Ancient greeks x Screen addiction human diseases x Sea waves
This sequence of silhouetted figures stages a paradoxical choreography. Initially reminiscent of classical Greek athletes in motion, their postures gradually deform, revealing the imprint of modern digital disorders. Curved spines, strained necks, and frozen limbs betray the bodily consequences of screen overexposure and sedentary lifestyles. The athletic ideal crumbles under the weight of addiction to devices. Unlike the heroic friezes of antiquity, here the movement is circular, leading nowhere. In this cycle of apparent evolution, the characters are trapped in an immobile loop — glorifying performance while remaining rooted in technological inertia.
Screen user daily life x Heart beat & Clock Sounds x 99 framesx Monsters x Digital Twinsx vague Dreams
Vidéo
Une vie en 99 images. The Clock saisit le schéma existentiel d’un humain dépendant des écrans : se réveiller, scroller, se déplacer, s’asseoir, produire. L’animation se déploie comme un métronome numérique — chaque image, un fragment de soumission ritualisée au temps. Les lignes, à la fois symétriques et fracturées, dessinent des figures humaines, puis se déforment en monstres algorithmiques.
Le tic-tac de l’horloge et les pulsations cardiaques fusionnent en un rythme mécanique unique. Ce qui ressemble à du progrès n’est en réalité qu’une dérive — vers l’épuisement, la désincarnation, la mort. Le monstre final n’est pas une créature : c’est le reflet déformé de l’utilisateur lui-même, multiplié, répliqué, érodé par la répétition.
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A life in 99 frames. The Clock captures the existential pattern of a screen-dependent human: waking, scrolling, commuting, sitting, producing. The animation unfolds like a digital metronome—each frame a fragment of ritualized submission to time. The lines, symmetrical and fractured, form human-like figures, then distort into algorithmic monsters.
Clock ticks and heartbeat pulses merge into a single mechanical rhythm. What appears as progress is merely drift—toward exhaustion, disembodiment, death. The monster at the end isn’t a creature—it’s the distorted mirror of the user himself, multiplied, replicated, eroded by repetition.
This is not a story. It’s a closed circuit. A day. A feed. A life. Drawn in silence, killed by rhythm.
Social rewards x Dopamine shot x Hatred x Notification x Nomophobia
This is a 2 min. compilation of 5 other videos.
The Anxiety Machine condense en deux minutes toute l’architecture émotionnelle de la vie numérique contemporaine. Composée de cinq séquences vidéo étroitement chorégraphiées, l’œuvre suit un crescendo affectif — de la validation à l’effondrement — cartographié à travers les boucles de rétroaction sociale.
« You did a great job » : des larmes tombent doucement tandis que s’affichent des félicitations — simulant l’éclat creux de l’approbation sociale. « Dopamine Shot » : particules tourbillonnantes et mouvements browniens suggèrent l’excitation chimique, les cycles de récompense manipulés. « I hate you » : orages, éclairs, déclarations de haine violentes marquent le basculement du plaisir vers l’agression numérique. « Notification/Gunshot » : des bulles éclatent avec la violence de notifications devenues armes — likes et commentaires se transforment en attaques. « Anxious Breathing » : l’écran se couvre de buée, la respiration se condense, une silhouette monstrueuse consume silencieusement la présence — à la fois dans et hors de l’écran.
Cette œuvre n’est pas une simple séquence : c’est un système. Une machine de rétroaction alimentée par la peur de l’absence, le besoin d’approbation, le rejet, et la surcharge. The Anxiety Machine révèle comment les plateformes transforment l’attention en névrose, et comment le moi se fragmente sous le poids de l’attente, de l’immédiateté et de la violence invisible.
Ce n’est pas seulement une critique des réseaux sociaux. C’est une mise en lumière de ce qu’ils font à notre chimie intérieure.
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This overall processing and vicious circle may lead to mass anxiety
The Anxiety Machine condenses in two minutes the complete emotional architecture of modern digital life. Constructed from five tightly choreographed video segments, the piece follows a crescendo of affect—from validation to collapse—mapped through social feedback loops.
« You did a great job »: tears fall gently as congratulatory words flash—simulating the hollow glow of social affirmation.
« Dopamine Shot »: swirling particles and Brownian motion suggest chemical excitation, manipulated reward cycles.
« I hate you »: storms, flashes, and violent declarations of hate punctuate a shift from pleasure to digital aggression.
