is accompanied by the sound of rainfall, evoking not comfort but a storm of exploitation.

    These “lacrima coins” echo the capitalization of emotion by social networks: sorrow becomes signal, vulnerability becomes product, every tear a data point in a monetized spiral.
    The system loops. The wheels turn. The sadness feeds the machine.

    And somewhere, someone gets richer every time we « cry ».

  • Winter is coming

    Data cloud mapping

    Ink on paper – 30 x 40 cm

    Comme un flash lumineux ou un volcan en éruption, ce dessin repose sur la cartographie réelle des centres de données mondiaux et des flux entre les principales infrastructures de stockage cloud.

    Apparaissant comme un glacier fracturé, un éclair ou une cicatrice neuronale, Winter Is Coming trace la géographie concrète du cloud et des data centers à l’échelle planétaire. Chaque ligne représente un flux de données, chaque nœud un point d’hyper-concentration — presque toujours localisé dans le Nord global.

    Le résultat est à la fois abstrait et glaçant : une cartographie de la fragilité numérique, qui révèle l’architecture invisible soutenant notre quotidien connecté. Sous la métaphore hivernale se dissimule un avertissement discret : à mesure que les tensions géopolitiques s’intensifient et que les monopoles d’infrastructure se renforcent, ce réseau devient un point de pression — non seulement pour le stockage, mais pour le contrôle, la vulnérabilité, l’opacité.

    Winter Is Coming évoque à la fois l’effondrement et la consolidation. À l’heure de l’angoisse climatique et de l’accélération technologique, l’œuvre nous rappelle que même le cloud a une géographie — et qu’elle est tout sauf équitable.

    Like a flash light or erupting volcano, this drawing is based on main cloud storage and data centers positionnings and data flows between them.

    Appearing like a fractured glacier, a flash of lightning, or a neural scar, this drawing traces the real-world geography of cloud storage and global data centers. Every line represents a data flow, every knot a point of hyper-concentration—most often in the global North.

    The result is both abstract and chilling: a cartography of digital fragility, revealing the invisible architecture that powers our daily lives. Beneath the metaphor of winter lies a quiet warning: as geopolitical tensions rise and infrastructural monopolies grow, this network becomes a pressure point—not only of storage, but of control, vulnerability, and opacity.

    Winter Is Coming echoes both collapse and consolidation. In the age of climate anxiety and techno-acceleration, it reminds us that even the cloud has a geography—and it is not evenly distributed.

  • Faketrue people

    Encre sur papier

    Gravure sur Plexiglas & Led

    28 masks inspired by deep fake faces

    Ink on paper – 30 x 40 cm

    Ces 28 masques forment une galerie silencieuse d’identités générées — et immédiatement vidées de leur humanité. Produits à partir de visages synthétiques créés par intelligence artificielle (deep fake), ils présentent d’abord une illusion troublante de réalisme : proportions parfaites, lumière flatteuse, visages crédibles. Mais chaque regard a été effacé, chaque bouche éliminée, chaque oreille gommée. Il ne reste que des enveloppes.

    Ce processus d’annulation transforme l’image en masque : ce n’est plus un portrait, c’est une façade. Sans organes sensoriels, ces figures ne voient rien, n’entendent rien, ne parlent pas. Elles incarnent l’ère post-relationnelle où la ressemblance suffit, et où l’émotion est simulée sans origine.

    L’œuvre interroge : que reste-t-il d’un visage quand on lui retire la possibilité d’interagir ? Que devient une humanité sans échange, sans mémoire, sans altérité ? Ces masques sont beaux, peut-être. Mais ils ne nous regardent pas. Ils nous ignorent. Comme les algorithmes qui les ont créés.

    These faces have been conceived first thanks to an artificial intelligence able to generate randomly real-like faces of non existing people; then eyes, mouth, noses and ears have been removed for the final version of the drawing.

    Drawing & graving on plexiglass – 30×20 cm

  • Chemical happiness

    Dopamine synthesis process

    Ce dessin reproduit avec minutie les étapes complexes de la biosynthèse de la dopamine — depuis la tyrosine jusqu’à la molécule finale. Mais ce n’est pas une simple illustration scientifique. C’est une cartographie politique et émotionnelle. Car aujourd’hui, cette voie biochimique ne relève plus uniquement de la neurobiologie : elle est exploitée, instrumentalisée, industrialisée.

    La dopamine est devenue l’un des leviers majeurs de l’économie de l’attention. Chaque “like”, chaque notification, chaque micro-interaction dans une application est conçu pour provoquer ce pic de récompense, cette micro-jubilation qui incite à rester connecté, à revenir, à consommer. Sans stratégie de stimulation dopaminergique, aucune plateforme ne tiendrait.

    Ce schéma moléculaire est donc aussi un plan d’attaque — celui des UX designers, des ingénieurs en captologie, des entreprises qui modèlent nos comportements via ces circuits primitifs. En activant dopamine et noradrénaline, ils ne se contentent pas de susciter du plaisir : ils pilotent nos états mentaux, notre vigilance, notre capacité à apprendre ou à mémoriser.

    Ce dessin, apparemment neutre, devient ainsi une image à double fond : à la fois miracle biologique et carte d’exploitation. Une machine à désir, détournée.

    This drawing is representing the complex synthesis of the dopamine molecule. Dopamine stimulation is a key element in the user experience optimisation for mobile and service applications providers. This is obvious that without a dopamine shot control strategy, social networks won’t be what they are. Dopamine and noradrenaline are crucial neuromodulators controlling brain states, vigilance, action, reward, learning, and memory processes.

  • The Shortener

    Some scientists think that screen addictions may result in the shortening of brain white substance.

    This drawing mimics the form of a brain section, but its inner structure collapses inward—a spiral of progressive contraction. The visual metaphor is anchored in a scientific hypothesis: that prolonged exposure to screens and digital overstimulation could lead to the reduction of white matter in the brain, the very substance responsible for communication between regions.

    The title is a double entendre. It evokes both the neurological phenomenon and the digital tool—URL shorteners—that reduces complexity to minimal expression, often stripping away meaning. What happens when the mind, like information, is compressed for efficiency?

    The result is a distorted core, dense and frayed. A topography of decay, where cognitive capacity is thinned for the sake of immediacy.

    Drawing – 30×20 cm

  • Big Bang

    Drawing – 30×20 cm

  • The Spike

    Brownian motion

    Unicorns are big start-up valued more than 1 billion dollars and growing rapidly. Most of the time they uberize traditional businesses. This drawning is a pure randon brownian motion that lead to a unicorn shape

    Drawing – 30×20 cm

  • The Bride

    One tier of teenagers may feel depressed after having checked their favorite social network which is just the perfect place for perfect people sometimes with perfect hairs. This hairy bride is also echoing and inspired by a real brownian motion where particules are colliding randomly.

    Drawing & engraving on plexiglass – 30×20 cm