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Green & Nature Serie : Nature made this

Soft

Cotton x Microscope x Dyeing

Au microscope, le coton cesse d’être matière première pour redevenir organisme. Ce que l’industrie réduit à une fibre standardisée apparaît ici comme une constellation vivante, un réseau dense de cellules gonflées de lumière. Le cœur de l’image pulse. Les formes circulaires s’agrègent, se pressent, se soutiennent. Autour d’elles, des lignes rayonnent vers l’extérieur, comme une expansion continue. La structure semble respirer. Elle s’ouvre, elle s’étire, elle affirme une force interne qui ne demande qu’à croître. Le coton, avant d’être filé, teint, transformé, porte en lui cette énergie première. Une architecture organique d’une précision stupéfiante. Chaque cellule témoigne d’un élan, d’une poussée lente mais irréversible vers la lumière. Face à cette beauté invisible, la teinture industrielle apparaît presque comme une violence faite à la matière. Les pigments qui saturent les textiles, les traitements chimiques, les bains colorés qui contaminent les eaux, viennent recouvrir cette délicatesse structurelle. Ce que l’on voit ici est l’état nu du vivant, avant son altération. L’image révèle une tension fondamentale. D’un côté, l’explosion silencieuse de la nature, sa capacité à se déployer selon ses propres lois. De l’autre, la transformation humaine qui masque cette finesse pour produire, uniformiser, consommer. Magnifié par le microscope, le coton redevient ce qu’il est d’abord, une forme d’élan vital. Une beauté discrète, presque cosmique, que l’œil ordinaire ne perçoit pas mais qui persiste, obstinée, au cœur même de la matière.

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Micronature

Wood x Microscope

Coupe microscopique d’une tige en bois. Ce que l’œil nu perçoit comme une matière dense et inerte révèle ici une architecture vibrante, tendue vers l’extérieur. À la périphérie, une frange de filaments s’élance, fine, presque électrique. Elle trace une ligne de force, une poussée. La matière ne se contente pas d’exister, elle avance. Elle cherche la lumière, l’air, l’espace. Chaque fibre semble participer à un même mouvement d’expansion silencieuse. Au centre, un réseau serré de cellules s’imbrique avec une précision organique. Des cavités circulaires ponctuent la structure, réservoirs, nœuds, respirations internes. Rien n’est figé. Tout témoigne d’une lutte continue pour croître, pour se maintenir, pour traverser le temps. Le bois, que l’on croit solide et stable, apparaît ici comme une énergie contenue. Une mémoire de poussées successives, de saisons, de tensions accumulées. La matière porte la trace de sa propre conquête. Cette image ne représente pas simplement une coupe végétale. Elle donne à voir la vie à l’état brut, dans son obstination. Une dynamique microscopique où chaque cellule affirme sa présence, où la structure entière semble prête à éclore à nouveau.

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The scream of the trees

Sur une feuille blanche, presque nue, une constellation de points rouges semble flotter dans le vide. Ils sont alignés comme une partition fragile, une portée musicale qui se répète, se décale, s’amenuise. À mesure que l’œil descend, le rythme se raréfie, la phrase s’étiole, puis disparaît dans le silence du papier.

L’encre n’est pas déposée en surface. Elle s’infiltre. Elle pénètre les entailles invisibles creusées au cutter. Par capillarité, elle suit les sillons, s’y love, s’y disperse comme un liquide vital cherchant sa voie. Le support est blessé avant d’être écrit. Le message naît d’une incision.

La phrase est encodée en morse. Elle est donc invisible pour les humains qui regardent, mais lisible en pensée pour ceux qui savent entendre les silences. Il n’y a aucun relief. Aucun braille. Les aveugles pourraient la voir, les voyants ne peuvent que la deviner. L’œuvre renverse les régimes de perception. Elle parle à ceux que l’on n’écoute pas.

Le texte crypté est la voix d’un arbre qui supplie qu’on ne le coupe pas. Il énumère, dans un langage réduit à des impulsions, tout ce qu’il offre sans bruit. L’absorption du CO₂, la respiration qu’il restitue, la rétention des eaux, l’ombre, la fraîcheur, l’ancrage des sols, la lenteur du temps. Il rappelle qu’il est infrastructure invisible du vivant.

Face à cela, l’homme avance aveuglément. Il tranche. Il déboise. Il nie ce qui le maintient en vie. La répétition des points rouges devient une petite musique entêtante, presque mécanique, comme un battement cardiaque qui s’affaiblit. La portée ne va pas jusqu’au bout. Elle se dissout avant la fin.

Ce qui reste est une trace. Une respiration interrompue. Un message que personne ne lit.

Dessin 30 x 40

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Green & Nature Photo Serie : Micropollute Serie : Nature made this

Nature is watching you

Eye watch x snow melt in Paris x pollution x wood

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Bodies Green & Nature Sculpture Serie : Nature made this

Hello my dear

dead tree x animal x forest

#nature made this

Hello my dear naît d’un arbre déraciné, affaibli par les tempêtes qui secouent désormais les forêts trop souvent. Le tronc mort s’est effondré dans une posture inattendue : une tête, un museau, des bois improvisés par des éclats. Aucun geste humain, seulement la rupture et la fatigue du vivant.

