Catégorie : Drawing & Paper artworks

  • Tadam

    Blood x Gears x Social Noise x Tear Drops

    Ink on paper 60 x 40 cm

    Cette composition se déploie comme une constellation fragmentée de taches rouges, évoquant à la fois des éclaboussures de sang, des micro-engrenages défectueux et des larmes isolées. Le fond d’un blanc éclatant amplifie la violence silencieuse de chaque trace, telle une surface clinique troublée par un traumatisme invisible. L’œuvre oscille entre l’organique et le mécanique, entre la blessure intime et le dérèglement collectif. Chaque point semble à la fois accidentel et programmé, renvoyant à un système où émotion, données et altération se fondent sans distinction. D’une esthétique minimale mais d’une densité conceptuelle marquée, la pièce interroge les seuils du contrôle et de l’effondrement dans un monde gouverné par un code invisible.

    This composition unfolds as a fragmented constellation of red stains, evoking at once blood splatters, malfunctioning micro-gears, and isolated teardrops. The stark white background amplifies the silent violence of each mark, like a clinical surface disrupted by unseen trauma. The work oscillates between the organic and the mechanical, the intimate wound and collective disturbance. Each dot feels both accidental and programmed, pointing to a system where emotion, data, and damage are indistinguishably merged. Aesthetically minimal, conceptually dense, the piece questions the thresholds of control and collapse in a world governed by invisible code.

  • Twins

    Meiose  x smiley x globes x ghost x cry

    Ink on paper 20 x 30 cm

    Deux formes globulaires flottent dans un espace blanc — floues, cellulaires, comme observées au microscope. À première vue, elles semblent identiques. Mais en y regardant de plus près : l’une porte la trace à peine visible d’un visage souriant, l’autre est disloquée, spectrale, marquée de traits verticaux — un code-barres de chagrin.

    Twins évoque la méiose, ce processus biologique de division cellulaire — mais ici, ce ne sont pas les chromosomes qui se divisent. C’est l’identité numérique. Deux “entités” émergent : l’une, agréable, commercialisable, exploitable — un smiley. L’autre, cryptée, émotionnelle, brisée — illisible, invendable. La métaphore du jumeau numérique est pervertie : nous sommes clonés, oui, mais de manière asymétrique — un soi pour les plateformes, l’autre pour l’oubli.

    Le jumeau de gauche simule la joie.
    Celui de droite en paie le prix.

    Tous deux hantent le système qui les a produits.
    Et ensemble, ils murmurent : nous ne sommes pas entiers.

    Two globular forms hover in white space—fuzzy, cellular, as if viewed under a microscope. At first glance, they appear identical. But look closer: one wears the faint trace of a smiley face, the other is disfigured, ghostlike, marked by vertical strokes—a barcode of sorrow.

    Twins evokes meiosis, the biological process of cellular division—but in this case, it’s not chromosomes that split. It’s digital identity. Two “entities” emerge: one palatable, marketable, usable—a smiley. The other, encrypted, emotional, broken—unreadable, unsellable. The digital twin metaphor is corrupted: we are cloned, yes, but asymmetrically—one self for platforms, the other for oblivion.

    The left twin performs joy.
    The right one bears the cost.

    Both haunt the system that created them.
    Together, they whisper: we are not whole.

    Ink on paper 40×30

  • To be continued…

    Dots x Evolution x Fall x Apple x Black Hole
    Ink on paper 30 x 20 cm

    Six taches d’encre noire s’alignent comme une ponctuation, mais il ne s’agit pas d’une phrase — c’est une chute. De la poussière à peine visible jusqu’à la saturation la plus dense, la composition imite un cycle de vie, un effondrement moral, ou une sédimentation idéologique.