« Notification/Gunshot »: bubbles explode with the sharpness of alerts turning into weapons—likes and comments become assaults.
« Anxious Breathing »: the screen fogs, breath condenses, and a monstrous figure silently consumes presence—simultaneously inside and outside the screen.
This work is not merely a sequence; it is a system. A feedback machine fueled by fear of absence, approval, rejection, and overload. The Anxiety Machine exposes how platforms convert attention into neurosis, and how the self fragments under the weight of expectation, immediacy, and invisible violence.
It is not just about social networks. It is about what they are doing to our chemistry.
Deux figures suspendues, immobiles et pourtant exposées — l’une tenant un verre à la main, l’autre tendant le bras, couronnée. Toutes deux sont retenues par des fils, manipulées d’en haut, leur autonomie n’étant qu’une illusion. La scène évoque l’Antiquité par leurs postures et leurs vêtements, mais elle est contemporaine dans son essence. Ce ne sont pas des archétypes classiques, mais des rôles sociaux — pouvoir, séduction, domination, influence — dépouillés de contexte et d’agentivité. Les fils qui les attachent ne sont ni de simples mécanismes visibles ni des abstractions métaphoriques : ce sont les forces numériques, culturelles et algorithmiques qui tirent sur l’identité moderne. Sous la lumière stérile des LED, ces silhouettes lumineuses révèlent à quel point les rôles sont davantage joués qu’habités. Cette scène exacte, dans cette composition précise, peut être retrouvée dans un musée en Grèce, avec les deux personnages placés exactement dans cette position.
Two figures suspended, motionless yet exposed—one with a glass in hand, the other reaching out, crowned. Both are bound by strings, manipulated from above, their autonomy only an illusion. The scene evokes antiquity through their posture and attire, yet it is contemporary in essence. These are not classical archetypes, but social roles—power, seduction, dominance, influence—stripped of context and agency.
The threads that bind are neither visible mechanisms nor metaphorical abstractions—they are the digital, cultural, and algorithmic forces pulling at modern identity. Under the sterile glow of LED, these glowing silhouettes reveal how roles are performed more than inhabited. Whether on a screen or a stage, both are played.
This exact precise scene can be found in a museum, with the two characters in this exact position
Douze visages spectraux s’alignent tels des apôtres numériques — figures d’une nouvelle religion, codée en pixels et en probabilité. Aucun de ces individus n’existe. Leur dieu ne se voit pas. Générés par une IA d’avant l’ère ChatGPT&co lancée par un lanceur d’alerte issu de la Big Tech, ces portraits visaient à dénoncer la montée en puissance de l’illusion générative. Ici, ils reviennent privés de tous leurs sens : pas d’yeux, pas d’oreilles, pas de bouche — aucune entrée, aucune sortie.
Monsters transfigure ces ensembles de données anonymes en icônes sacrées et vides. Illuminées par une lumière LED bleue, les gravures suggèrent une transcendance — mais n’offrent que l’absence. Il ne s’agit pas de présence divine, mais de vacuité synthétique. Ces « apôtres » ne prêchent pas — ils ne voient rien, n’entendent rien, ne disent rien.
Ce sont les figures de remplacement d’un futur où l’humain est simulé, indexé, effacé — et vénéré comme artefact.
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Twelve (like apostle) spectral faces line up like digital apostles—figures of a new religion, one coded in pixels and probability. None of these individuals exist. Generated by a pre-ChatGPT-era AI launched by a Big Tech whistleblower, these portraits were meant to denounce the rising power of generative illusion. Here, they return stripped of all senses: no eyes, no ears, no mouths—no way in, no way out.
Monsters transfigures these anonymous datasets into sacred, vacant icons. Illuminated by blue LED light, the engravings suggest transcendence—but offer only absence. This is not divine presence, but synthetic vacancy. The “apostles” here don’t preach—they observe nothing, hear nothing, say nothing.
They are placeholders for a future where the human is simulated, indexed, erased—and worshipped as artifact.
Quand vous ne payez pas pour un produit, c’est que vous êtes le produit. Les utilisateurs d’Internet sont devenus dépendants de leur fil personnalisé.
Un essaim de pigeons pixellisés bat des ailes avec régularité, reflété et démultiplié en taches numériques abstraites. Au premier regard, ce sont des oiseaux. Au second, ce sont des usagers — conditionnés, catégorisés, convoqués par une main invisible. Le grain jeté n’est pas de la nourriture, mais du contenu. Ce qui suit est mécanique : attraction, alignement, addiction.
