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Featured Green & Nature Installation Photo Sculpture Serie : Micropollute

Plastic tree

Pharmacy marketing plastic rubish x Light transparency x Low hanging fruit

Plastic sculpture 90 x 50 x 50 cm

Suspendue à une chaîne métallique, cette forme spectrale émerge d’un amas de fragments plastiques transparents — éléments d’étagères jetés, avant même d’être utilisés pour mettre en valeur des produits pharmaceutiques. Des rebuts. Des coproduits produits inutilement. La sculpture flotte comme un fruit contaminé de l’économie moderne : fragile, lumineux, mais saturé des résidus de l’hyperconsommation.

La lumière traverse la structure, projetant un halo chaotique qui révèle la violence invisible des déchets marketing du quotidien. Plastic Tree se dresse comme un monument au cycle de vie invisible de la marchandisation — montrant comment même les structures censées « aider » sont vouées à l’excès, à la pollution, à l’effondrement.

Un fossile de la logique promotionnelle, suspendu dans un silence stérile.

Suspended by a metal chain, this ghostly form emerges from a mass of transparent plastic fragments—discarded shelving elements once used to promote pharmaceutical products. The sculpture hangs like a contaminated fruit of the modern economy: fragile, luminous, yet saturated with the residues of hyper-consumption. Light penetrates the structure, projecting a chaotic halo that reveals the invisible violence of everyday marketing debris. Plastic Tree stands as a monument to the unseen lifecycle of commodification—how even the structures meant to “help” are wasteful, polluting, and destined to collapse. A fossil of promotional logic suspended in sterile silence.

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Bodies Featured Installation Photo Sculpture

Dancing Puppets

Iron puppets x Chaotic movement

Iron sculpture & magnets 50 x 50 x 50 cm

Trois silhouettes filiformes surgissent dans un mouvement spectral, façonnées en fil de fer torsadé — humanoïdes mais fracturées, comme sculptées en plein spasme. Leurs formes fantomatiques évoquent à la fois la vitalité et la déformation, prises dans une danse sans rythme ni intention.

Dancing Puppets met en scène une chorégraphie du contrôle et du désordre : des corps animés par des forces invisibles, privés de volonté, dansant au rythme d’un algorithme. Ce chaos n’est pas aléatoire — il reflète nos gestes sous des systèmes que nous ne maîtrisons plus.

Ces marionnettes, c’est nous : emmêlés, réactifs, déconnectés, mais synchronisés avec une machinerie devenue trop complexe pour être comprise.

Three wiry figures emerge in spectral motion, crafted from twisted iron wire—humanoid but fractured, as if sculpted mid-twitch. Their ghostly forms suggest both vitality and distortion, caught in an endless dance without rhythm or intent. Dancing Puppets stages the choreography of control and disarray: bodies animated by invisible forces, stripped of agency, dancing to an algorithmic beat. The chaos is not random—it mirrors our movements under systems we no longer master. These puppets are us: tangled, reactive, disconnected yet in sync with a machinery too complex to grasp.

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Bodies Engraving Featured Green & Nature Installation Photo Sciences Tech for good

Rat Race

Brain model x plexi engraving x clouds

Engraving on plexiglas 20 x 30 cm

Gravé sur une plaque de plexiglas transparent, un réseau neuronal détaillé flotte devant un ciel en dérive — à mi-chemin entre schéma scientifique et carte spirituelle. La structure évoque une coupe corticale, mais dans ce cadre aérien, elle devient métaphore du tapis roulant cognitif moderne : connexions infinies, aucune issue. Le ciel transperce les lignes synaptiques, transformant le cerveau en une prison de lumière et d’air.

Rat Race incarne le paradoxe de notre intellect — capable d’émerveillement, mais piégé dans des boucles d’accélération, de performance et de bruit. Un esprit suspendu, exposé, rendu vain, à la poursuite de sens sous un ciel algorithmique.

Cette gravure de cortex, inspirée des premières représentations neuronales, suspendue sur un fond de nuages mouvants, conjugue précision anatomique et enfermement existentiel. Le cerveau y apparaît disséqué mais flottant, ses circuits figés dans une complexité aussi brillante qu’inutile. À travers cette transparence, Rat Race devient une allégorie — non seulement de la surcharge mentale, mais de la culture start-up elle-même, où l’intelligence, la vitesse et l’innovation tournent à vide… jusqu’au burn-out. Et où de nombreuses start-up se trouvent piégées dans une rat race, une compétition sans fin pour émerger et un jour devenir une licorne, quoi qu’il en coûte!

Le maillage neuronal reflète la logique du capital-risque : connexions accélérées, pensée performative, raisonnement scalable — jusqu’à l’effondrement. L’arrière-plan nuageux suggère la liberté, mais elle reste inaccessible, distordue par la grille. Voici le cerveau comme champ de bataille : là où chaque neurone rivalise, chaque idée se « pitche », et où penser n’est plus un processus — mais une course à la visibilité, au financement, à la survie.

