Le râteau

À gauche, un monticule de terre accueille quelques fleurs sauvages, fragiles et colorées. Au centre, une grande plaque de verre se dresse verticalement, fixée au sol. À droite, des pavés parisiens sont disposés en petits groupes, certains isolés, d’autres empilés. L’un d’eux a été projeté contre la vitre, laissant un impact étoilé et des fissures qui rayonnent dans le verre. Trois matières se confrontent : la terre, le verre et la pierre. Trois états du monde : le vivant, la transparence et la brutalité. Le pavé, objet ordinaire de la ville, devient instrument de rupture. La vitre, frontière invisible, révèle soudain sa présence par sa blessure. De l’autre côté, les fleurs poursuivent silencieusement leur croissance. L’installation convoque l’imaginaire des barricades, des révoltes et des espaces à conquérir. Elle interroge la violence comme moyen de franchir les frontières et de transformer l’ordre établi. Mais aussi la fragilité de ce que nous cherchons à protéger ou à atteindre. La beauté du vivant contraste avec la rudesse des matériaux urbains. Le geste de destruction semble suspendu entre promesse de libération et menace.

Demande de tarif / Price inquiry

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