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Serie : MyLife

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Bodies Engraving Green & Nature Photo Serie : Social Networks Tech for good

Bride in the clouds

Bride – Provence sky x brownian motion

Cette image naît d’une chevelure gravée dans le plexiglass. Les sillons, tracés avec précision, laissent passer la lumière et captent le ciel. La matière transparente devient surface d’inscription et de diffusion. Suspendue devant le bleu de Provence, la figure s’élève et se dissout dans les nuages. La chevelure est réseau. Elle n’est plus attribut, elle est système. Chaque filament évoque une connexion, une notification, un flux continu. Rien n’est stable. Les lignes se frôlent, se croisent, se dispersent. Elles semblent animées d’un mouvement brownien, agitation microscopique, imprévisible, permanente. Une vibration sans centre, sans repos. La mariée n’a pas de visage. Elle n’a pas de corps. Elle est pure propagation. Dissoute dans le cloud, elle devient donnée flottante, identité fragmentée, présence sans incarnation. Le ciel n’est plus paysage, il est infrastructure invisible. Les nuages ne sont plus météorologiques, ils sont stockage, circulation, mémoire externalisée. Le plexiglass agit comme interface. Il sépare et relie. Il laisse voir et filtre. L’image dépend de la lumière réelle, du déplacement du regardeur, des variations du ciel. Rien n’est fixe. L’œuvre vit par interférence avec l’environnement, comme un flux numérique dépend de ses serveurs, de ses algorithmes, de ses réseaux. Bride in the clouds met en tension deux régimes. La pureté supposée de la mariée, symbole de promesse, et l’instabilité incessante des flux sociaux. Sous l’apparente légèreté du ciel provençal, l’agitation ne cesse jamais. Une beauté diffuse, presque éthérée, masque une turbulence continue. Cette image interroge l’automatisation silencieuse de nos existences et la dilution des corps dans des architectures invisibles. Ici, la mariée ne s’unit pas à un autre, elle s’unit au réseau. Elle épouse le mouvement perpétuel.

Photo 30 x 20

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Green & Nature Serie : Nature made this Serie : Social Networks

Love & hate

#Nature made this

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Bodies Sciences Serie : Social Networks Tech for good

3 brides

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Bodies Installation Photo Sculpture Serie : Screens Serie : Social Networks Tech for good

Baby don’t cry

Hair x sorrow x brownian motion x bride

Iron sculpture 50 x 30 x 30 cm

Une cascade de fils métalliques, emmêlés et denses, flotte comme une tresse fantôme dans le vide. La forme évoque une tête penchée, accablée, voilée par son propre poids — à la fois absente et présente. Avoir de beaux cheveux est crucial, se comparer aux autres est devenu normal.

Entièrement façonnée en fer, la sculpture reflète la lourdeur du chagrin numérique. Les cheveux, symbole de vitalité et d’expression de soi, deviennent ici un linceul inerte — rigide, enraciné dans la peine. Son enchevêtrement chaotique rappelle une trajectoire brownienne : sans direction, nerveuse, incontrôlable — comme les spirales émotionnelles provoquées par l’usage des réseaux sociaux.

Cette pièce donne un poids visuel à ce que les plateformes s’efforcent de dissimuler : la tristesse post-consultation ressentie par une génération. Une tristesse reconnue, puis étouffée par ceux qui en tirent profit.

Ce n’est pas un portrait, mais une conséquence.
Pas une tête, mais un vide.

A cascade of metallic threads, tangled and dense, floats like a phantom braid in the void. The form evokes a head bowed, overwhelmed, veiled in its own weight—both absent and present. Having nice hair is crucial, comparison to others is normal.

Crafted entirely of iron, the sculpture echoes the heaviness of digital grief. The hair, symbol of vitality and self-expression, is here reduced to a lifeless shroud—rigid, rooted in sorrow. Its chaotic weave mirrors a Brownian path: directionless, nervous, impossible to control—just like the emotional spirals provoked by social media use.

This piece gives visual weight to what platforms work hard to hide: the post-consultation sadness felt by a generation. A sadness acknowledged, then buried by those who benefit most.

It’s not a portrait, but a consequence. Not a head, but a void.

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Automation Bodies Featured Installation Sciences Serie : Big Corps Serie : Inner Chemistry Serie : Screens Serie : Social Networks Tech for good Video

The anxiety machine

Social rewards x Dopamine shot x Hatred x Notification x Nomophobia

This is a 2 min. compilation of 5 other videos.