    L’œuvre résonne autant comme une progression darwinienne que comme une Chute théologique — une sorte de “pomme” métaphorique tombée non pas d’un arbre, mais de la grâce, de la clarté, d’un Eden numérique. En chemin, des visages émergent fugitivement — un fantôme, un masque, un miroir — comme si l’identité vacillait, puis s’éteignait dans l’obscurcissement de la tache.

    Le titre, To Be Continued…, suggère qu’il ne s’agit pas d’une fin. C’est une boucle, une habitude, un système.
    Chaque point pourrait être :

    • une âme humaine
    • une géolocalisation abandonnée
    • un pixel de suivi
    • une tache d’encre d’un test psychologique
    • un futur encore sans nom

    C’est de la ponctuation à l’ère de l’effondrement.
    Et cela s’achève, comme toujours, par un point final.

    Six black ink blots fall in line like punctuation, but this is no sentence—it’s a descent. From barely-there dust to dense, full saturation, the composition mimics a life cycle, a moral collapse, or an ideological sedimentation.

    The work echoes both Darwinian progression and the theological Fall—a metaphoric « apple » dropped not from a tree, but from grace, from clarity, from digital Eden. Along the way, faces briefly emerge—a ghost, a mask, a mirror—as if identity flickers and then vanishes in the deepening blot.

    The title, To Be Continued…, implies that this isn’t an ending. It’s a loop, a habit, a system.
    Each dot might be:

    • a human soul
    • a dropped pin
    • a tracking pixel
    • an inkblot from a psychological test
    • a future yet to be named

    This is punctuation in the age of collapse.
    And it ends, as always, with a full stop.

  • The forest

    Ink on paper 30 x 20 cm

    Un enchevêtrement de racines, vrilles, dendrites et structures cellulaires s’étend sur la page — à la fois réseau neuronal, vestige végétal et ruine topographique. La composition refuse tout point focal, obligeant le regard à errer, comme à travers le fantôme d’une forêt ou d’un système d’exploitation oublié, encore traversé de données perdues.

    Cette pièce évoque l’architecture de la mémoire, comme saisie au moment où elle commence à se dissoudre — neurones qui se fracturent, racines qui se rétractent, systèmes qui se désagrègent en motifs épars. Elle semble vivante, mais à peine. Un mycélium post-biologique, ou l’ultime écho d’une carte cognitive dessinée à la main avant que l’introspection ne soit remplacée par l’apprentissage machine.

    A tangle of roots, tendrils, dendrites, and cellular structures spreads across the page—part neural network, part vegetal relic, part topographic ruin. The composition resists a focal point, demanding the viewer to wander through it, like through the ghost of a forest or a forgotten operating system still pulsing faintly with lost data.

    This piece evokes the architecture of memory, as if captured in the moment it begins to dissolve—neurons fracturing, roots retracting, systems breaking down into scattered patterns. It feels alive, but barely. A post-biological mycelium, or the last echo of a cognitive map drawn by hand before machine learning replaced introspection.

  • Persephone

    Half Greek statue from Persephone x No Brain x Jewels x Closed eyes

    Drawing on paper 40 x 30 cm

    Cette apparition pâle de Perséphone n’émerge pas du marbre, mais de l’absence. Rendue visible par une constellation fantomatique de points, la figure flotte à mi-chemin entre la forme et le vide — inachevée, effacée, ou simplement en train de disparaître.

    L’allusion mythologique est explicite : Perséphone, déesse des deux mondes — lumière et souterrain, surface et ombre — est ici suspendue. Mais sa couronne a disparu, remplacée par le néant, son regard est clos, sa tête vide — une critique directe des icônes modernes, vidées de pensée, de conscience, de résistance.

    Les bijoux, encore visibles, brillent avec ironie — symboles de valeur sans identité, de beauté sans voix. Son cerveau manquant n’est pas une absence, mais une extraction — peut-être délibérée. Peut-être une stratégie de survie.

    Perséphone devient ainsi une allégorie du corps passif à l’ère de l’automatisation :
    Élégant, inerte, orné, aveugle.


