Catégorie : Serie : Nature made this

Cette série se tourne vers l’origine, vers ce que la matière porte avant toute transformation. Sous le microscope, une tige de bois, une fibre végétale, une structure cellulaire deviennent paysages, architectures, constellations organiques. Ce que l’on croyait simple ou banal révèle une complexité silencieuse, une précision vivante, une force interne qui pousse, s’étire, se ramifie. À cette échelle, la nature ne se contente pas d’exister, elle construit, elle organise, elle invente des formes d’une rigueur et d’une beauté que rien n’a dessinées. Chaque image célèbre cet élan vital invisible, cette intelligence sans intention, cette énergie qui circule dans la matière. Ici, rien n’est ajouté, rien n’est corrigé. Il s’agit de regarder la création telle qu’elle est, dans sa délicatesse et sa puissance. Nature made this.

  • Recomposed Nature

    Dans la série Recomposed Nature, la nature n’apparaît plus comme un état originel mais comme un territoire transformé, recomposé et artificialisé par l’action humaine. Les images montrent des fragments de nature modifiée, hybridée, parfois reconstruite à partir de déchets, de structures techniques ou de matières altérées. L’homme ne contemple plus un écosystème intact, il le recompose, le corrige, le scénarise et le codifie selon ses propres logiques esthétiques et industrielles. Le microscopique occupe une place centrale, des formes invisibles, agrandies et isolées deviennent paysages, motifs ou architectures biologiques. Ces fragments de vie sont amplifiés, mis en scène et esthétisés jusqu’à produire des images séduisantes, parfois presque décoratives. Dans ce monde recomposé, la nature brute ne suscite plus l’attention, tandis que sa version stylisée et visuellement optimisée provoque fascination et circulation sur les réseaux. La vitalité réelle du vivant disparaît derrière une nature filtrée, calibrée et visuellement séduisante. L’homme ne s’adapte plus à la nature, il la transforme pour qu’elle corresponde à ses usages, à ses flux et à ses systèmes techniques. Ce processus conduit à une nature recomposée, modifiée, contaminée et intégrée dans les cycles industriels et alimentaires. Les images de cette série montrent une nature qui absorbe les traces humaines, les pollutions et les structures artificielles jusqu’à devenir un paysage hybride où le biologique et l’industriel ne peuvent plus être séparés.

  • So Cute

    Eye x Breathe x Eat x Button x Skin x Hair x Tooth x Selfie

    Cette image est un autoportrait de l’artiste poussé à l’extrême. Un selfie disséqué par le zoom, fragmenté par le microscope, jusqu’à transformer un visage en territoire abstrait fait de pores, de poils, de muqueuses, de dents et d’iris. Chaque carré montre un fragment banal du corps humain mais agrandi à un niveau où la beauté disparaît au profit de la matière brute. La peau devient relief, l’œil devient paysage, la bouche devient surface organique. Pourtant cette réalité initiale, triviale et imparfaite, n’est pas celle que voit le regardeur. L’image a été esthétisée, colorée, adoucie, lissée comme le font les filtres d’Instagram ou de TikTok pour rendre le réel acceptable et séduisant. Les imperfections disparaissent, les textures deviennent presque décoratives, les fragments biologiques prennent l’apparence de motifs abstraits. Le spectateur ignore ce qui a été retiré, nettoyé, corrigé. Dans la version originale subsistent pourtant la salive, les impuretés, les micro-déchets du corps, les traces de fatigue et d’âge. Cette image interroge ainsi le selfie permanent et la fabrication industrielle de la beauté. Elle rappelle que les réseaux sociaux prolongent la logique des magazines d’autrefois, diffusant des visages filtrés, des peaux irréelles et des modèles esthétiques presque impossibles. En fragmentant le visage jusqu’à l’échelle microscopique, l’image force à regarder derrière la surface. Elle révèle la distance entre ce que nous sommes et ce que les plateformes exigent de montrer. Sous les filtres, sous les pixels, persiste simplement la matière humaine, fragile, imparfaite, et pourtant bien plus réelle que l’image que nous diffusons.