The Anxiety Machine condense en deux minutes toute l’architecture émotionnelle de la vie numérique contemporaine. Composée de cinq séquences vidéo étroitement chorégraphiées, l’œuvre suit un crescendo affectif — de la validation à l’effondrement — cartographié à travers les boucles de rétroaction sociale.

« You did a great job » : des larmes tombent doucement tandis que s’affichent des félicitations — simulant l’éclat creux de l’approbation sociale.
« Dopamine Shot » : particules tourbillonnantes et mouvements browniens suggèrent l’excitation chimique, les cycles de récompense manipulés.
« I hate you » : orages, éclairs, déclarations de haine violentes marquent le basculement du plaisir vers l’agression numérique.
« Notification/Gunshot » : des bulles éclatent avec la violence de notifications devenues armes — likes et commentaires se transforment en attaques.
« Anxious Breathing » : l’écran se couvre de buée, la respiration se condense, une silhouette monstrueuse consume silencieusement la présence — à la fois dans et hors de l’écran.

Cette œuvre n’est pas une simple séquence : c’est un système. Une machine de rétroaction alimentée par la peur de l’absence, le besoin d’approbation, le rejet, et la surcharge. The Anxiety Machine révèle comment les plateformes transforment l’attention en névrose, et comment le moi se fragmente sous le poids de l’attente, de l’immédiateté et de la violence invisible.

Ce n’est pas seulement une critique des réseaux sociaux.
C’est une mise en lumière de ce qu’ils font à notre chimie intérieure.

This overall processing and vicious circle may lead to mass anxiety

The Anxiety Machine condenses in two minutes the complete emotional architecture of modern digital life. Constructed from five tightly choreographed video segments, the piece follows a crescendo of affect—from validation to collapse—mapped through social feedback loops.

  1. « You did a great job »: tears fall gently as congratulatory words flash—simulating the hollow glow of social affirmation.
  2. « Dopamine Shot »: swirling particles and Brownian motion suggest chemical excitation, manipulated reward cycles.
  3. « I hate you »: storms, flashes, and violent declarations of hate punctuate a shift from pleasure to digital aggression.
  4. « Notification/Gunshot »: bubbles explode with the sharpness of alerts turning into weapons—likes and comments become assaults.
  5. « Anxious Breathing »: the screen fogs, breath condenses, and a monstrous figure silently consumes presence—simultaneously inside and outside the screen.

This work is not merely a sequence; it is a system. A feedback machine fueled by fear of absence, approval, rejection, and overload. The Anxiety Machine exposes how platforms convert attention into neurosis, and how the self fragments under the weight of expectation, immediacy, and invisible violence.

It is not just about social networks. It is about what they are doing to our chemistry.

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Engraving Installation Serie : Big Corps Serie : Ego Serie : Social Networks Tech for good

Lords of kingdom

Engraving x Tech leaders x Rushmore mount

Four ghostlike silhouettes emerge from a translucent surface, bathed in an electric blue glow. These are not just any faces—they resemble tech leaders elevated to divine status, an updated Mount Rushmore carved not in stone but in light and circuitry.

Stripped of texture, emotion, and depth, the engravings reveal the abstraction of power in the digital age. Their smiles are algorithmic, their gaze vacant—yet their influence is ubiquitous. Framed like icons, they preside over a kingdom not built on land, but on data, platforms, and control over time and attention.

This piece subtly dissects the mythologisation of technology’s elite. Beneath the polished lines lies an uncomfortable question: who writes the code that writes the world—and at what cost?

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Automation Bodies Engraving Installation Serie : Puppets Serie : Social Networks Tech for good

Puppets

Engraving on Plexiglas + Blue Led light

Two figures suspended, motionless yet exposed—one with a glass in hand, the other reaching out, crowned. Both are bound by strings, manipulated from above, their autonomy only an illusion. The scene evokes antiquity through their posture and attire, yet it is contemporary in essence. These are not classical archetypes, but social roles—power, seduction, dominance, influence—stripped of context and agency.

The threads that bind are neither visible mechanisms nor metaphorical abstractions—they are the digital, cultural, and algorithmic forces pulling at modern identity. Under the sterile glow of LED, these glowing silhouettes reveal how roles are performed more than inhabited. Whether on a screen or a stage, both are played.