Engraved on a transparent plexiglass sheet, a detailed neural network floats against a drifting sky—part scientific diagram, part spiritual map. The structure resembles a slice of cortex, yet in this elevated setting it becomes a metaphor for the modern cognitive treadmill: endless connections, zero escape. The sky bleeds through the synaptic lines, turning the brain into a prison made of light and air. Rat Race evokes the paradox of our intellect—capable of wonder, yet trapped in loops of acceleration, performance, and noise. A suspended mind, exposed and futile, chasing meaning under an algorithmic sky.

This plexiglass engraving of a cortical section, suspended against a backdrop of drifting clouds, evokes both anatomical precision and existential entrapment. The brain appears dissected yet hovering, its neural circuits frozen in a moment of futile complexity. Through this transparency, Rat Race becomes an allegory—not only of cognitive overload, but of the relentless startup culture where intellect, speed, and innovation spiral into burnout….and where start-up fight for immediate success

The neural mesh mirrors the logic of venture capital: accelerated connections, performative thinking, scalable reasoning—until collapse. The cloudscape behind suggests freedom, but it remains unreachable, distorted through the grid. This is the brain as battleground: one where every neuron competes, every idea pitches itself, and where thinking is no longer a process, but a race for visibility, funding, and survival.

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Featured Green & Nature Installation Sculpture Serie : Micropollute Video

Plastic tree

Drugs plastic commercial racks x shadows x sculpture

Video of the dancing shadows of the sculpture

Suspendue à une chaîne métallique, cette forme spectrale émerge d’un amas de fragments plastiques transparents — jetés même avant d’être des vestiges d’étagères publicitaires utilisés pour promouvoir des produits pharmaceutiques. La sculpture flotte comme un fruit contaminé de l’économie moderne : fragile, lumineux, mais saturé des résidus de l’hyperconsommation.

La lumière traverse la structure, projetant un halo chaotique qui révèle la violence invisible des déchets marketing du quotidien. Plastic Tree se dresse comme un monument au cycle de vie invisible de la marchandisation — montrant comment même les structures censées « aider » sont fondamentalement vouées au gaspillage, à la pollution et à l’effondrement.

Un fossile de la logique promotionnelle, suspendu dans un silence stérile.

Suspended by a metal chain, this ghostly form emerges from a mass of transparent plastic fragments—discarded shelving elements once used to promote pharmaceutical products. The sculpture hangs like a contaminated fruit of the modern economy: fragile, luminous, yet saturated with the residues of hyper-consumption. Light penetrates the structure, projecting a chaotic halo that reveals the invisible violence of everyday marketing debris. Plastic Tree stands as a monument to the unseen lifecycle of commodification—how even the structures meant to “help” are wasteful, polluting, and destined to collapse. A fossil of promotional logic suspended in sterile silence.

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Automation Featured Green & Nature Installation Sculpture Tech for good Video

The pendulum tree

Dancing Metal Puppets x Magnetic motion x Dead tree x Daily flowers

Sculpture iron – wood – flowers – magnets | 80 x 50 x 50 cm

Dans cette séquence vidéo, des figures humanoïdes en fil de fer oscillent sous un arbre noueux et sans vie, animées non par des ficelles, mais par des forces magnétiques invisibles. Elles se balancent avec une grâce mécanique au-dessus d’un sol parsemé de pétales d’hypomées — ces fleurs qui ne durent qu’un jour avant de disparaître. Le pendule devient l’axe du contrôle, mesurant le temps non en heures, mais en gestes compulsifs et cycles fragiles.

The Pendulum Tree met en scène un rituel de répétition : des êtres artificiels dansent sans fin pendant que la beauté organique se fane en silence. L’arbre, à la fois bourreau et vestige, encadre la scène comme une métaphore de l’existence moderne — où la vie quotidienne devient un mouvement performatif dicté par des systèmes invisibles, et où la nature n’est plus qu’un décor périmé.

Une boucle discrète, fatale, où même la grâce est sous contrôle.

In this video snapshot, wiry human-like figures oscillate beneath a gnarled, lifeless tree, animated not by strings but by invisible magnetic forces. They sway with mechanical grace above a ground scattered with ephemeral morning glory petals—hypomées, flowers that bloom for a single day before vanishing. The pendulum becomes the axis of control, marking time not in hours but in compulsive gestures and fragile cycles.

The Pendulum Tree stages a ritual of repetition: artificial beings dance endlessly while organic beauty withers in silence. The tree, both executioner and relic, frames the scene as a metaphor of modern existence—where daily life becomes performative movement dictated by unseen systems, and nature serves only as expired décor. A quiet, fatal loop where even grace is governed.

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Featured Sciences Serie : Inner Chemistry Video

Metaboliks

Metabolic processing x Mobile notifications x Chemistry swap & social depression x Boehringer

Metaboliks réinterprète un fragment de la célèbre carte métabolique Boehringer Mannheim, conçue à l’origine pour représenter l’ensemble des réactions cellulaires humaines. Mais ici, la rigueur biochimique s’effondre dans un système dynamique et erratique — à mi-chemin entre carte mère et crise nerveuse.