  • Bagatelle

    Flowers x Trees x Spring x Water x La Défense x Flood

    Un îlot surgit dans une eau calme. Un fragment de jardin isolé, presque détaché du monde, comme une parcelle de terre prélevée et déposée dans une coupe transparente.

    Tout provient de Bagatelle. Arbres, herbes, graines, fleurs, fruits. Un condensé de biodiversité rassemblé dans un espace minuscule. Dans ce parc vivent plus de quinze mille espèces végétales. Ici, elles semblent regroupées comme si la diversité entière devait tenir sur ce morceau de terre.

    Les formes deviennent étranges. Un arbre porte des sphères brunes suspendues comme des constellations figées. Un autre apparaît nu, presque fossile. Autour d’eux surgissent des plantes aux couleurs vives, aux textures épaisses, presque irréelles. Pourtant elles existent réellement dans ce jardin. Rien n’est inventé. La nature est simplement observée, déplacée, recomposée.

    Les proportions vacillent. Les fleurs deviennent plus grandes que les arbres. Les herbes dominent le paysage. Le regard perd ses repères habituels. Comme si l’ordre végétal avait été légèrement déplacé, modifié, transformé.

    Sous la surface apparaît l’eau. Elle entoure l’îlot, ronge ses bords, submerge les racines. Elle évoque les pluies qui ruissellent désormais sur les surfaces imperméables des villes. L’eau ne pénètre plus la terre. Elle circule, s’accumule, déborde, finit par engloutir.

    Ce morceau de nature ressemble alors à une réserve fragile. Une biodiversité conservée, presque comme un herbier vivant, maintenue dans un équilibre précaire.

    L’horizon de la ville, lui, a été retiré du champ. Il existe pourtant. Hors image. Comme une présence silencieuse qui continue d’avancer.

    La nature n’a pas disparu. Elle se transforme. Elle s’adapte, se déforme, persiste dans des formes parfois inattendues. Les plantes deviennent étranges non parce qu’elles changent d’essence, mais parce que le monde autour d’elles change plus vite qu’elles.

  • Flooded

    Microplastics x Food x Delivery boxes x Carpet x Camelia x Wood dust

    Flooded met en scène une ligne fragile entre deux mondes, celui qui respire encore et celui que nous fabriquons sans le voir. À la surface de l’eau, des pistils de camélia de mon jardin se dressent avec une obstination silencieuse, porteurs d’un élan vital intact, presque candide. Autour d’eux s’entrelacent des végétaux réels, des filaments encore verts, promesse de croissance, de lumière, d’enracinement. Mais cette poussée vers le haut est déjà menacée. L’eau monte, envahit, suspend les tiges dans une transparence trompeuse. Sous la surface affleurent d’autres matières, moins avouables : poussières textiles arrachées à la machine à laver, microfibres issues du tapis plastifié, particules synthétiques déposées sur les meubles, résidus domestiques devenus pollution microscopique. Le foyer déborde dans le jardin. Le plastique se mêle aux fibres naturelles au point de les singer, de les imiter presque parfaitement. Dans cette confusion, la nature ne disparaît pas brutalement : elle est lentement submergée, saturée, hybridée. À l’horizon, un soleil aux allures de vue microscopique rayonne encore, cellule géante ou organisme flottant, rappel d’une énergie première qui persiste. Flooded confronte ainsi deux forces contradictoires : la vitalité obstinée des pistils qui ne demandent qu’à pousser, et l’environnement plastique qui colonise, infiltre, étouffe. L’eau n’est plus seulement source de vie, elle devient vecteur de dispersion, de propagation invisible. Ce paysage semble paisible, presque esthétique, pourtant il raconte une lente noyade : celle d’un vivant envahi par nos déchets minuscules, celle d’une nature qui continue de croître alors même que nous la saturons de nos traces.