This exact precise scene can be found in a museum, with the two characters in this exact position

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Bodies Engraving Installation Serie : Social Networks Tech for good

The Bride II

Hair x Brownian motion x Sorrow

Led light engraving on plexiglass – 30 x 40 cm

Une masse spectrale de lignes en cascade évoque une crinière lumineuse — dense, indomptable, presque céleste. Mais cette chevelure n’a pas de visage. Sa brillance est anonyme, sa perfection désincarnée. Elle s’élève comme de la fumée ou une charge électrostatique, une poussée brownienne d’angoisses invisibles.

Ici, la beauté n’est pas un choix, mais une pression. Une apparition digitale sculptée par les attentes du flux. Dans cette œuvre, la féminité monumentale devient spectrale — une silhouette conçue pour être regardée, pas pour exister. Le bruit visuel vibre doucement à chaque like silencieux, à chaque scroll.

Le résultat n’est pas la sérénité, mais le tremblement.

La mise en lumière de la gravure résonne tel un flash, tels les feux de la rampe

A ghostly mass of cascading lines evokes a glowing mane—dense, unruly, almost celestial. But this hair has no face. Its brilliance is anonymous, its perfection disembodied. It floats upward like smoke or static electricity, a Brownian surge of invisible anxieties.

Here, beauty is pressure, not choice. A digital apparition sculpted by the expectations of the feed. In this piece, the monumental femininity becomes spectral—a silhouette built for gazes, not for grounding. The visual noise vibrates softly with every silent like, every scroll. The result is not serenity, but tremor. Beneath the sheen lies exhaustion.

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Bodies Engraving Featured Installation Serie : Social Networks Tech for good

The Bride

Light engraving with blue Led – 30*20 cm

Une cascade de filaments lumineux, suspendue dans un cadre de silence. Ce n’est pas un voile — c’est un torrent capillaire, fluide selon une logique brownienne, encodé dans la lumière. The Bride reste immobile, sans visage, définie uniquement par sa présence intangible. Son identité est perdue, son mouvement simulé. Son chagrin, en revanche, est bien réel.

L’œuvre évoque le cercle vicieux entre apparence et réseaux sociaux. La chevelure devient donnée — filtrée, façonnée, jugée. Une métaphore visuelle de la féminité numérique, de la comparaison constante et de la perte de soi. La lumière bleue n’a rien de paisible : c’est la lueur froide d’un écran, la nuit.

The Bride est à la fois intime et systémique. Derrière la douceur se cache une donnée brutale : 38 % des adolescentes se sentent plus mal dans leur peau après avoir été exposées à Instagram. Ce n’est pas juste de la lumière. C’est une érosion émotionnelle, une tristesse éditée, un dommage numérique — rendu silencieusement beau.

A cascade of luminous filaments, suspended in a frame of silence. This is no veil—it’s a hair-like torrent, flowing in Brownian randomness, encoded in light. The Bride stands still, faceless, defined only by her intangible presence. Her identity is lost, her movement simulated. Her sorrow, however, is very real.

The work evokes the troubling feedback loop of social media and appearance. Hair becomes data—filtered, shaped, judged. A visual metaphor for digital femininity, comparison, and loss of self. The blue light isn’t serene; it’s the cold glow of a screen at night.

The Bride is both intimate and systemic. Behind the softness lies a hard statistic: 38% of teenage girls feel worse about themselves after being exposed to Instagram. This isn’t just light. It’s emotional erosion, curated sadness, and digital damage—made quietly beautiful.

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I like you

Tear drops & rain x Main social rewards x Flash lights

Des gouttes de pluie tombent comme des larmes, éparses mais synchronisées, tandis que des flashs d’appareil photo éclatent sur l’écran — n’éclairant rien d’autre qu’un instant d’approbation éphémère.
I Like You met en scène la chorégraphie de la validation sociale : une tempête numérique où les louanges ne pleuvent pas pour nourrir, mais pour asservir.

Une voix synthétique récite en boucle des compliments algorithmiques : « Tu es incroyable », « Tellement fier·e de toi », « Magnifique » — fragments d’affirmation publique conçus pour déclencher des décharges de dopamine. Cette affection manufacturée reflète les mécanismes de l’engagement sur les réseaux sociaux, où la flatterie devient feedback, et le feedback devient monnaie.

Sous cette tempête scintillante, une vérité plus sombre affleure : des études montrent qu’un tiers des adolescents se sentent plus mal après avoir consulté leurs flux. Le flash aveugle. Les larmes tombent. Et dans ce silence surexposé, l’utilisateur se noie — en souriant.

Ce n’est pas de la pluie.
C’est une récompense.