Les lignes animées évoquent les voies de la dopamine, du cortisol, de la sérotonine, mais aussi les pings des notifications mobiles, les boucles algorithmiques, la pression sociale. Des spirales perturbent la grille, symptômes visuels d’un trop-plein psychique — des boucles sans sortie. La structure devient l’interface d’un corps reprogrammé par rétroaction, d’un cerveau chimiquement modifié par des stimuli extérieurs.

En empruntant le langage visuel de la pharmacologie, Metaboliks met en scène la violence silencieuse d’un métabolisme intérieur détourné par l’économie de l’attention. Il dévoile un nouveau territoire biopolitique, où les hormones ne sont plus de simples messagers internes, mais des instruments de contrôle social et de dette émotionnelle.

L’œuvre se tient à la croisée du design de données, de l’anxiété numérique et de la vérité métabolique.
Elle pose une question cruciale :
Lorsque notre chimie s’aligne sur le rythme du flux, que reste-t-il de notre autonomie ?

Metaboliks reinterprets a fragment of the iconic Boehringer Mannheim metabolic map, originally used to visualize the totality of human cellular reactions. But here, the precision of biochemical order collapses into a dynamic, erratic system—part circuit board, part nervous breakdown.

The animated lines evoke pathways of dopamine, cortisol, serotonin, but also the pings of mobile notifications, algorithmic loops, and social pressure. Spirals disrupt the grid like symptoms of psychic overload—loops without exit. The structure becomes the interface of a body reprogrammed by feedback, a brain chemically modulated by external stimuli.

Borrowing the visual language of pharmacology, Metaboliks stages the silent violence of an inner metabolism hijacked by attention economies. It exposes a new biopolitical terrain where hormones are no longer just internal messengers, but instruments of social control and emotional debt.

The piece sits at the intersection of data design, digital anxiety, and metabolic truth. It asks: when our chemistry is synchronized with the rhythms of the feed, what remains of our autonomy?

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Automation Bodies Featured Serie : Inner Chemistry Video

The Clock

Screen user daily life x Heart beat & Clock Sounds x 99 frames x Monsters x Digital Twins x vague Dreams

Vidéo

Une vie en 99 images. The Clock saisit le schéma existentiel d’un humain dépendant des écrans : se réveiller, scroller, se déplacer, s’asseoir, produire. L’animation se déploie comme un métronome numérique — chaque image, un fragment de soumission ritualisée au temps. Les lignes, à la fois symétriques et fracturées, dessinent des figures humaines, puis se déforment en monstres algorithmiques.

Le tic-tac de l’horloge et les pulsations cardiaques fusionnent en un rythme mécanique unique. Ce qui ressemble à du progrès n’est en réalité qu’une dérive — vers l’épuisement, la désincarnation, la mort. Le monstre final n’est pas une créature : c’est le reflet déformé de l’utilisateur lui-même, multiplié, répliqué, érodé par la répétition.

A life in 99 frames. The Clock captures the existential pattern of a screen-dependent human: waking, scrolling, commuting, sitting, producing. The animation unfolds like a digital metronome—each frame a fragment of ritualized submission to time. The lines, symmetrical and fractured, form human-like figures, then distort into algorithmic monsters.

Clock ticks and heartbeat pulses merge into a single mechanical rhythm. What appears as progress is merely drift—toward exhaustion, disembodiment, death. The monster at the end isn’t a creature—it’s the distorted mirror of the user himself, multiplied, replicated, eroded by repetition.

This is not a story. It’s a closed circuit. A day. A feed. A life.
Drawn in silence, killed by rhythm.

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Bodies Featured Green & Nature Video

Pink dancer

Ice melting x slow dancing x La vie en rose

Video

Un enfant sans visage, silhouette rose en aplat, danse avec joie — maladroitement, innocemment — sur fond d’effondrement lent d’un glacier numérique. Des blocs de glace tombent, fondent, se dissolvent dans une mer montante, tandis qu’une version fragile de La Vie en Rose s’échappe d’un petit carrousel musical à lamelles métalliques : nostalgique, imparfaite, étrangement mécanique.

Le contraste est chirurgical. La joie est automatisée. L’arrière-plan meurt.
Pink Dancer met en scène une contradiction saisissante : un corps enfantin qui bouge avec grâce, pendant que la planète se désintègre. Le son, censé apaiser, devient une berceuse du déni. Le temps se fige, l’eau s’écoule, et la danse continue — inconsciente… ou incapable de s’arrêter.

A faceless child in flat pink silhouette dances joyfully—awkwardly, innocently—against the slow collapse of a digital glacier. Blocks of ice fall, melt, dissolve into the rising sea, while a fragile version of La Vie en Rose plays from a metal-combed toy music box: nostalgic, imperfect, eerily mechanical.