    This faint apparition of Persephone emerges not from marble, but from absence. Rendered through a ghostly constellation of dots, the figure floats halfway between form and void—unfinished, erased, or simply fading.

    The mythological allusion is clear: Persephone, goddess of dual worlds—light and underworld, surface and shadow—is caught in suspension. But here, her crown is replaced by nothingness, her gaze closed, her head empty—a critique of modern icons stripped of thought, awareness, or resistance.

    The jewels, still visible, mockingly gleam—symbols of value without identity, of beauty without voice. Her missing brain is not a lack, but a removal—perhaps deliberate. Perhaps a survival tactic.

    Persephone becomes a commentary on the passive body in the age of automation:
    Elegant, inert, adorned, blind.

  • Puppets

    Gold Love x Iron Puppets x Web trapp x Gafam x Dead Tree shadow

    100 x 50 cm

  • Fake True

    IA generated faces x Removed senses

    Iron sculpture|

    Suspendus dans le silence, ces masques en fil de fer évoquent des visages humains déformés — réceptacles vides, sans oreilles, sans bouche, sans yeux, originalement généré par une IA. Ils flottent tels des fantômes numériques, hantant l’espace par une absence troublante d’identité et de perception. Chaque forme rappelle le bruit génératif de l’intelligence artificielle tentant de simuler l’humain sans jamais en saisir l’essence.

    Ces « visages » ne sont ni vrais ni faux, mais des composites dérangeants, nés d’ensembles d’entraînement et d’abstraction. Leurs sens manquants témoignent d’un monde où la donnée remplace l’expérience, où l’expression devient un écho sans origine. Ou le digital remplace l’humain.

    Le spectateur se retrouve face à un miroir… qui ne reflète plus rien.

    Suspended in silence, these wireframe masks evoke distorted human faces—empty vessels devoid of ears, mouths, or eyes. They float like digital phantoms, haunting the space with an eerie absence of identity and perception. Each form recalls the generative noise of artificial intelligence attempting to simulate the human without ever grasping its essence. These “faces” are neither real nor false, but unsettling composites born from training sets and abstraction. Their missing senses speak to a world where data replaces experience, and expression becomes an echo without origin. The viewer confronts a mirror that does not reflect.

  • City of Lights

    Manhattan version

    Skyline version

    Plastic Rubish x SkyLine x Shadows

    Plastic sculpture 50 x 100 x 20 cm

    Cette ligne d’horizon n’est pas faite d’acier ni d’ambition, mais de plateaux plastiques de médicaments jetés, soigneusement agencés et éclairés pour imiter la grandeur d’une ville moderne.

    Chaque fragment translucide projette une ombre haute — verticale, stérile, répétitive — formant des tours fantomatiques qui rappellent les silhouettes des quartiers financiers ou des pôles technologiques, ou des tours de serveurs, mais ne sont en réalité que des coquilles vides issues de la surconsommation. La prétendue transparence y est de mise.

    Ce sont des villes nées du déchet, non de la croissance. L’infrastructure même de nos vies — de la santé à l’espoir — se dessine à travers ce que nous jetons, ce que nous oublions, ce que nous surmédicalisons.
    Derrière chaque skyline lumineux se profile une silhouette plus sombre, celle de notre dépendance au bien-être, à la technologie, à la vitesse — le tout enveloppé dans l’illusion du progrès.

    Et si nos villes n’étaient que des distorsions de lumière, construites sur le vide, projetées par nos propres mains ?

    This skyline isn’t built of steel or ambition, but of discarded plastic drug trays, carefully arranged and lit to mimic the grandeur of a modern city.

    Each translucent fragment throws a tall shadow — vertical, sterile, and repetitive — forming ghostly towers that recall the silhouettes of financial districts and tech hubs, but are, in fact, empty shells of overconsumption.