La course sans recul au like.
Et elle tombe toujours vers le bas.

Social reward is one of the main engine propulsing social networks growth. People addiction also come from the dopamine shot they receive when they are publicly congratulated. Some social studies, ignored by social network owners, show that around one tier of teenagers may feel depressed having checked their social network flows.

Raindrops fall like tears, scattered and synchronized, while camera flashes erupt across the screen—illuminating nothing but fleeting approval. I Like You stages the choreography of social validation: a digital storm where praise rains down, not to nourish, but to addict.

A synthetic voice recites a loop of algorithmic compliments: “You’re amazing,” “So proud of you,” “You look stunning,”—fragments of public affirmation designed to feed dopamine spikes. This manufactured affection echoes the mechanisms behind social media engagement, where flattery becomes feedback, and feedback becomes currency.

Beneath the glittering storm, a darker reality emerges: studies show that one third of teens feel worse after scrolling. The flash blinds. The tears fall. And in this hyperexposed silence, the user drowns—smiling.

This is not rain. It’s reward. And it always falls down.

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Automation Featured Serie : Screens Serie : Social Networks Tech for good Video

FOMOuse

Social network scrolling x notifications x anxiety breath 

Video

Le scroll infini, les notifications sociales et le FOMO (fear of missing out) génèrent de l’anxiété chez la majorité des accros aux réseaux sociaux — et désormais chez une part croissante de la population. Au lieu d’éveiller à l’instant présent, les sons de notification détournent l’attention de la réalité. Cette vidéo a été générée à partir du mouvement réel de la souris de l’artiste pendant une session compulsive sur une plateforme sociale.

FOMOUSE est une cartographie de la panique. Conçue à partir de la trajectoire réelle de la souris, l’œuvre documente ce que fait le corps sous pression algorithmique. Ce que l’on voit : du flou — fragments d’interface, textes coupés, boutons, chiffres. Ce que l’on entend : pire encore. Des sons de notifications transformés en gongs de temple, un battement de cœur qui s’accélère à chaque scroll.

L’effet est claustrophobique. Saturation d’informations. Aucune respiration. Les images ne communiquent plus — elles s’accumulent. Le spectateur ressent le poids du FOMO non comme une idée, mais comme un tremblement somatique, traversé par la saturation visuelle.

FOMOUSE ne simule pas Internet. Il en restitue le coût physique : l’anxiété du manque, la montée puis la chute de dopamine, l’illusion de présence.
Il n’y a pas de fin, pas de sommet.
Seulement du mouvement.
Seulement une angoisse.
Vous ne naviguez pas.
On est en train de naviguer en vous.

Social infinite crawling, social notifications and Fomo (fear of missing out) may generate anxiety for most of social network addicts and a growing part of the population. Instead of awakening people to present instant like gongs, social notifications sounds are diverting them from reality. This video is generated with the exact motion of the area around my mouse while scrolling one of my social network.

FOMOUSE is a cartography of panic. Generated from the artist’s actual mouse trajectory during a compulsive scroll session on a social platform, the video documents what the body does under algorithmic pressure. What we see is blur—interface, text fragments, play buttons, numbers. What we hear is worse: notification sounds distorted into temple gongs, and a heartbeat that speeds up with every scroll.

The effect is claustrophobic. Information overload. No breath. The images no longer communicate—they accumulate. The viewer feels the weight of FOMO not as a concept, but as a somatic tremor, pulsing through visual saturation.

Rather than simulate the internet, FOMOUSE replicates its physical cost: the anxiety of missing out, the dopamine crash, the illusion of presence. There’s no end, no climax. Only motion. Only dread.
You are not browsing. You are being browsed.

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Automation Featured Sciences Serie : Big Corps Serie : Inner Chemistry Serie : Social Networks Video

Lacrima Rea

Microscopic Lacrima x Coins shape x Rain / Tears x Stars

Les réseaux sociaux génèrent d’immenses profits pour leurs propriétaires, mais bien souvent une profonde tristesse pour leurs utilisateurs. À la manière d’une spirale à la Modern Times, les « lacrima coins » tournent encore et encore, avant de revenir inlassablement à leur point de départ. Des études scientifiques ont montré que chaque larme observée au microscope possède une structure unique selon l’émotion qui l’a produite.

Quatre disques rotatifs — à première vue, des pièces antiques. Mais dans Lacrima Capital, il ne s’agit pas de monnaies impériales. Ce sont des larmes humaines vues au microscope, cristallisées et classées selon l’émotion qui les a façonnées : chagrin, colère, soulagement, impuissance.