The contrast is surgical. The joy is automated. The background is dying.
Pink Dancer stages a haunting contradiction: a childlike body moving with grace while the planet behind disintegrates. The sound, meant to soothe, becomes a lullaby of denial. Time freezes, water flows, and the dance continues—unaware, or unwilling to stop.

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Automation Bodies Featured Installation Sciences Tech for good Video

The anxiety machine

Social rewards x Dopamine shot x Hatred x Notification x Nomophobia

This is a 2 min. compilation of 5 other videos.

The Anxiety Machine condense en deux minutes toute l’architecture émotionnelle de la vie numérique contemporaine. Composée de cinq séquences vidéo étroitement chorégraphiées, l’œuvre suit un crescendo affectif — de la validation à l’effondrement — cartographié à travers les boucles de rétroaction sociale.

« You did a great job » : des larmes tombent doucement tandis que s’affichent des félicitations — simulant l’éclat creux de l’approbation sociale.
« Dopamine Shot » : particules tourbillonnantes et mouvements browniens suggèrent l’excitation chimique, les cycles de récompense manipulés.
« I hate you » : orages, éclairs, déclarations de haine violentes marquent le basculement du plaisir vers l’agression numérique.
« Notification/Gunshot » : des bulles éclatent avec la violence de notifications devenues armes — likes et commentaires se transforment en attaques.
« Anxious Breathing » : l’écran se couvre de buée, la respiration se condense, une silhouette monstrueuse consume silencieusement la présence — à la fois dans et hors de l’écran.

Cette œuvre n’est pas une simple séquence : c’est un système. Une machine de rétroaction alimentée par la peur de l’absence, le besoin d’approbation, le rejet, et la surcharge. The Anxiety Machine révèle comment les plateformes transforment l’attention en névrose, et comment le moi se fragmente sous le poids de l’attente, de l’immédiateté et de la violence invisible.

Ce n’est pas seulement une critique des réseaux sociaux.
C’est une mise en lumière de ce qu’ils font à notre chimie intérieure.

This overall processing and vicious circle may lead to mass anxiety

The Anxiety Machine condenses in two minutes the complete emotional architecture of modern digital life. Constructed from five tightly choreographed video segments, the piece follows a crescendo of affect—from validation to collapse—mapped through social feedback loops.

  1. « You did a great job »: tears fall gently as congratulatory words flash—simulating the hollow glow of social affirmation.
  2. « Dopamine Shot »: swirling particles and Brownian motion suggest chemical excitation, manipulated reward cycles.
  3. « I hate you »: storms, flashes, and violent declarations of hate punctuate a shift from pleasure to digital aggression.
  4. « Notification/Gunshot »: bubbles explode with the sharpness of alerts turning into weapons—likes and comments become assaults.
  5. « Anxious Breathing »: the screen fogs, breath condenses, and a monstrous figure silently consumes presence—simultaneously inside and outside the screen.

This work is not merely a sequence; it is a system. A feedback machine fueled by fear of absence, approval, rejection, and overload. The Anxiety Machine exposes how platforms convert attention into neurosis, and how the self fragments under the weight of expectation, immediacy, and invisible violence.

It is not just about social networks. It is about what they are doing to our chemistry.

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Engraving Featured Green & Nature Installation Tech for good

Hashima

Gafa stock exchange annual growth x Hokusai wave

Engraving on Plexiglas x Led blue light20 x 30 cm

Dans cette œuvre, une vague stylisée — qui évoque la célèbre Grande Vague de Kanagawa d’Hokusai — émerge de centaines de traits gravés, éclairés par une lumière LED froide. Mais ici, la vague est abstraite, algorithmique, presque numérique. À sa base : une silhouette dentelée qui rappelle l’île de Hashima, cité minière japonaise abandonnée, ville fantôme d’une ambition industrielle révolue.

La courbe de la vague reprend les graphiques de croissance annuelle des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft). Un tsunami de valeur cumulée, une forme de violence économique rendue avec une finesse poétique. La lumière anime les lignes à la manière de mouvements boursiers, évoquant à la fois séduction et menace.

Hashima Dead City est un monument à l’obsolescence. Ce qui autrefois s’élevait au nom du progrès repose désormais englouti sous l’accélération technologique. La vague s’écrasera.
La ville a déjà disparu.
Ne subsistent que les courbes — illuminées, suspendues.

In this piece, a stylized wave—reminiscent of Hokusai’s iconic Great Wave off Kanagawa—emerges from hundreds of engraved dashes lit by cold LED light. But here, the wave is abstract, algorithmic, almost digital. At its base: a jagged silhouette echoing the island of Hashima, the abandoned Japanese mining city, ghost town of industrial ambition.

The curvature of the wave mirrors the annual growth charts of the GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft). It is a tsunami of compounded value, a form of economic violence rendered with poetic finesse. The light animates the lines like stock movements, evoking both seduction and menace.