    These are cities born from waste, not growth. The very infrastructure of our lives — from health to hope — is shaped by what we throw away, what we forget, and what we over-medicate.
    Behind every glowing skyline is a darker silhouette, cast by our addiction to well-being, tech, and speed, wrapped in the illusion of progress.
    What if our cities were just light distortions, built on emptiness, projected from our own hands?

  • Flooded

    Flood x Trees x Funfair

  • Spiderman

    Broken screens x neural network

    A web of fractures mimicking a nervous system, or maybe the inverse — nerves mimicking the breaks in our machines. This figure is composed from three actual broken smartphone screens, reassembled into the silhouette of a human head and torso, spidering from a dense wound in the chest.

    The cracks become neurons. The neurons become vulnerability. The device, once a window to the world, now becomes a shattered mirror. The reference to Spiderman is neither heroic nor nostalgic — it’s anatomical, visceral. The power isn’t superhuman; it’s damage, perfectly mapped.

    There is no repair here, only exposure.

  • Hutches

    Servers x NYC x liberty x Z. x Sorrow x Tears

    Digital drawing on paper 20 x 30cm

    La skyline de Manhattan — tranchante, dense, iconique — se révèle être tout autre chose : une forteresse de serveurs de données, verticalement froide, uniformément chiffrée. Sous chaque tour, des larmes numériques tombent, calquées sur l’onde sonore d’un enregistrement réel : la voix de Z affirmant, comme un mantra, que tout ce qu’il fait est « pour le bien du monde ».

    Au centre, à peine visible mais reconnaissable entre toutes, la Statue de la Liberté est teintée de rose vif — non plus symbole d’émancipation, mais leurre au cœur du contrôle. L’œuvre détourne la grandeur architecturale de New York en un diagramme carcéral, où chaque gratte-ciel devient cellule, cage de données, entrepôt monétisé de fragments de vie.

    Hutches n’est pas une vue urbaine, c’est une machine à confessions, une cartographie de l’effondrement de la liberté en idéologie.
    Les larmes ne tombent pas seulement des bâtiments.
    Elles tombent de la croyance elle-même.

    NYC x Z. auto persuasion audio recording x Data servers x Statue of liberty

    The skyline of Manhattan—sharp, dense, iconic—reveals itself as something else: a fortress of data servers, coldly vertical, uniformly encrypted. Beneath each tower, digital tears fall, echoing the waveform of a real audio clip: Z’s recorded justification that everything he does is “for the good of the world.”

    At the center, barely visible yet unmistakable, stands the Statue of Liberty, colored in bright pink—no longer a symbol of freedom, but a decoy amid control. The piece transforms New York’s architectural grandeur into a carceral diagram, where each skyscraper becomes a hutche, a cage of data, a monetized storage of lives.

    Hutches is not just a cityscape—it is a confession machine, mapping the collapse of liberty into ideology. The tears don’t just fall from the buildings.
    They fall from belief itself.

  • Data Beats Emotion

    Audio recording Z. at American Congress x Start-up Mantra
    This work unfolds in two registers. First, as a visual transcription: the tear-shaped forms are not human sorrow, but the soundwave of Z. public apology before the U.S. Congress. No visible emotion. No rupture. Just the smooth, calculated rhythm of a voice designed not to tremble.

    Second, as a title—Data Beats Emotion—the phrase echoes a dominant mantra in the startup world. In tech culture, feelings are noise. Growth requires data: measurable, scalable, testable. Emotion is seen as inefficiency—something to simulate perhaps, but never to follow.

    By overlapping these layers, the piece reveals a tension: between affect and performance, between sincerity and computation. The tear is not real—it is rendered.
    And the apology, like the system it represents, is more a metric than a moment.