Inspiré d’études scientifiques réelles révélant que chaque type de larme laisse une empreinte moléculaire distincte, Clear Shadows transforme ces résidus invisibles en jetons circulants — gravés de souffrance, mis en rotation comme des engrenages. Le mouvement mécanique est accompagné du son d’une pluie continue : non pas apaisante, mais orageuse, oppressante.

Ces « pièces-larmes » incarnent la manière dont les réseaux sociaux capitalisent les émotions : le chagrin devient signal, la vulnérabilité devient produit, chaque larme un point de données dans une spirale monétisée.

Le système boucle. Les roues tournent.
La tristesse alimente la machine.

Et quelque part, quelqu’un s’enrichit à chaque fois que nous « pleurons ».

Social networks generate a lot of cash for their owners, but most of the time a lot of sadness for their users. Like a kind of Modern Times spiral, the lacrima coins are turning around and around, before coming back to the same departure position. Scientific studies observed that each microscopic view of a lacrima has specific forms depending on the cause of the tears.

Four rotating discs—at first glance, ancient coins. But in Lacrima Capital, these aren’t currencies of empire. They are microscopic views of human tears, crystallized and categorized by the emotions that shaped them: grief, rage, relief, helplessness.

Inspired by real scientific studies revealing that each type of tear leaves a distinct molecular imprint, Clear Shadows transforms these invisible residues into circulating tokens—engraved with suffering, spun like gears. The mechanical rotation is accompanied by the sound of rainfall, evoking not comfort but a storm of exploitation.

These “lacrima coins” echo the capitalization of emotion by social networks: sorrow becomes signal, vulnerability becomes product, every tear a data point in a monetized spiral.
The system loops. The wheels turn. The sadness feeds the machine.

And somewhere, someone gets richer every time we « cry ».

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Gluetton

Mobile notification x Artist hands while scrolling x Flash Lights

Ce glouton est une vidéo miroir de mes propres mains en train de scroller indéfiniment les fils d’actualité des réseaux sociaux. Récompenses sociales, murs infinis, notifications : ces mécanismes, inventés par les concepteurs des plateformes, sont les outils les plus efficaces pour capter la bande passante mentale et maintenir les utilisateurs captifs — générant ainsi des profits colossaux.

Le monstre ne dort jamais très longtemps.
Il s’éveille dès que les notifications s’emballent.

Comme une entité vorace, The Glutton se nourrit du geste répétitif, de la tension musculaire, de la dépendance gestuelle. Ce n’est pas l’écran qui est filmé, mais ce qu’il fait au corps — aux mains qui glissent, se crispent, cliquent sans fin.
La vidéo reflète moins une activité que sa ritualisation : un automatisme sans contenu, une chorégraphie imposée par l’économie de l’attention.

Ce glouton, c’est le miroir de notre fatigue numérique.
Et il grossit à chaque scroll.

This glutton is a mirroring video of my hands while scrolling indefinitely social networks walls. Social rewards, infinite walls and notifications, invented by social networks creators are the best ways to capture brain bandwith and keep people glued to their services and thus generate cash massively. Like a monster this glutton awakes once notifications accelerate.

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Automation Bodies Installation Sculpture Serie : Puppets Serie : Social Networks Video

Puppets

Magnetic motion x dancing antic statues x brownian motion x disk sound

Ces marionnettes métalliques suspendues s’inspirent des statues antiques et sont animées par des aimants, produisant un mouvement de rotation chaotique et aléatoire. Leur agitation mécanique, imprévisible, crée une chorégraphie de proximité sans contact.

À l’image des réseaux sociaux, ces figures interagissent à distance : elles s’approchent, s’influencent, s’observent — mais ne se touchent jamais. Chacune reste enfermée dans son axe, comme dans une bulle algorithmique.

L’œuvre met en scène l’illusion de lien : une société de silhouettes agitées, connectées sans intimité, actives sans ancrage.
Le mouvement est continu, mais stérile.
Comme si le chaos social était devenu une fonctionnalité.

These hanged metallic puppets are inspired from antic statues and are animated thanks to magnets, thus creating a chaotic random rotation motion. Like for social networks, puppets have distant interactions and can not touch each others.