  • Camelia

    #Nature made this

  • Fibers

    Duck Leaf x Carpet x Dust x Trees x Microplastics …

    Fibers rassemble des vues microscopiques de matières captées dans ma maison ou au parc des Batignolles, que tout oppose en apparence. Fibre animale, fibre végétale, filament synthétique. Sous le microscope, les distinctions s’effondrent. Les réseaux s’entrelacent, les trames se répètent, les transparences se confondent. Ce qui semblait naturel devient structure. Ce qui semblait artificiel imite le vivant.

    La première série révèle des fibres animales. Barbes et barbules, écailles, micro-crochets, souplesse organique. La matière respire encore une mémoire biologique. Elle capte la lumière avec une douceur irrégulière. Chaque filament conserve une part d’aléatoire, une fragilité presque tactile.

    La seconde explore les fibres végétales. Cellulose, veines, réseaux longitudinaux. L’architecture est plus rectiligne, plus fibrillaire. La répétition y est déjà présente. Les structures s’alignent comme des persiennes microscopiques, laissant passer la lumière en fines strates ajourées. Le vivant y apparaît comme un tissage ancien, une ingénierie naturelle.

    La troisième partie introduit le plastique. Filaments réguliers, surfaces lisses, géométrie maîtrisée. Pourtant, à cette échelle, la différence devient ambiguë. Les polymères synthétiques empruntent au végétal sa trame et à l’animal sa souplesse. La ressemblance est troublante. À s’y méprendre.

    Fibers met en tension cette indistinction. Ce qui fut organique devient modèle. Ce qui est industriel se fait biomimétique. La confusion visuelle révèle une réalité plus profonde. Le plastique infiltre nos environnements, nos sols, nos océans, nos corps. Il adopte les formes du vivant jusqu’à devenir presque invisible.

    L’invasion n’est pas spectaculaire. Elle est structurelle. Elle se glisse dans les fibres, dans les vêtements, dans l’air. Sous le microscope, la frontière entre nature et synthèse se brouille. L’image devient preuve silencieuse. Ce que l’œil nu ne distingue pas, la matière le raconte.

    Fibers ne hiérarchise pas. Elle juxtapose. Elle expose cette proximité inquiétante entre l’organique et le polymère. À l’échelle microscopique, le monde semble déjà hybride. Le plastique n’est plus extérieur. Il s’entrelace.

  • Soft

    Cotton x Microscope x Dyeing

    Au microscope, le coton cesse d’être matière première pour redevenir organisme. Ce que l’industrie réduit à une fibre standardisée apparaît ici comme une constellation vivante, un réseau dense de cellules gonflées de lumière. Le cœur de l’image pulse. Les formes circulaires s’agrègent, se pressent, se soutiennent. Autour d’elles, des lignes rayonnent vers l’extérieur, comme une expansion continue. La structure semble respirer. Elle s’ouvre, elle s’étire, elle affirme une force interne qui ne demande qu’à croître. Le coton, avant d’être filé, teint, transformé, porte en lui cette énergie première. Une architecture organique d’une précision stupéfiante. Chaque cellule témoigne d’un élan, d’une poussée lente mais irréversible vers la lumière. Face à cette beauté invisible, la teinture industrielle apparaît presque comme une violence faite à la matière. Les pigments qui saturent les textiles, les traitements chimiques, les bains colorés qui contaminent les eaux, viennent recouvrir cette délicatesse structurelle. Ce que l’on voit ici est l’état nu du vivant, avant son altération. L’image révèle une tension fondamentale. D’un côté, l’explosion silencieuse de la nature, sa capacité à se déployer selon ses propres lois. De l’autre, la transformation humaine qui masque cette finesse pour produire, uniformiser, consommer. Magnifié par le microscope, le coton redevient ce qu’il est d’abord, une forme d’élan vital. Une beauté discrète, presque cosmique, que l’œil ordinaire ne perçoit pas mais qui persiste, obstinée, au cœur même de la matière.