  • Underwater

    Underwater private network cables x brain

    À première vue, le dessin évoque un cerveau humain. Une masse nerveuse, fragile, parcourue d’ondes et de synapses. Les tracés semblent organiques, presque vivants. En réalité, il ne s’agit pas de neurones mais de câbles sous-marins bien réels, posés au fond des océans, qui transportent l’intégralité de nos flux numériques. Les noms inscrits, Echo, Jupiter, Grace Hopper, Curie, ne désignent pas des zones cérébrales mais des infrastructures privées, appartenant aux géants technologiques. Leur cartographie reproduit involontairement la forme d’un cortex. Les continents sont reliés comme des hémisphères. Les océans deviennent un tissu conjonctif. Ce réseau compose un système nerveux artificiel, mondial, silencieux. Ce dessin interroge l’anatomie de la connexion au XXIᵉ siècle. Qui relie qui. Qui contrôle les flux. Qui possède la pensée en circulation. L’Internet n’est pas immatériel. Il n’est pas dans un nuage. Il est physique, enfoui, cartographié, financiarisé.  Il traverse les fonds marins comme une colonne vertébrale de fibre optique.Ce n’est plus une métaphore. C’est une structure.Un cerveau non biologique, constitué de câbles, où la circulation des données remplace l’influx nerveux. Un cerveau sous l’eau.

    At first glance, the drawing appears to be a crude sketch of a human brain—nervous, pulsing, alive. But a closer look reveals a different truth: these are the real-world underwater cables that transmit global internet data, linking continents through the ocean floor.

    Names like Echo, Jupiter, Grace Hopper, and Curie trace not neurons, but corporate arteries—private infrastructure owned by tech giants, invisible yet vital. Their layout unintentionally mimics a cerebral cortex, forming a new digital nervous system, artificial yet organic in form.

    Underwater Private Network Cables questions the anatomy of connection in the 21st century. Are we still the ones thinking—or have these cables begun to think for us? It’s no longer metaphor. It’s structure.
    The internet is not in the cloud.
    It’s underwater, wired, mapped—and increasingly privatized.
    A brain not of flesh, but of fiber.

  • Me and My Couch

    Brain x Basic need x Couch x Laziness economy

    Ink on paper 30 x 40 cm

    Essaie de deviner qui sont les points sans étiquette, tu les connais tous !

    Cette œuvre se présente comme une carte cérébrale — mais elle fonctionne plutôt comme un miroir. Une neuroéconomie spéculative où le Moi n’est plus un sujet, mais un nœud. Un corps réduit à des besoins primaires : manger, penser, ressentir, jouer, aimer, se reposer. Tous ces élans — légitimes, profondément humains — sont désormais interceptés, détournés, optimisés.

    Le canapé n’est pas un confort : c’est un piège. Autour, des nœuds anonymes pulsent en silence des besoins primaires. Mais on peut deviner :

    – ce point rose près de Manger pourrait bien être les plateformes de livraison
    – celui proche de Penser ressemble fort aux moteurs de suggestion IA
    – celui qui gravite autour de Émotion évoque les algorithmes de recommandation de contenu
    – le point à peine visible entre Jouer et S’informer pourrait être les plateformes de streaming
    – et celui niché entre Sexe et Amis chuchote le nom des applis de rencontre ou des réseaux sociaux

    Cette cartographie ne montre pas un cerveau, mais un écosystème économique parasitant son hôte. Un monde où chaque besoin fondamental est intermédié, capté, converti en chiffre d’affaires.
    L’économie de la paresse n’est pas un accident : c’est l’aboutissement du capitalisme numérique — mouvement minimal, conversion maximale.

    L’intention ultime serait-elle de nous laisser sur notre canapé à scroller, en remplissant nos besoins primaires virtuellement

    Au centre : un individu.
    À la périphérie : une industrie à plusieurs milliards.
    Entre les deux : l’érosion lente de l’autonomie… et peut-être de la condition humaine elle-même.

    Try to guess who are unlabelized points!

