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Bodies Tech for good

What’s up kids?

W. millions of messages per minute growth (data centric graphic)

Drawing – 30×20 cm

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Bodies Tech for good

Vitruve attacks

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Bodies Featured Tech for good

Toxic poppies

 Gafa turnover growth rate x Internet traffic x Time spent x Poppies

À première vue, un champ délicat de coquelicots lumineux s’étend à perte de vue. Mais ces fleurs obéissent à un autre rythme: leur hauteur correspond exactement au taux de croissance annuel du chiffre d’affaires de l’un des géants de la tech, depuis ses premières années jusqu’à la date de création de cette image. Idem pour la taille du coeur ou des pétales, pour le trafic internet ou le temps passé sur internet. Ce qui semble botanique est en réalité économique. Chaque tige est une ligne temporelle de données. Chaque corolle, une flambée d’expansion exponentielle. Du bourgeon à l’éclosion démesurée, la composition évoque à la fois vitalité et déséquilibre. La nature devient un substitut des chiffres: une croissance vivante imitant la domination des entreprises. La progression ne suggère aucun plateau. Ce n’est pas une allégorie des cycles naturels de la vie, mais de l’expansion sans limite. Ces fleurs ne se faneront pas. Elles sont conçues pour prospérer indéfiniment. Rendre addict tel le pavot. Le dégradé de couleur laisse supposer que l’arc en ciel n’est plus

Drawing & Engraving – 30×20 cm

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Tech for good

The new Alphabet

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Tech for good

The dead Alphabet

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Tech for good

The big Flush

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Tech for good

F. is a big S.

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Automation Tech for good

Social Shitting

Infinite scroll x eye tracking x Brain rot

Ces formes molles, informes, rappellent des excréments flottant dans l’espace blanc. Ce ne sont pas des Brain Rots. Elles ne viennent pas du corps: elles proviennent de l’œil. Elles sont le produit d’un eye tracking, une cartographie de ce que le regard consomme, dévore, expulse sur une page Internet. Chaque trace visuelle devient dépôt, résidu. L’infinite scroll vertical, au lieu d’élever, se déverse comme une diarrhée numérique. Le réseau social n’est plus une agora, mais une fosse septique: on y défile, on y dépose, on y laisse des traces sans mémoire. L’opposition est claire. La lecture horizontale, avec ses points d’ancrage, construit un chemin; le scroll vertical, lui, engendre un flux sans fin, une vidange de sens. Social Shitting ne dit pas seulement l’indigestion d’images et de posts, montre le destin de nos regards happés, et l’enshittification du web: transformés en matière brute, expulsés sous forme de déchets attentionnels. L’écran n’est plus un lieu de savoir, mais un intestin collectif.

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Sciences Tech for good

S the new gold

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Automation Tech for good Unclassified

Precious Time

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Automation Tech for good Unclassified

Notified

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Serie : Inner Chemistry Tech for good Unclassified

Please read me

Eyes tracking reading VS infinite scroll

Basés sur des résultats d’études d’eye tracking, ces points flottent, suspendus. Horizontalement, on devine un trajet, des haltes régulières: c’est la lecture horizontale, l’ancien rituel. Le regard avance par bonds, s’ancre, s’élève, respire. En face, d’autres formes se dispersent, tombent, glissent vers le bas. C’est le flux infini du scroll, la gravité du digital. Le geste vertical n’ancre pas, il entraîne, il aspire, il défile sans fin. Il se projette dans les tréfonds. Sont mises en tension deux temporalités du savoir:  celle du livre, linéaire, patiente, construite dans l’horizontalité;  celle de l’écran, interminable, avalant le temps en cascade verticale. Please, Read ME est une supplique. Celle d’un texte qui demande encore à être lu, plutôt que balayé. Celle d’un lecteur qui se souvient du plaisir d’habiter une phrase, au lieu de glisser d’image en image. Interrogation: lisons-nous encore, ou scrollons-nous seulement?

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Tech for good Unclassified

Night blooming

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Automation Bodies Tech for good

My brain is full

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Tech for good

Lost Time

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Featured Green & Nature Tech for good

Home Flowers

GPS tracks x Binary sentence x Flower

Drawing – 30×20 cm

À première vue, une fleur stylisée, délicate. Mais celle-ci ne pousse pas dans la terre : elle éclot sous la surveillance. Chaque pétale est un tracé GPS — les trajets réels, quotidiens, automatisés de l’artiste autour de son domicile, captés sans consentement explicite par une application de cartographie.

Le cœur de la fleur — dense, anguleux, presque blessé — révèle l’attraction gravitationnelle du foyer : des boucles répétées, des allées et venues banales devenues structures de données. En arrière-plan, à peine perceptible, une phrase binaire tourne en boucle : un script fantôme de collecte silencieuse, tapie dans l’infrastructure numérique du quotidien.

Ce qui semble être une abstraction florale est en réalité un diagramme médico-légal de la capture digitale.
L’œuvre pose une question urgente :
Et si nos gestes les plus ordinaires, nos habitudes anodines, nos trajets oubliés, ne nous appartenaient plus — devenus des ombres monétisées ?

Oui, la fleur a éclos.
Mais elle a poussé dans une serre de contrôle.

My daily GPS paths around my home for a few days. G. maps spyed me for years without my explicit consent.

At first glance, a stylised, delicate flower. But this one doesn’t grow in soil—it blossoms from surveillance. Each petal is a GPS path: the real-world, automatic traces of the artist’s movements around their home, tracked without explicit consent by a mapping app.

The central core—dense, angular, almost wounded—maps the gravitational pull of home, repeated daily routes spiralling around it. The background, barely visible, is a binary sentence encoded endlessly: a ghost script of data collection, quietly running in the background of modern life.

What looks like floral abstraction is, in fact, a forensic diagram of digital capture. The artwork confronts the viewer with a pressing question: what if our daily gestures, the most banal habits, the walks we don’t even remember, are no longer ours—but monetised shadows? The flower has bloomed, yes—but it’s one grown in a greenhouse of control.

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Automation Tech for good Unclassified

Hades

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Tech for good

Growing tentacules

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Tech for good

Glue Town

Gafam turnover x Screen time for child

Drawing

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Featured Tech for good

Gafaholic

Gafam letters mapping

Drawing 30 x 40 cm

Dans gafaholic, un enchevêtrement de lignes fines et continues semble dessiner un chaos abstrait, organique et indéchiffrable. Pourtant, derrière ce désordre apparent, se cache une structure méthodique : l’artiste a disposé les 26 lettres de l’alphabet autour d’un cercle, puis relié les lettres successives formant les noms des cinq géants du numérique — Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft — les « GAFAM ».

Le résultat visuel est une cartographie mentale et obsessionnelle, une calligraphie du pouvoir algorithmique. Chaque ligne est une trajectoire, chaque boucle un nom propre devenu sigle, chaque croisement une interférence dans notre quotidien numérique. Ces noms sont partout, mais illisibles ici — ils perdent leur lisibilité pour devenir forme pure, intrusion esthétique.

Ce qui frappe, c’est l’effet de dépendance implicite : le geste répétitif de tracer les lettres des GAFAM, leur interconnexion circulaire, traduit une obsession contemporaine. On ne lit plus « Google », on tourne autour. L’œuvre devient ainsi un portrait inconscient de l’utilisateur moderne : pris dans une boucle comportementale, hypnotisé par les géants qu’il alimente.

gafaholic n’est pas seulement un mot-valise. C’est un diagnostic graphique.