The hand

Un homme blanc se dresse dans un bocal transparent, les pieds déjà happés par le sable du Sahara. Son corps puissant, presque athlétique, évoque la perfection idéale de la statuaire grecque. Pourtant, la matière se fissure. L’argile craquelle, se fragilise, menace de céder. Une main tombe, comme le fragment détaché d’une sculpture antique. Le blanc efface toute identité et transforme le corps en figure anonyme. L’homme semble fort, mais cette force ne lui offre aucune échappatoire. Enfermé comme dans un aquarium, il pousse contre une paroi invisible. Ses bras écartés deviennent autant un geste de résistance qu’un aveu d’impuissance. Sous lui, le sable absorbe progressivement ses jambes. Plus il lutte, plus il semble s’enfoncer. Le récipient protège autant qu’il emprisonne. Aucun extérieur ne vient répondre à son effort. Seul dans son bocal, le corps héroïque devient vulnérable. L’œuvre met en tension puissance et fragilité, résistance et enfermement, idéal du corps et lente disparition.

Demande de tarif / Price inquiry

Plus de publications