Hashima Dead City is a monument to obsolescence. What once rose in the name of progress now lies sunken beneath technological acceleration. The wave will crash. The city has already disappeared. Only the metrics remain—lit and suspended.

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Automation Bodies Engraving Featured Installation Photo Tech for good

Monsters

IA fake faces x no sense

Engraving on Plexi + Blue light Led – 30 x 20 cm

Douze visages spectraux s’alignent tels des apôtres numériques — figures d’une nouvelle religion, codée en pixels et en probabilité. Aucun de ces individus n’existe. Leur dieu ne se voit pas. Générés par une IA d’avant l’ère ChatGPT&co lancée par un lanceur d’alerte issu de la Big Tech, ces portraits visaient à dénoncer la montée en puissance de l’illusion générative. Ici, ils reviennent privés de tous leurs sens : pas d’yeux, pas d’oreilles, pas de bouche — aucune entrée, aucune sortie.

Monsters transfigure ces ensembles de données anonymes en icônes sacrées et vides. Illuminées par une lumière LED bleue, les gravures suggèrent une transcendance — mais n’offrent que l’absence. Il ne s’agit pas de présence divine, mais de vacuité synthétique. Ces « apôtres » ne prêchent pas — ils ne voient rien, n’entendent rien, ne disent rien.

Ce sont les figures de remplacement d’un futur où l’humain est simulé, indexé, effacé — et vénéré comme artefact.

Twelve (like apostle) spectral faces line up like digital apostles—figures of a new religion, one coded in pixels and probability. None of these individuals exist. Generated by a pre-ChatGPT-era AI launched by a Big Tech whistleblower, these portraits were meant to denounce the rising power of generative illusion. Here, they return stripped of all senses: no eyes, no ears, no mouths—no way in, no way out.

Monsters transfigures these anonymous datasets into sacred, vacant icons. Illuminated by blue LED light, the engravings suggest transcendence—but offer only absence. This is not divine presence, but synthetic vacancy. The “apostles” here don’t preach—they observe nothing, hear nothing, say nothing.

They are placeholders for a future where the human is simulated, indexed, erased—and worshipped as artifact.

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Automation Bodies Featured Installation Sciences Serie : Inner Chemistry Tech for good

Addictions

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Automation Featured Tech for good Video

I am your product

Pigeons x Internet users categorization

Quand vous ne payez pas pour un produit, c’est que vous êtes le produit.
Les utilisateurs d’Internet sont devenus dépendants de leur fil personnalisé.

Un essaim de pigeons pixellisés bat des ailes avec régularité, reflété et démultiplié en taches numériques abstraites. Au premier regard, ce sont des oiseaux. Au second, ce sont des usagers — conditionnés, catégorisés, convoqués par une main invisible. Le grain jeté n’est pas de la nourriture, mais du contenu. Ce qui suit est mécanique : attraction, alignement, addiction.

Le chœur commence : « Nous sommes votre produit » — une ritournelle aussi absurde que précise. Les pigeons incarnent chacun de nous, attirés dans le flux, personnalisé, optimisé, monétisé. La voix de l’algorithme devient la faim du troupeau.

Puis vient la supplique finale : « Please feed us. »
Ce qui commence comme une récompense se termine en dépendance. L’humain devient pigeon. Le pigeon devient prototype. Et la boucle ne s’arrête jamais.

Une allégorie condensée du design prédictif et de la faim comportementale.

When you do not pay for a product, you may be the product. Internet users became addicted to their personnalized feed

A swarm of pixelated pigeons flutters rhythmically, mirrored and multiplied into digital inkblots. At first glance, they are birds. At second, they are users—conditioned, categorized, and summoned by a hand they cannot see. The grain thrown is not food, but content. What follows is mechanical: attraction, alignment, addiction.

The chorus begins: “We are your product”—a chant as absurd as it is accurate. The pigeons stand in for all of us, lured into the feed, personalized, optimized, monetized. The voice of the algorithm is now the hunger of the flock.

Then the final plea: “Please feed us.”
What begins as reward ends in dependency. The human becomes pigeon. The pigeon becomes prototype. And the loop never ends.

A compressed allegory of predictive design and behavioral hunger.

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Bodies Engraving Featured Installation Tech for good

The Bride

Light engraving with blue Led – 30*20 cm

Une cascade de filaments lumineux, suspendue dans un cadre de silence. Ce n’est pas un voile — c’est un torrent capillaire, fluide selon une logique brownienne, encodé dans la lumière. The Bride reste immobile, sans visage, définie uniquement par sa présence intangible. Son identité est perdue, son mouvement simulé. Son chagrin, en revanche, est bien réel.

L’œuvre évoque le cercle vicieux entre apparence et réseaux sociaux. La chevelure devient donnée — filtrée, façonnée, jugée. Une métaphore visuelle de la féminité numérique, de la comparaison constante et de la perte de soi. La lumière bleue n’a rien de paisible : c’est la lueur froide d’un écran, la nuit.

