
Cet arbre recomposé est constitué de broyats provenant d’arbres du 17e arrondissement de Paris. La matière a été récupérée avant son enlèvement par les services de la Ville. Branches, feuilles, écorces et résidus végétaux ont été fragmentés puis conservés. L’arbre n’existe plus sous sa forme initiale. Il subsiste à travers les déchets produits par sa disparition. Ces fragments sont ensuite suspendus dans l’espace. Ils recomposent progressivement la silhouette générale d’un arbre. L’ensemble est contenu dans un volume cubique . La forme apparaît sans tronc continu ni branches réelles. Elle tient uniquement par l’accumulation et la dispersion de ses propres restes. Le vide devient ainsi une partie essentielle de la sculpture. L’œuvre se situe entre disparition et reconstruction. Elle transforme un rebut destiné à être évacué en matière de représentation. L’arbre devient à la fois son propre souvenir, son propre matériau et son propre fantôme. Ce qui devait disparaître retrouve temporairement une présence dans l’espace.