La mousse recouvre le bois comme une seconde peau, épaisse, silencieuse. Elle adoucit la violence de la chute, renforce la silhouette, maintient l’illusion d’une présence immobile. Le mort et le vivant glissent l’un dans l’autre.

Hello my dear n’imite rien : il apparaît. Une créature sans yeux qui semble pourtant regarder. Une figure offerte par le hasard, visible seulement à celui qui accepte de lire dans les fractures du paysage.

Les forces à l’œuvre sont simples : vent, pluie, épuisement, dérèglement. La nature compose ici sans intention, mais avec une précision qui surprend. Une sculpture involontaire, née du climat qui se dérègle autant que des gestes invisibles de la forêt.

Hello my dear rappelle que les présences surgissent parfois là où un corps tombe. Et qu’un arbre mort peut encore, une dernière fois, porter la forme d’un vivant.

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Green & Nature Serie : Nature made this

Truf

food x waste

#nature made this

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Love & hate

#Nature made this

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Engraving Green & Nature Photo Serie : Nature made this

Nature sculpted that

Beach x erosion

Photo 20 x 30 cm

Ce n’est pas une peinture. Ce n’est pas un dessin.
C’est la gravure inconsciente du temps, exécutée par la main de la mer sur un sol de calcaire crayeux.

Dans Nature Sculpted That, l’érosion marine révèle quelque chose d’étrange : des réseaux, des éclats, des fractures — un langage visuel fait de répétition et de hasard, où chaque goutte d’eau agit comme un pinceau, traçant des motifs sans auteur, sans intention.

Cela évoque :

  • le grain de la peau,
  • une cartographie satellite,
  • ou une tempête de poussière cosmique.

Cette œuvre accidentelle souffle au spectateur : la création n’a pas toujours besoin d’un créateur.
Parfois, la mer dessine mieux que nous.
Et elle ne se répète jamais.

This is not a painting. This is not a drawing.
It’s the unconscious etching of time, performed by the sea’s hand on a chalk limestone floor.

In Nature Sculpted That, the marine erosion reveals something uncanny: networks, bursts, fractures—an entire visual language of repetition and randomness, where each drop of water behaves like a brush, carving patterns with no author, no intention.

It evokes:

  • the grain of skin,
  • a topographic satellite scan,
  • or even a cosmic dust storm.

This accidental artwork tells the viewer: creation doesn’t always need a creator.
Sometimes the sea draws better than we do.
And it never repeats itself.

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Green & Nature Photo Serie : Nature made this

supernature

Real Parots x Fake background

Photo stolen behind iron fence 30 x 40 cm

Deux perroquets fusionnent en une seule forme — miroir, cœur, flamme — perchés avec délicatesse sur une corde tendue, devant une illusion de ciel infini. Leurs têtes, pressées l’une contre l’autre, effacent toute séparation, dessinant une symétrie organique parfaite, qui aurait pu être conçue par une IA si elle n’était pas aussi accidentellement sublime.

Mais ce n’est pas la nature sauvage. C’est la nature en captivité. Le ciel est un décor peint, la corde est un dispositif, et l’amour se vit sous surveillance, derrière des barreaux de métal. La tension de l’œuvre naît de cette contradiction : les oiseaux sont plus libres dans leur étreinte que nous en tant que spectateurs.

Supernature évoque la sensation de surprendre un moment qu’on n’était pas censé voir — une faille dans un paradis fabriqué.
Un habitat manufacturé donne naissance à un acte pur.

Two parrots fuse into a single form—mirror, heart, flame—perched delicately on a taut rope with the illusion of infinite sky behind them. Their heads, pressed together, erase all separation, forming a perfect organic symmetry that could have been designed by AI if it weren’t so accidentally sublime.

But this isn’t nature untouched. This is nature in captivity. The sky is a painted backdrop, the rope is engineered, and the love is watched through metal bars. The tension of the piece lies in this contradiction: the birds are more free in their embrace than we are as viewers.

Supernature evokes the feeling of catching a moment you weren’t supposed to see, like a glitch in a fabricated paradise.
A manufactured habitat gives rise to a pure act.

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Wood animals

Nature x serendipity

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Green Prison

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Party is over

Funfair x Flood x Rollercoaster x Digital Twin

A rollercoaster, partially submerged, reveals its skeletal structure—once thrilling, now fragile, spectral. This funfair, captured mid-flood, seems paused in an uncanny moment where pleasure is suspended. Yet nothing has truly stopped. The digital twin persists. The metadata of the amusement survives, resumes, profits.

In this ghostly engraving, joy and collapse are superimposed. It’s a snapshot of denial: a society that continues to dance as the water rises. The party pauses for the flood, only to resume, oblivious. The reflection in the water echoes a deeper truth—what we replicate, we refuse to abandon.

The flood isn’t just physical. It’s symbolic of an age that drowns beneath excess, distraction, spectacle. This image reminds us: the architecture of entertainment will always find a way to restart—until it’s too late.