The Bride est à la fois intime et systémique. Derrière la douceur se cache une donnée brutale : 38 % des adolescentes se sentent plus mal dans leur peau après avoir été exposées à Instagram. Ce n’est pas juste de la lumière. C’est une érosion émotionnelle, une tristesse éditée, un dommage numérique — rendu silencieusement beau.

A cascade of luminous filaments, suspended in a frame of silence. This is no veil—it’s a hair-like torrent, flowing in Brownian randomness, encoded in light. The Bride stands still, faceless, defined only by her intangible presence. Her identity is lost, her movement simulated. Her sorrow, however, is very real.

The work evokes the troubling feedback loop of social media and appearance. Hair becomes data—filtered, shaped, judged. A visual metaphor for digital femininity, comparison, and loss of self. The blue light isn’t serene; it’s the cold glow of a screen at night.

The Bride is both intimate and systemic. Behind the softness lies a hard statistic: 38% of teenage girls feel worse about themselves after being exposed to Instagram. This isn’t just light. It’s emotional erosion, curated sadness, and digital damage—made quietly beautiful.

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Automation Bodies Featured Installation Tech for good

The walking sleeper

My heart rate x night duration x number of kms for one month

Drawing – 30×20 cm

J’ai utilisé un bracelet connecté pour suivre pendant 30 jours les principales données biométriques que mon corps pouvait produire. De nombreuses améliorations de santé pourraient théoriquement découler de cette collecte — ou pas — surtout avec l’ajout d’une couche d’intelligence artificielle.

Ce dessin minimaliste a été généré à partir de ce suivi : fréquence cardiaque, durée du sommeil, distance quotidienne parcourue. Chaque trio de lignes représente une journée : une lune pour le sommeil, un cœur pour le rythme cardiaque, une empreinte pour le mouvement. Trente jours, trente récits muets — cartographiés sans mots.

La géométrie semble propre, rationnelle. Mais la grille révèle autre chose : des rythmes de fatigue, un repos inégal, une anxiété discrète en mouvement. Malgré les promesses de santé optimisée, les données racontent une autre histoire — celle d’une surveillance déguisée en soin de soi, d’algorithmes qui promettent des éclairages mais récoltent des routines.

The Walking Sleeper trace une frontière entre le soi quantifié et le soi marchandisé.
Un journal sans narration.
Une vie réduite à des signaux.
De la beauté dans la retenue — mais une inquiétude profonde dans le silence.

I used my wrist bracelet to monitor during 30 days precisely my main body metrics that it could capture. Lots of health improvements could be performed thanks to the collection of all these personal data & A.I on top of this….or not!

This minimalist drawing was generated from one month of biometric tracking—captured through a wrist device that monitored heart rate, sleep duration, and daily distance walked. Each trio of lines encodes a day: a moon for sleep, a heart for pulse, a footstep for movement. Thirty days, thirty silent stories—mapped without words.

The geometry seems clean, rational. But the grid reveals more: fatigue rhythms, uneven rest, quiet anxiety in motion. Despite the promise of optimized health, the data tells another story—one of surveillance disguised as self-care, and algorithms promising insight but harvesting routine.

The Walking Sleeper draws a boundary between the quantified self and the commodified self. A diary without narrative. A life reduced to signals. Beauty in restraint—but disquiet in the silence.

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Featured Tech for good

And I’m sorry for this

Z. public apologies at American Congress recording

Ink of museum rubish – 15×100 cm

Cette œuvre visualise les excuses publiques de Z. devant le Congrès américain — non par les mots, mais par la forme sonore. La gravure reproduit exactement l’onde audio de sa phrase : « …and it was my mistake… » Chaque pic est une déchirure de fréquence, chaque creux une rupture de ton, une hésitation, ou une trace de culpabilité — sincère ou calculée.

Sous cette ligne froide, silencieuse, plane une bande-son fantôme : des notes de piano imaginées, qui suggèrent honte, stratégie et orchestration médiatique. Un rythme de tristesse qui n’appartient pas au locuteur, mais à ceux qui ont été touchés. Le piano ne joue pas. Et pourtant, on l’entend.

And I’m Sorry for This Z recontextualise les excuses technologiques scénarisées comme à la fois spectacle et trace — où la voix devient artefact, et le repentir, un bruit mesurable.
L’œuvre interroge : que signifie dire « pardon » quand même la contrition est programmée ?

Un monument au regret fabriqué,
et à l’impossibilité de la sincérité
à l’ère du capitalisme de surveillance.

This piece visualizes the public apology of Z. before the U.S. Congress, not in words—but in waveform. The engraved shape is the exact audio transcription of his voice uttering: “…and it was my mistake…” Each spike is a frequency tear, each dip a rupture of tone, hesitation, or guilt—real or performed.

Beneath the cold line of sound lies a haunting soundtrack: silent, imagined piano notes that evoke shame, calculation, and PR orchestration. A rhythm of sadness that doesn’t belong to the speaker but to those affected. The piano doesn’t play. But we hear it.