Le chœur commence : « Nous sommes votre produit » — une ritournelle aussi absurde que précise. Les pigeons incarnent chacun de nous, attirés dans le flux, personnalisé, optimisé, monétisé. La voix de l’algorithme devient la faim du troupeau.
Puis vient la supplique finale : « Please feed us. » Ce qui commence comme une récompense se termine en dépendance. L’humain devient pigeon. Le pigeon devient prototype. Et la boucle ne s’arrête jamais.
Une allégorie condensée du design prédictif et de la faim comportementale.
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When you do not pay for a product, you may be the product. Internet users became addicted to their personnalized feed
A swarm of pixelated pigeons flutters rhythmically, mirrored and multiplied into digital inkblots. At first glance, they are birds. At second, they are users—conditioned, categorized, and summoned by a hand they cannot see. The grain thrown is not food, but content. What follows is mechanical: attraction, alignment, addiction.
The chorus begins: “We are your product”—a chant as absurd as it is accurate. The pigeons stand in for all of us, lured into the feed, personalized, optimized, monetized. The voice of the algorithm is now the hunger of the flock.
Then the final plea: “Please feed us.” What begins as reward ends in dependency. The human becomes pigeon. The pigeon becomes prototype. And the loop never ends.
A compressed allegory of predictive design and behavioral hunger.
My heart rate x night duration x number of kms for one month
Drawing – 30×20 cm
J’ai utilisé un bracelet connecté pour suivre pendant 30 jours les principales données biométriques que mon corps pouvait produire. De nombreuses améliorations de santé pourraient théoriquement découler de cette collecte — ou pas — surtout avec l’ajout d’une couche d’intelligence artificielle.
Ce dessin minimaliste a été généré à partir de ce suivi : fréquence cardiaque, durée du sommeil, distance quotidienne parcourue. Chaque trio de lignes représente une journée : une lune pour le sommeil, un cœur pour le rythme cardiaque, une empreinte pour le mouvement. Trente jours, trente récits muets — cartographiés sans mots.
La géométrie semble propre, rationnelle. Mais la grille révèle autre chose : des rythmes de fatigue, un repos inégal, une anxiété discrète en mouvement. Malgré les promesses de santé optimisée, les données racontent une autre histoire — celle d’une surveillance déguisée en soin de soi, d’algorithmes qui promettent des éclairages mais récoltent des routines.
The Walking Sleeper trace une frontière entre le soi quantifié et le soi marchandisé. Un journal sans narration. Une vie réduite à des signaux. De la beauté dans la retenue — mais une inquiétude profonde dans le silence.
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I used my wrist bracelet to monitor during 30 days precisely my main body metrics that it could capture. Lots of health improvements could be performed thanks to the collection of all these personal data & A.I on top of this….or not!
This minimalist drawing was generated from one month of biometric tracking—captured through a wrist device that monitored heart rate, sleep duration, and daily distance walked. Each trio of lines encodes a day: a moon for sleep, a heart for pulse, a footstep for movement. Thirty days, thirty silent stories—mapped without words.
The geometry seems clean, rational. But the grid reveals more: fatigue rhythms, uneven rest, quiet anxiety in motion. Despite the promise of optimized health, the data tells another story—one of surveillance disguised as self-care, and algorithms promising insight but harvesting routine.
The Walking Sleeper draws a boundary between the quantified self and the commodified self. A diary without narrative. A life reduced to signals. Beauty in restraint—but disquiet in the silence.
Saturday with kids. Playmobil are moving thanks to invisible forces in a chaotic motion. Only one survives. Police failed. One unique video captured once, pure random synopsis.
Frozen mid-motion, these wire-like silhouettes hang like delicate ghosts. Their limbs stretch, reach, float—yet they never touch the floor. Suspended by fine strings, they mimic freedom, movement, even joy. But it is a choreography of illusion.
Lit in synthetic blue, the figures evoke a social performance in perpetual display. They entertain, interact, collapse, restart. Nothing is stable. One has fallen, another poses like an avatar. Their interdependence is clear, yet each remains isolated—trapped in their own curated moment.
This composition precisely replicates the spatial arrangement of a collection of antique sculptures in a European museum. A once-celebrated pantheon of stone now reinterpreted as fragile, manipulated outlines—shifted from eternal grandeur to digital-era submission. A ballet of influence, exhaustion and entanglement.