  • Micronature

    Wood x Microscope

    Coupe microscopique d’une tige en bois. Ce que l’œil nu perçoit comme une matière dense et inerte révèle ici une architecture vibrante, tendue vers l’extérieur. À la périphérie, une frange de filaments s’élance, fine, presque électrique. Elle trace une ligne de force, une poussée. La matière ne se contente pas d’exister, elle avance. Elle cherche la lumière, l’air, l’espace. Chaque fibre semble participer à un même mouvement d’expansion silencieuse. Au centre, un réseau serré de cellules s’imbrique avec une précision organique. Des cavités circulaires ponctuent la structure, réservoirs, nœuds, respirations internes. Rien n’est figé. Tout témoigne d’une lutte continue pour croître, pour se maintenir, pour traverser le temps. Le bois, que l’on croit solide et stable, apparaît ici comme une énergie contenue. Une mémoire de poussées successives, de saisons, de tensions accumulées. La matière porte la trace de sa propre conquête. Cette image ne représente pas simplement une coupe végétale. Elle donne à voir la vie à l’état brut, dans son obstination. Une dynamique microscopique où chaque cellule affirme sa présence, où la structure entière semble prête à éclore à nouveau.

  • The scream of the trees

    Sur une feuille blanche, presque nue, une constellation de points rouges semble flotter dans le vide. Ils sont alignés comme une partition fragile, une portée musicale qui se répète, se décale, s’amenuise. À mesure que l’œil descend, le rythme se raréfie, la phrase s’étiole, puis disparaît dans le silence du papier.

    L’encre n’est pas déposée en surface. Elle s’infiltre. Elle pénètre les entailles invisibles creusées au cutter. Par capillarité, elle suit les sillons, s’y love, s’y disperse comme un liquide vital cherchant sa voie. Le support est blessé avant d’être écrit. Le message naît d’une incision.

    La phrase est encodée en morse. Elle est donc invisible pour les humains qui regardent, mais lisible en pensée pour ceux qui savent entendre les silences. Il n’y a aucun relief. Aucun braille. Les aveugles pourraient la voir, les voyants ne peuvent que la deviner. L’œuvre renverse les régimes de perception. Elle parle à ceux que l’on n’écoute pas.

    Le texte crypté est la voix d’un arbre qui supplie qu’on ne le coupe pas. Il énumère, dans un langage réduit à des impulsions, tout ce qu’il offre sans bruit. L’absorption du CO₂, la respiration qu’il restitue, la rétention des eaux, l’ombre, la fraîcheur, l’ancrage des sols, la lenteur du temps. Il rappelle qu’il est infrastructure invisible du vivant.

    Face à cela, l’homme avance aveuglément. Il tranche. Il déboise. Il nie ce qui le maintient en vie. La répétition des points rouges devient une petite musique entêtante, presque mécanique, comme un battement cardiaque qui s’affaiblit. La portée ne va pas jusqu’au bout. Elle se dissout avant la fin.

    Ce qui reste est une trace. Une respiration interrompue. Un message que personne ne lit.

    Dessin 30 x 40

  • Nature is watching you

    Eye watch x snow melt in Paris x pollution x wood

  • Hello my dear

    dead tree x animal x forest

    #nature made this

    Hello my dear naît d’un arbre déraciné, affaibli par les tempêtes qui secouent désormais les forêts trop souvent. Le tronc mort s’est effondré dans une posture inattendue : une tête, un museau, des bois improvisés par des éclats. Aucun geste humain, seulement la rupture et la fatigue du vivant.

    La mousse recouvre le bois comme une seconde peau, épaisse, silencieuse. Elle adoucit la violence de la chute, renforce la silhouette, maintient l’illusion d’une présence immobile. Le mort et le vivant glissent l’un dans l’autre.

    Hello my dear n’imite rien : il apparaît. Une créature sans yeux qui semble pourtant regarder. Une figure offerte par le hasard, visible seulement à celui qui accepte de lire dans les fractures du paysage.

    Les forces à l’œuvre sont simples : vent, pluie, épuisement, dérèglement. La nature compose ici sans intention, mais avec une précision qui surprend. Une sculpture involontaire, née du climat qui se dérègle autant que des gestes invisibles de la forêt.

    Hello my dear rappelle que les présences surgissent parfois là où un corps tombe. Et qu’un arbre mort peut encore, une dernière fois, porter la forme d’un vivant.