And I’m Sorry for This Z reframes a scripted tech apology as both spectacle and trace—where voice becomes artifact, and repentance becomes measurable noise. It asks: what does it mean to say sorry when everything—including contrition—is engineered?

A monument to engineered regret, and the impossibility of sincerity in the age of surveillance capital.

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Featured Green & Nature Serie : Bubbles Tech for good Video

Do not touch

Endangered species x distorted mobile notifications

« Cachez ce sein que je ne saurais voir »

Flottant comme des coraux mous ou des algues gélatineuses, ces formes fragiles ondulent doucement dans des eaux sombres, entraînées par des courants invisibles — algorithmiques. Chaque élément est animé par un rythme circulaire, asynchrone : trop proche pour être ignoré, trop éloigné pour établir un lien. Le paysage sonore évoque la vie abyssale : des sons de notifications mobiles, ralentis, déformés, immergés jusqu’à devenir des bulles émises par une créature invisible.

Do Not Touch efface la frontière entre extinction naturelle et saturation numérique. Les coraux deviennent une métaphore : nous protégeons les récifs, mais négligeons l’esprit humain — qui se dissout dans un silence comparable. Ces organismes spectraux reflètent la psyché connectée : surstimulée, isolée, flottant dans un espace sans contact réel.

L’œuvre suggère que l’économie de l’attention est aussi un problème écologique — fait d’érosion émotionnelle, de surcharge sensorielle, d’asphyxie cognitive.
Le récif est numérique.
L’espèce menacée, c’est nous.
Et l’avertissement est limpide :
ne touchez pas, ne scrollez pas, ne détournez pas le regard.

These corals are animated with random and circular motions by invisible currents, barely touching each others. Distorted mobile notifications sounds like fish noises in deep waters. Sometimes, more attention is paid to endangered species than to human beings mental health…

Floating like soft corals or gelatinous algae, these fragile forms pulse gently in dark waters, swayed by unseen algorithmic currents. Each is animated in circular, asynchronous rhythm—too close to collide, too distant to connect. The accompanying sound mimics deep-sea life: mobile notification pings, slowed, bent, and submerged until they resemble bubbles from a creature we can’t see.

Do Not Touch collapses the boundary between natural extinction and digital saturation. The corals become a metaphor: we protect reefs, but neglect the human mind—dissolving in a similar silence. These spectral organisms echo the overstimulated, isolated psyche of the connected user.

This work suggests that our attention economy is an ecological issue—one of emotional erosion, sensory overload, and cognitive suffocation. The reef is digital. The endangered species is human. And the warning is clear: don’t touch, don’t scroll, don’t look away.

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Featured Green & Nature Tech for good Video

Burning Techs

Top web & innovation technologies x Synthetic voice x Fire burning

Depuis plus de vingt ans, chaque nouvelle technologie web est vendue comme la prochaine révolution, dans un cycle non vertueux où les individus ne sont plus que des utilisateurs — souvent sans comprendre qu’ils sont en réalité le produit, ou pire, la principale source d’enrichissement de ceux qui poussent à une adoption technologique accélérée.

Burning Techs est une descente hypnotique dans ce cycle de techno-évangélisme. Sur un flux glitché de flammes noir et blanc, les noms des révolutions numériques passées et présentes — Web3, Bitcoin, IA, Blockchain, Streaming, Mobile, Crypto, AR — défilent en langue étrangère en mode crypté, accéléré, illisible. Derrière l’opacité, une voix synthétique murmure, comme pour vendre un salut.

Mais ce n’est pas une utopie.
C’est un brasier.
Un rituel où la promesse remplace la compréhension, et où la vitesse écrase l’éthique.
La flamme n’éclaire pas — elle consume.

Chaque “next big thing” devient un bûcher, et derrière chaque lancement, une transaction silencieuse :
les utilisateurs sont transformés en données brutes, puis en revenu.

Burning Techs révèle cette boucle infernale — un marché de la distraction déguisé en progrès.
Il ne s’agit pas de décrypter les mots.
Il faut sentir la chaleur.
La tech brûle.
Et personne ne tient l’extincteur.

Each web technology since more than 20 years is marketed like the next hot big thing and disruption, in a non virtuous cycle where people are just considered as users and they may do not understand that they are the product, or worst the main source of enrichment of these people pushing hardly for a speed techno adoption.

Burning Techs is a hypnotic descent into the techno-evangelism cycle. Over a glitchy stream of black-and-white flames, the names of past and present digital revolutions—Web3, Bitcoin, AI, Blockchain, Streaming, Mobile, Crypto, AR—are flashed in encrypted in foreign language, accelerated and unreadable. Behind the opacity: a synthetic voice speaks softly, as if selling salvation.

This isn’t utopia. It’s a bonfire. A ritual where hype replaces understanding, and speed overrides ethics. The flame doesn’t illuminate—it consumes. Each “next big thing” becomes a pyre, and behind every launch, a silent transaction: users turned into raw data, then into revenue.