In the 60’s, studies showed that depending on the kind of drugs that was injected to spiders, they were building their web differently
This video-based artwork explores the surreal territory where scientific experimentation meets symbolic metaphor. Inspired by 1960s studies in which spiders, under the influence of various drugs, spun wildly distorted webs, the piece gradually morphs into the form of a haunted pumpkin – a ghostly Halloween icon.
The sequence evokes the invisible traps of addiction – not only to substances, but to digital feeds, dopamine-triggering notifications, and algorithmic loops. The spiders here become stand-ins for modern users: altered, manipulated, and unaware of the design behind their compulsions. The audio reinforces this tension, blending anxious mechanical glitches with ghostlike whispers, as if anxiety had a voice of its own.
A psychedelic hallucination of a seasonal symbol becomes a warning: in today’s web, what feels festive might in fact be a trap.
Social network scrolling x notifications x anxiety breath
Video
Le scroll infini, les notifications sociales et le FOMO (fear of missing out) génèrent de l’anxiété chez la majorité des accros aux réseaux sociaux — et désormais chez une part croissante de la population. Au lieu d’éveiller à l’instant présent, les sons de notification détournent l’attention de la réalité. Cette vidéo a été générée à partir du mouvement réel de la souris de l’artiste pendant une session compulsive sur une plateforme sociale.
FOMOUSE est une cartographie de la panique. Conçue à partir de la trajectoire réelle de la souris, l’œuvre documente ce que fait le corps sous pression algorithmique. Ce que l’on voit : du flou — fragments d’interface, textes coupés, boutons, chiffres. Ce que l’on entend : pire encore. Des sons de notifications transformés en gongs de temple, un battement de cœur qui s’accélère à chaque scroll.
L’effet est claustrophobique. Saturation d’informations. Aucune respiration. Les images ne communiquent plus — elles s’accumulent. Le spectateur ressent le poids du FOMO non comme une idée, mais comme un tremblement somatique, traversé par la saturation visuelle.
FOMOUSE ne simule pas Internet. Il en restitue le coût physique : l’anxiété du manque, la montée puis la chute de dopamine, l’illusion de présence. Il n’y a pas de fin, pas de sommet. Seulement du mouvement. Seulement une angoisse. Vous ne naviguez pas. On est en train de naviguer en vous.
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Social infinite crawling, social notifications and Fomo (fear of missing out) may generate anxiety for most of social network addicts and a growing part of the population. Instead of awakening people to present instant like gongs, social notifications sounds are diverting them from reality. This video is generated with the exact motion of the area around my mouse while scrolling one of my social network.
FOMOUSE is a cartography of panic. Generated from the artist’s actual mouse trajectory during a compulsive scroll session on a social platform, the video documents what the body does under algorithmic pressure. What we see is blur—interface, text fragments, play buttons, numbers. What we hear is worse: notification sounds distorted into temple gongs, and a heartbeat that speeds up with every scroll.
The effect is claustrophobic. Information overload. No breath. The images no longer communicate—they accumulate. The viewer feels the weight of FOMO not as a concept, but as a somatic tremor, pulsing through visual saturation.
Rather than simulate the internet, FOMOUSE replicates its physical cost: the anxiety of missing out, the dopamine crash, the illusion of presence. There’s no end, no climax. Only motion. Only dread. You are not browsing. You are being browsed.
These are real antic statues shapes coming from a western european museum.
Drawing & graving on plexiglass – 30×20 cm
Ce diptyque suspendu interroge les structures invisibles qui traversent nos représentations du pouvoir et du genre, en recontextualisant deux fragments de statues antiques occidentales. À travers des postures ambiguës — l’une dans une gestuelle de domination tranquille, l’autre dans une inclinaison qui hésite entre soumission et séduction — Clear Shadows active la mémoire collective figée dans la pierre.
Ce ne sont plus seulement des sculptures : ce sont des archétypes patriarcaux réanimés, arrachés à leur vitrine muséale pour rejouer, en boucle, les mêmes chorégraphies sociales. Le fil des marionnettes, presque invisible, rappelle combien ces gestes sont codés, transmis, ritualisés — et rarement questionnés.