    This work presents itself as a cerebral map—but it operates more like a mirror. A speculative neuroeconomy where Me is no longer a subject, but a node. A body reduced to primal needs: eat, think, feel, play, love, rest. All these impulses—legitimate, human—are now intercepted, diverted, optimised.

    The couch is not a comfort; it’s a trap. Around it, unnamed nodes pulse silently. But one can guess:
    – that pink dot near “Eat” might be food delivery platforms
    – that one by “Think” could well be AI suggestion engines
    – the one orbiting “Emotion” seems like content recommendation algorithms
    – the barely visible node linking “Play” and “Inform” could be streaming platforms
    – and the one tucked between “Sex” and “Friends” whispers dating apps

    This mapping doesn’t just show a brain. It reveals an economic ecosystem parasitising its host. One where every basic human need has been intermediated, captured, converted into revenue. The laziness economy is not accidental—it is the endgame of digital capitalism: minimal movement, maximal conversion.

    At the core: an individual.
    At the periphery: a billion-dollar industry.
    In between: the slow erosion of autonomy, and perhaps, of the human condition itself.

  • Chemical Happiness

    Dopamine synthesis x Printed Circuit

    This seemingly technical layout, reminiscent of a computer motherboard, is in fact the stylised transcription of a portion of the chemical pathway for dopamine synthesis—the neurochemical responsible for reward, motivation and compulsion. The lines and nodes retrace not an electronic signal, but the molecular construction of desire itself.

    Beyond biology, this representation highlights how platforms and tech companies have appropriated these neurological circuits. Notification systems in mobile apps have been deliberately engineered to trigger short-term dopamine bursts—designed for immediate satisfaction rather than sustained happiness. The goal is not long-term fulfilment, but repeated engagement, dependence, loops.

    Here, chemical formula, interface mechanics and business objectives intersect. If equations could be drawn between dopamine synthesis, tech giants’ retention models, and UX designs exploiting human vulnerability, this piece would be their visual map. What remains of autonomy when emotions are systematically stimulated for profit?

  • Puppet dance

    Museum Puppets x Digital transformation x Manipulation

  • Party is over

    Funfair x Flood x Rollercoaster x Digital Twin

    A rollercoaster, partially submerged, reveals its skeletal structure—once thrilling, now fragile, spectral. This funfair, captured mid-flood, seems paused in an uncanny moment where pleasure is suspended. Yet nothing has truly stopped. The digital twin persists. The metadata of the amusement survives, resumes, profits.

    In this ghostly engraving, joy and collapse are superimposed. It’s a snapshot of denial: a society that continues to dance as the water rises. The party pauses for the flood, only to resume, oblivious. The reflection in the water echoes a deeper truth—what we replicate, we refuse to abandon.

    The flood isn’t just physical. It’s symbolic of an age that drowns beneath excess, distraction, spectacle. This image reminds us: the architecture of entertainment will always find a way to restart—until it’s too late.

  • Rat Race

    Engraving on plexiglas 20 x 30 cm

    Gravé sur une plaque de plexiglas transparent, un réseau neuronal détaillé flotte devant un ciel en dérive — à mi-chemin entre schéma scientifique et carte spirituelle. La structure évoque une coupe corticale, mais dans ce cadre aérien, elle devient métaphore du tapis roulant cognitif moderne : connexions infinies, aucune issue. Le ciel transperce les lignes synaptiques, transformant le cerveau en une prison de lumière et d’air.

    Rat Race incarne le paradoxe de notre intellect — capable d’émerveillement, mais piégé dans des boucles d’accélération, de performance et de bruit. Un esprit suspendu, exposé, rendu vain, à la poursuite de sens sous un ciel algorithmique.