Burning Techs exposes this infernal loop—a market of distraction posing as progress. The viewer is not asked to decode the words, but to feel the heat. Tech is burning. And no one’s holding the extinguisher.

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I like you

Tear drops & rain x Main social rewards x Flash lights

Des gouttes de pluie tombent comme des larmes, éparses mais synchronisées, tandis que des flashs d’appareil photo éclatent sur l’écran — n’éclairant rien d’autre qu’un instant d’approbation éphémère.
I Like You met en scène la chorégraphie de la validation sociale : une tempête numérique où les louanges ne pleuvent pas pour nourrir, mais pour asservir.

Une voix synthétique récite en boucle des compliments algorithmiques : « Tu es incroyable », « Tellement fier·e de toi », « Magnifique » — fragments d’affirmation publique conçus pour déclencher des décharges de dopamine. Cette affection manufacturée reflète les mécanismes de l’engagement sur les réseaux sociaux, où la flatterie devient feedback, et le feedback devient monnaie.

Sous cette tempête scintillante, une vérité plus sombre affleure : des études montrent qu’un tiers des adolescents se sentent plus mal après avoir consulté leurs flux. Le flash aveugle. Les larmes tombent. Et dans ce silence surexposé, l’utilisateur se noie — en souriant.

Ce n’est pas de la pluie.
C’est une récompense.

La course sans recul au like.
Et elle tombe toujours vers le bas.

Social reward is one of the main engine propulsing social networks growth. People addiction also come from the dopamine shot they receive when they are publicly congratulated. Some social studies, ignored by social network owners, show that around one tier of teenagers may feel depressed having checked their social network flows.

Raindrops fall like tears, scattered and synchronized, while camera flashes erupt across the screen—illuminating nothing but fleeting approval. I Like You stages the choreography of social validation: a digital storm where praise rains down, not to nourish, but to addict.

A synthetic voice recites a loop of algorithmic compliments: “You’re amazing,” “So proud of you,” “You look stunning,”—fragments of public affirmation designed to feed dopamine spikes. This manufactured affection echoes the mechanisms behind social media engagement, where flattery becomes feedback, and feedback becomes currency.

Beneath the glittering storm, a darker reality emerges: studies show that one third of teens feel worse after scrolling. The flash blinds. The tears fall. And in this hyperexposed silence, the user drowns—smiling.

This is not rain. It’s reward. And it always falls down.

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Ice Flows

Ice flow x Top tech leaders mantras

Cette vidéo critique profondément les mythologies entrepreneuriales propagées par la culture start-up mondiale, en les comparant à la fonte des glaces : lente, inexorable, destructrice. L’oeuvre Ice Flows ne se contente pas d’illustrer une analogie visuelle entre idéologie technologique et crise climatique — elle les relie comme deux formes d’effondrement systémiques, portées par les mêmes mécanismes d’aveuglement collectif et d’auto-illusion.

Les slogans répétés — Fail fast, Disrupt everything, Fake it till you make it ….— deviennent ici des prières toxiques, récitées en boucle par des générations d’entrepreneurs hypnotisés par la réussite de quelques figures emblématiques, sans voir le vide qu’elles laissent derrière elles. Ces mantras, loin d’être moteurs d’émancipation, sont perçus comme des forces d’érosion mentale, sociale et écologique.

Le dispositif visuel — des nappes glaciaires qui se fissurent au rythme de ces injonctions — exprime avec une précision troublante l’impact cumulatif de ces idéologies : elles transforment l’ambition en ravage, la performance en autodestruction. L’innovation n’est plus un projet collectif, mais une course solitaire vers l’irréversible.

Ce travail agit comme un chant funèbre : celui d’un monde qui se vend comme disruptif, mais ne fait que répéter les mêmes schémas d’accélération aveugle et de dépossession humaine.

Tech worldwide community and innovative leaders are raising start-up founders with entrepreneurial & success insane mantras. Most of these mantras focused on success and self made man may have no consideration for human impacts of these innovations. These echoing entrepreneurs perpetuate the cycle indefinitely. The whole process where newbies try to imitate tech leaders cause they became rich rapidly seems like for ice flows totally irreversible and devastating for human beings.

On screen, melting ice sheets ripple under the weight of invisible forces—rivers of time, ambition, and ideology. Layered across these glacial surfaces are the sacred incantations of the startup world: “Fail fast,” “Disrupt everything,” “Fake it till you make it.” Mantras looped by founders, mentors, and digital prophets like a hypnotic tide.

In Ice Flows, Clear Shadows draws a stark parallel between climate collapse and ideological dogma. Both are irreversible. Both are sold as progress. Both leave devastation in their wake.

The animation deconstructs these mantras into visual noise, their repetition forming cracks in the visual ice—a landscape of aspiration eroding itself. The tech community, in its obsession with speed and scale, forgets that what melts cannot be rebuilt. This piece is not just about innovation. It’s about what innovation melts through.

A glacial requiem for the myth of the self-made man.