  • Truf

    food x waste

    #nature made this

  • Love & hate

    #Nature made this

  • Nature sculpted that

    Beach x erosion

    Photo 20 x 30 cm

    Ce n’est pas une peinture. Ce n’est pas un dessin.
    C’est la gravure inconsciente du temps, exécutée par la main de la mer sur un sol de calcaire crayeux.

    Dans Nature Sculpted That, l’érosion marine révèle quelque chose d’étrange : des réseaux, des éclats, des fractures — un langage visuel fait de répétition et de hasard, où chaque goutte d’eau agit comme un pinceau, traçant des motifs sans auteur, sans intention.

    Cela évoque :

    • le grain de la peau,
    • une cartographie satellite,
    • ou une tempête de poussière cosmique.

    Cette œuvre accidentelle souffle au spectateur : la création n’a pas toujours besoin d’un créateur.
    Parfois, la mer dessine mieux que nous.
    Et elle ne se répète jamais.

    This is not a painting. This is not a drawing.
    It’s the unconscious etching of time, performed by the sea’s hand on a chalk limestone floor.

    In Nature Sculpted That, the marine erosion reveals something uncanny: networks, bursts, fractures—an entire visual language of repetition and randomness, where each drop of water behaves like a brush, carving patterns with no author, no intention.

    It evokes:

    • the grain of skin,
    • a topographic satellite scan,
    • or even a cosmic dust storm.

    This accidental artwork tells the viewer: creation doesn’t always need a creator.
    Sometimes the sea draws better than we do.
    And it never repeats itself.

  • supernature

    Real Parots x Fake background

    Photo stolen behind iron fence 30 x 40 cm

    Deux perroquets fusionnent en une seule forme — miroir, cœur, flamme — perchés avec délicatesse sur une corde tendue, devant une illusion de ciel infini. Leurs têtes, pressées l’une contre l’autre, effacent toute séparation, dessinant une symétrie organique parfaite, qui aurait pu être conçue par une IA si elle n’était pas aussi accidentellement sublime.

    Mais ce n’est pas la nature sauvage. C’est la nature en captivité. Le ciel est un décor peint, la corde est un dispositif, et l’amour se vit sous surveillance, derrière des barreaux de métal. La tension de l’œuvre naît de cette contradiction : les oiseaux sont plus libres dans leur étreinte que nous en tant que spectateurs.

    Supernature évoque la sensation de surprendre un moment qu’on n’était pas censé voir — une faille dans un paradis fabriqué.
    Un habitat manufacturé donne naissance à un acte pur.

    Two parrots fuse into a single form—mirror, heart, flame—perched delicately on a taut rope with the illusion of infinite sky behind them. Their heads, pressed together, erase all separation, forming a perfect organic symmetry that could have been designed by AI if it weren’t so accidentally sublime.

    But this isn’t nature untouched. This is nature in captivity. The sky is a painted backdrop, the rope is engineered, and the love is watched through metal bars. The tension of the piece lies in this contradiction: the birds are more free in their embrace than we are as viewers.

    Supernature evokes the feeling of catching a moment you weren’t supposed to see, like a glitch in a fabricated paradise.
    A manufactured habitat gives rise to a pure act.

  • Wood animals

    Nature x serendipity

  • Party is over

    Funfair x Flood x Rollercoaster x Digital Twin

    A rollercoaster, partially submerged, reveals its skeletal structure—once thrilling, now fragile, spectral. This funfair, captured mid-flood, seems paused in an uncanny moment where pleasure is suspended. Yet nothing has truly stopped. The digital twin persists. The metadata of the amusement survives, resumes, profits.

    In this ghostly engraving, joy and collapse are superimposed. It’s a snapshot of denial: a society that continues to dance as the water rises. The party pauses for the flood, only to resume, oblivious. The reflection in the water echoes a deeper truth—what we replicate, we refuse to abandon.

    The flood isn’t just physical. It’s symbolic of an age that drowns beneath excess, distraction, spectacle. This image reminds us: the architecture of entertainment will always find a way to restart—until it’s too late.