Dans sa version gravée, la transparence du Plexiglas ajoute une couche de duplicité : sous l’apparente légèreté plastique, le conditionnement s’affirme avec une précision froide. Le spectateur contemple une scène figée mais familière, oscillant entre beauté classique et critique contemporaine. Ce n’est pas du théâtre. C’est le rappel que l’histoire du regard et de la posture continue à nous manipuler.
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Two fragmented figures hang by strings, suspended like marionettes—but their postures and gestures evoke far more than theatrical play. One raises a drink with casual dominance; the other leans forward in ambiguous intent. These aren’t fictional puppets: they’re based on real antique statuary found in a Western European museum—fragments of history now reanimated in contemporary critique.
Clear Shadows exposes here the subtle dynamics of power, gendered gaze, and performance. The figures are statues, yes, but also archetypes: one seducing, one possessing. Their classical origin doesn’t exempt them from scrutiny—it makes their gestures all the more insidious. The marionette strings suggest we’re all still caught in inherited roles, repeated gestures, encoded rituals.
In its Plexiglas medium version, both rigid and transparent, reinforces the illusion: what looks like play is control. What looks like beauty is conditioning. We are the audience—but also the puppets.
Microscopic Lacrima x Coins shape x Rain / Tearsx Stars
Les réseaux sociaux génèrent d’immenses profits pour leurs propriétaires, mais bien souvent une profonde tristesse pour leurs utilisateurs. À la manière d’une spirale à la Modern Times, les « lacrima coins » tournent encore et encore, avant de revenir inlassablement à leur point de départ. Des études scientifiques ont montré que chaque larme observée au microscope possède une structure unique selon l’émotion qui l’a produite.
Quatre disques rotatifs — à première vue, des pièces antiques. Mais dans Lacrima Capital, il ne s’agit pas de monnaies impériales. Ce sont des larmes humaines vues au microscope, cristallisées et classées selon l’émotion qui les a façonnées : chagrin, colère, soulagement, impuissance.
Inspiré d’études scientifiques réelles révélant que chaque type de larme laisse une empreinte moléculaire distincte, Clear Shadows transforme ces résidus invisibles en jetons circulants — gravés de souffrance, mis en rotation comme des engrenages. Le mouvement mécanique est accompagné du son d’une pluie continue : non pas apaisante, mais orageuse, oppressante.
Ces « pièces-larmes » incarnent la manière dont les réseaux sociaux capitalisent les émotions : le chagrin devient signal, la vulnérabilité devient produit, chaque larme un point de données dans une spirale monétisée.
Le système boucle. Les roues tournent. La tristesse alimente la machine.
Et quelque part, quelqu’un s’enrichit à chaque fois que nous « pleurons ».
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Social networks generate a lot of cash for their owners, but most of the time a lot of sadness for their users. Like a kind of Modern Times spiral, the lacrima coins are turning around and around, before coming back to the same departure position. Scientific studies observed that each microscopic view of a lacrima has specific forms depending on the cause of the tears.
Four rotating discs—at first glance, ancient coins. But in Lacrima Capital, these aren’t currencies of empire. They are microscopic views of human tears, crystallized and categorized by the emotions that shaped them: grief, rage, relief, helplessness.
Inspired by real scientific studies revealing that each type of tear leaves a distinct molecular imprint, Clear Shadows transforms these invisible residues into circulating tokens—engraved with suffering, spun like gears. The mechanical rotation is accompanied by the sound of rainfall, evoking not comfort but a storm of exploitation.
These “lacrima coins” echo the capitalization of emotion by social networks: sorrow becomes signal, vulnerability becomes product, every tear a data point in a monetized spiral. The system loops. The wheels turn. The sadness feeds the machine.
And somewhere, someone gets richer every time we « cry ».