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Serie : Social Networks Tech for good Video

Twalks

Strangers walks on several surfaces x Brownian motion

This video is inspired by the anonymity found in social networks and loneliness, where each element from this real brownian motion is vibrating but do not move from its original place, without interaction with each others

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Bubbles

Deep diving x mobile notification x Gun shot x Flash lights

Les notifications mobiles peuvent rendre fous, anxieux, dépressifs… Les individus y cherchent des récompenses sociales, des connexions, un signe qu’ils existent aux yeux des autres — mais restent souvent désespérément seuls face à leur écran.

Dans cette œuvre, des bulles d’air isolées flottent aléatoirement vers la surface, comme autant d’attentes suspendues. À chaque explosion de notification, une bulle éclate : fragile, fugace, inaudible… jusqu’à ce que le rythme s’emballe.

Plus la scène plonge, plus les notifications s’accélèrent, jusqu’à ce que leur son se métamorphose en détonation sèche — un coup de feu. Ce crescendo sonore marque la bascule : la recherche de lien se retourne en violence, la connexion promise devient attaque.

Ce n’est plus une interface.
C’est un espace de tension.
Et chaque ping est une pression de plus dans la chambre close de la solitude numérique.


Mobile notifications may make people crazy, anxious, depressed…they are seeking for social rewards and connections but often remain desesperatly alone in front of their screens. Isolated air bubbles are floating randomly towards surface once mobile notifications burst. Whereas the scene is diving deeper and deeper, notifications accelerate till transforming their sound into a gun shot.

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I hate you

Main hatred sentences x storm x synthetic voice

Les réseaux sociaux sont aujourd’hui l’un des principaux terrains d’expression de la haine — souvent sous couvert d’anonymat. Ils permettent aux haters de se répandre sans filtre, sans conséquences immédiates, dans un espace conçu pour maximiser la diffusion, pas la responsabilité.

Insultes, menaces, harcèlement, diffamation : cette haine en ligne engendre des conséquences bien réelles — maladies psychiques, dépressions, suicides, ruptures, violences, radicalisations. Ce qui hier aurait été contenu dans des cercles privés ou désamorcé par la distance, devient aujourd’hui viral, amplifié par les algorithmes et la logique du buzz.

La haine ne naît pas des réseaux sociaux.
Mais elle s’y propage comme un incendie dans une structure prévue pour brûler vite.

Les plateformes ne sont pas neutres : elles facilitent, amplifient, monétisent cette violence émotionnelle.
Ce ne sont pas seulement des outils. Ce sont des accélérateurs de catastrophe sociale.
Et chaque commentaire haineux partagé, chaque « like » sous un contenu toxique, alimente une machine qui transforme la douleur humaine en flux.

Social networks are one of the main places where haters can express themselves, often anonimously, causing sickness, depressions, suicides, conflicts,…Hatred spread rapidly, creating social disasters and may not have occured without social networks as facilitators.

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Bodies Featured Serie : Social Networks Tech for good

The Bride

One tier of teenagers may feel depressed after having checked their favorite social network which is just the perfect place for perfect people sometimes with perfect hairs. This hairy bride is also echoing and inspired by a real brownian motion where particules are colliding randomly.

Drawing & engraving on plexiglass – 30×20 cm

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Rain is coming from the clouds

Rain on my windows x Tears x Data

Drawing – 30×20 cm

À première vue, Rain is coming from the clouds semble représenter une scène naturelle banale : de la pluie tombant en rideaux verticaux, issue d’un motif nuageux. Mais en regardant attentivement, cette pluie se décompose en trois strates visuelles :

  • en haut, des traits verticaux denses, synthétiques, froids, sans variation — plus proches d’un flux de données que d’un phénomène météorologique
  • au centre, une trame faite de signes, fragments, pseudo-caractères — évoquant des scripts informatiques, du bruit visuel, ou encore des lignes de code corrompues
  • en bas, une constellation de points isolés, comme des gouttes standardisées, uniformes, sans trajectoire propre

Ce n’est pas de la pluie, c’est une chute programmée. Le nuage n’est pas météorologique, il est numérique. Ce qui tombe n’est pas de l’eau, mais des flux d’information, des protocoles, des impulsions — et ce qui est mouillé, ce n’est pas le sol, mais la perception.

Le titre, volontairement plat et descriptif (Rain is coming from the clouds), devient ironique dans le contexte numérique actuel : dans l’imaginaire contemporain, le « cloud » n’est plus céleste, mais informatique. Il ne fait pas pleuvoir de l’eau, mais des données — des notifications, des fragments de mémoire, des traces de soi.