    Cette gravure de cortex, inspirée des premières représentations neuronales, suspendue sur un fond de nuages mouvants, conjugue précision anatomique et enfermement existentiel. Le cerveau y apparaît disséqué mais flottant, ses circuits figés dans une complexité aussi brillante qu’inutile. À travers cette transparence, Rat Race devient une allégorie — non seulement de la surcharge mentale, mais de la culture start-up elle-même, où l’intelligence, la vitesse et l’innovation tournent à vide… jusqu’au burn-out. Et où de nombreuses start-up se trouvent piégées dans une rat race, une compétition sans fin pour émerger et un jour devenir une licorne, quoi qu’il en coûte!

    Le maillage neuronal reflète la logique du capital-risque : connexions accélérées, pensée performative, raisonnement scalable — jusqu’à l’effondrement. L’arrière-plan nuageux suggère la liberté, mais elle reste inaccessible, distordue par la grille. Voici le cerveau comme champ de bataille : là où chaque neurone rivalise, chaque idée se « pitche », et où penser n’est plus un processus — mais une course à la visibilité, au financement, à la survie.

    Engraved on a transparent plexiglass sheet, a detailed neural network floats against a drifting sky—part scientific diagram, part spiritual map. The structure resembles a slice of cortex, yet in this elevated setting it becomes a metaphor for the modern cognitive treadmill: endless connections, zero escape. The sky bleeds through the synaptic lines, turning the brain into a prison made of light and air. Rat Race evokes the paradox of our intellect—capable of wonder, yet trapped in loops of acceleration, performance, and noise. A suspended mind, exposed and futile, chasing meaning under an algorithmic sky.

    This plexiglass engraving of a cortical section, suspended against a backdrop of drifting clouds, evokes both anatomical precision and existential entrapment. The brain appears dissected yet hovering, its neural circuits frozen in a moment of futile complexity. Through this transparency, Rat Race becomes an allegory—not only of cognitive overload, but of the relentless startup culture where intellect, speed, and innovation spiral into burnout….and where start-up fight for immediate success

    The neural mesh mirrors the logic of venture capital: accelerated connections, performative thinking, scalable reasoning—until collapse. The cloudscape behind suggests freedom, but it remains unreachable, distorted through the grid. This is the brain as battleground: one where every neuron competes, every idea pitches itself, and where thinking is no longer a process, but a race for visibility, funding, and survival.

  • Blue sky

    IA generated people x Provence sky x Engraving on plexiglass

    Plastic engraving – 20 x 30 cm

    Une grille suspendue de visages spectraux flotte entre nuages et lumière — chaque visage est unique, mais aucun n’est réel. Générés par un système d’intelligence artificielle précoce, ces portraits représentent des êtres qui n’ont jamais existé. Leurs traits, issus de motifs statistiques, n’ont jamais été façonnés par l’expérience ni traversés par l’émotion.

    Chacun de ces visages est volontairement privé de ses sens : pas d’yeux pour voir, pas de bouche pour parler, pas d’oreilles pour entendre. Dépouillés de leurs organes sensoriels, ils deviennent des avatars de la déconnexion — une pure surface sans perception. Gravés sur du plexiglas transparent, ils ne captent la lumière qu’à travers le vide, ne renvoyant que le ciel en arrière-plan.

    L’œuvre formule une critique silencieuse de la nature désincarnée des identités générées par les données. Ces humains artificiels, vidés de toute vie intérieure, flottent comme les symboles d’un monde façonné par la représentation sans réalité, la simulation sans âme.

    A suspended grid of spectral faces hovers between clouds and sunlight—each face unique, yet no face real. Generated by an early artificial intelligence system, these portraits are of people who never existed. Their features, derived from statistical patterns, were never sculpted by experience or emotion.

    Each face is deliberately deprived of its senses: no eyes to perceive, no mouth to speak, no ears to hear. Stripped of sensory organs, they become avatars of disconnection—pure surface without perception. Engraved on transparent plexiglass, the images catch light only through absence, reflecting back nothing but the sky behind them.

    The work quietly critiques the disembodied nature of data-generated identities. These artificial humans, emptied of all inner life, float as symbols of a world increasingly shaped by representation without reality, simulation without soul.