Cette sculpture lumineuse transforme des formes réelles de statues antiques, issues d’un musée d’Europe occidentale, en silhouettes suspendues, presque fantomatiques. Les corps ne reposent plus sur un socle de pierre, ils flottent dans une plaque transparente, réduits à des lignes blanches, comme des traces, des scans, des présences extraites de l’histoire. Les fils qui les retiennent déplacent immédiatement la lecture : ces figures ne sont plus seulement des fragments du passé, mais des corps manipulés, maintenus, activés par une force extérieure. L’Antiquité, souvent regardée comme un réservoir de beauté, d’équilibre et d’autorité culturelle, devient ici un théâtre de dépendance. Les postures héroïques, les gestes nobles, les attitudes codifiées perdent leur autonomie. Elles semblent rejouées, déplacées, presque instrumentalisées. La lumière LED donne à ces formes anciennes une froideur contemporaine : elles ne sont plus des statues, mais des données visuelles, des modèles, des rôles disponibles, recyclés par le regard moderne. La sculpture interroge ainsi la manière dont les images du passé continuent de nous gouverner : canons du corps, figures du pouvoir, gestes de domination, poses de séduction ou de prestige. En les suspendant comme des marionnettes, l’image montre que l’héritage culturel n’est jamais neutre. Il agit encore, mais sous contrôle, à travers des fils devenus aujourd’hui esthétiques, numériques, sociaux et algorithmiques.These are real antic statues shapes coming from a western european museum
Mobile notification x Artist hands while scrolling x Flash Lights
Ce glouton est une vidéo miroir de mes propres mains en train de scroller indéfiniment les fils d’actualité des réseaux sociaux. Récompenses sociales, murs infinis, notifications : ces mécanismes, inventés par les concepteurs des plateformes, sont les outils les plus efficaces pour capter la bande passante mentale et maintenir les utilisateurs captifs — générant ainsi des profits colossaux.
Le monstre ne dort jamais très longtemps. Il s’éveille dès que les notifications s’emballent.
Comme une entité vorace, The Glutton se nourrit du geste répétitif, de la tension musculaire, de la dépendance gestuelle. Ce n’est pas l’écran qui est filmé, mais ce qu’il fait au corps — aux mains qui glissent, se crispent, cliquent sans fin. La vidéo reflète moins une activité que sa ritualisation : un automatisme sans contenu, une chorégraphie imposée par l’économie de l’attention.
Ce glouton, c’est le miroir de notre fatigue numérique. Et il grossit à chaque scroll.
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This glutton is a mirroring video of my hands while scrolling indefinitely social networks walls. Social rewards, infinite walls and notifications, invented by social networks creators are the best ways to capture brain bandwith and keep people glued to their services and thus generate cash massively. Like a monster this glutton awakes once notifications accelerate.
Magnetic motion x dancing antic statues x brownian motion x disk sound
Ces marionnettes métalliques suspendues s’inspirent des statues antiques et sont animées par des aimants, produisant un mouvement de rotation chaotique et aléatoire. Leur agitation mécanique, imprévisible, crée une chorégraphie de proximité sans contact.
À l’image des réseaux sociaux, ces figures interagissent à distance : elles s’approchent, s’influencent, s’observent — mais ne se touchent jamais. Chacune reste enfermée dans son axe, comme dans une bulle algorithmique.
L’œuvre met en scène l’illusion de lien : une société de silhouettes agitées, connectées sans intimité, actives sans ancrage. Le mouvement est continu, mais stérile. Comme si le chaos social était devenu une fonctionnalité.
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These hanged metallic puppets are inspired from antic statues and are animated thanks to magnets, thus creating a chaotic random rotation motion. Like for social networks, puppets have distant interactions and can not touch each others.
Dopamine is the key substance that the psychologists & user experience leaders employed by Techs Companies, try to generate is our social network users bodies. A shot of Dopamine may be secreted each time social rewards are activated
Deep diving x mobile notification x Gun shot x Flash lights
Les notifications mobiles peuvent rendre fous, anxieux, dépressifs… Les individus y cherchent des récompenses sociales, des connexions, un signe qu’ils existent aux yeux des autres — mais restent souvent désespérément seuls face à leur écran.
Dans cette œuvre, des bulles d’air isolées flottent aléatoirement vers la surface, comme autant d’attentes suspendues. À chaque explosion de notification, une bulle éclate : fragile, fugace, inaudible… jusqu’à ce que le rythme s’emballe.
Plus la scène plonge, plus les notifications s’accélèrent, jusqu’à ce que leur son se métamorphose en détonation sèche — un coup de feu. Ce crescendo sonore marque la bascule : la recherche de lien se retourne en violence, la connexion promise devient attaque.
Ce n’est plus une interface. C’est un espace de tension. Et chaque ping est une pression de plus dans la chambre close de la solitude numérique.
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Mobile notifications may make people crazy, anxious, depressed…they are seeking for social rewards and connections but often remain desesperatly alone in front of their screens. Isolated air bubbles are floating randomly towards surface once mobile notifications burst. Whereas the scene is diving deeper and deeper, notifications accelerate till transforming their sound into a gun shot.